INSTITUTIONNEL : Bilan de la saison d’été des colonies de vacances 2026
Les colonies de vacances : une expérience qui permet de faire société.
À l’occasion d’un déplacement ce mercredi 26 août au centre de vacances Les Fauvettes à Neauphle-le-Vieux, Marina FERRARI, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, a dressé le bilan de la saison estivale 2026 des colonies de vacances et rappelé l’engagement de l’État pour permettre au plus grand nombre d’enfants et de jeunes de partir en vacances dans des conditions à la fois sécurisées, accessibles et propices à l’épanouissement. Ce déplacement a permis de faire le point sur les dispositifs d’aide au départ, sur le contrôle et la sécurité des accueils collectifs de mineurs, ainsi que sur les enjeux de reconnaissance de l’engagement des animateurs.
Les colonies de vacances sont un temps privilégié de découverte, d’autonomie, de mixité et d’apprentissage de la vie collective. Elles permettent de faire société, en donnant à des enfants qui ne se connaissent pas l’occasion de vivre ensemble, de découvrir de nouvelles activités et de développer leur autonomie.
Alors que 40 % des enfants de 11 ans n’étaient pas partis en vacances en 2024, les accueils collectifs de mineurs constituent un levier essentiel pour lutter contre les inégalités d’accès aux vacances.
En 2024, 47 000 séjours ont permis à 1,3 million d’enfants et de jeunes de partir en vacances dans le cadre de colonies et séjours collectifs.
« Les colonies de vacances permettent de faire société. Elles offrent aux enfants un temps de découverte, d’émancipation et d’apprentissage de la vie collective. La responsabilité de la puissance publique est de faire en sorte que chaque enfant puisse en bénéficier, quelles que soient les ressources de sa famille, tout en garantissant un haut niveau de sécurité et de qualité éducative » Marina FERRARI, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative.
L’État soutient les familles pour permettre à davantage d’enfants de partir
L’État poursuit son engagement pour rendre les colonies de vacances plus accessibles financièrement aux familles.
Les Aides Vacances Enfants (AVE) renforcées
En 2026, le dispositif Aides Vacances Enfants (AVE) a été renforcé de 20 millions d’euros, portant son budget à 38 millions d’euros, à la suite de la suppression du dispositif des « Colos apprenantes ».
L’élargissement des critères permet désormais à 4 millions d’enfants d’être éligibles en 2026, soit une hausse de 35 % par rapport à 2025.
Le déploiement du dispositif a également été élargi pour en faire un dispositif national avec un socle commun : 100 % des CAF adhèrent désormais à VACAF pour l’AVE, contre 70 % en 2025.
À fin août 2026, 29,2 millions d’euros ont été consommés, soit 77 % de l’enveloppe disponible. Près de 100 000 enfants en sont bénéficiaires, soit une hausse de 44 % par rapport à 2025.
Le dispositif sera renouvelé en 2027, avec une réflexion engagée sur l’évolution des critères afin de maximiser la consommation budgétaire et d’accompagner la montée en puissance des 33 nouvelles CAF ayant rejoint le dispositif en 2026.
Les aides restent mobilisables pour les familles souhaitant organiser le départ de leurs enfants lors des prochaines vacances scolaires, notamment à l’occasion des vacances de la Toussaint.
Le Pass Colo poursuit sa montée en puissance
Le Pass Colo permet aux enfants de 11 ans de bénéficier d’une aide pouvant atteindre 350 euros pour leur premier départ en colonie de vacances.
En 2025, près de 30 500 enfants en ont bénéficié, dont 70 % étaient des primo-entrants. Le Pass Colo contribue également à soutenir l’offre de colonies de vacances sur l’ensemble du territoire : en 2025, 99 % des séjours financés dans le cadre du dispositif se sont déroulés en France.
Les moyens consacrés au dispositif sont reconduits en 2026, à hauteur de 11,5 millions d’euros.
À fin août, 29 280 enfants sont inscrits, soit une progression de 5 % par rapport à la même période en 2025.
Des contrôles renforcés pour garantir la sécurité des mineurs
L’accès aux vacances doit aller de pair avec une exigence absolue de sécurité et de qualité éducative.
En 2024-2025, les services de l’État ont réalisé 8 124 contrôles sur place dans les accueils collectifs de mineurs (avec ou sans hébergement).
Les contrôles dans les accueils collectifs de mineurs avec hébergement portent notamment sur les qualifications des encadrants, les conditions d’hébergement, les obligations sanitaires et d’assurance, ainsi que sur la sécurité des enfants et des jeunes. Ils permettent également d’évaluer la qualité des projets éducatifs.
Le renforcement des contrôles s’est accompagné du redéploiement de 80 équivalents temps plein (ETP) en 2026 au sein des services déconcentrés de l’Etat.
Chaque personne intervenant auprès des mineurs — animateurs, personnels de restauration, de ménage ou de transport — fait par ailleurs l’objet d’un contrôle strict d’honorabilité, comprenant notamment la vérification du casier judiciaire, de l’absence de mention au fichier des auteurs d’infractions sexuelles et de l’absence de mesure d’interdiction administrative.
Au total, ce sont près de 2 millions de contrôles systématiques qui sont réalisés chaque année dans les secteurs périscolaire et extrascolaire.
Le renforcement du dispositif permet également un meilleur suivi des signalements. Les services de l’État suivent désormais près de 900 signalements par an, contre une centaine en 2019.
En 2025, 324 mesures de police administrative ont été prises par les préfets de départements.
Des services mobilisés face aux incendies
La saison 2026 a également été marquée par plusieurs épisodes d’incendies qui ont conduit à l’évacuation de séjours de mineurs.
Dans la Drôme, 450 enfants accueillis dans des camps scouts ont ainsi été évacués face à la progression des incendies. En Gironde, 200 jeunes ont été évacués dès le 23 juillet, tandis que l’organisation d’accueils collectifs de mineurs a été suspendue du 26 juillet au 1er août dans les zones concernées.
Les associations employeuses peuvent par ailleurs, lorsqu’elles remplissent les conditions requises, bénéficier des dispositifs de soutien mis en place pour les territoires sinistrés, notamment le recours à l’activité partielle.
Mieux reconnaître l’engagement des animateurs sans renchérir le coût des séjours
La qualité des colonies repose aussi sur l’engagement des milliers d’animateurs qui accompagnent chaque été les enfants et les jeunes.
Le contrat d’engagement éducatif (CEE) constitue un cadre spécifique permettant à des personnes de s’engager occasionnellement dans l’animation, dans la limite de 80 jours par an. Il ne constitue pas un emploi exercé à titre professionnel.
Depuis le 1er mai 2025, la rémunération minimale applicable dans ce cadre a plus que doublé, passant de 25 euros à 52,93 euros brut par jour.
Lorsque la présence auprès des jeunes est continue, l’hébergement et la nourriture sont pris en charge par l’organisateur.
L’État et ses partenaires accompagnent également l’accès à la formation : le BAFA bénéficie notamment d’une aide de la CAF de 200 euros, cumulable avec des aides locales.
Permettre à chaque enfant de vivre des vacances collectives
À travers les dispositifs d’aide au départ, le renforcement des contrôles, l’accompagnement des organisateurs et le soutien à l’engagement des animateurs, l’État poursuit un même objectif : faire des colonies de vacances un temps accessible au plus grand nombre, sécurisé et porteur d’un véritable projet éducatif.
Le bilan de la saison 2026 confirme ainsi la nécessité de poursuivre l’action engagée pour réduire les inégalités d’accès aux vacances et permettre à chaque enfant qui le souhaite de pouvoir vivre l’expérience d’un séjour collectif.

















