VOILE : Transat Paprec – Laure GALLEY – Kévin BLOCH (DMG MORI Academy) : « On ne pouvait pas rêver beaucoup mieux » !
ls sont les grands animateurs de ce début de Transat Paprec.
Dans les premières places dès le parcours côtier, Laure Galley et Kévin Bloch ont ensuite pris les commandes et sont passés en tête mardi soir au Cap Finisterre. Toujours dans le coup et à la lutte aux avant-postes, ils pointent à 17h00 à la 3e place derrière Demain (Martin Le Pape – Mathilde Géron, 1ers) et Hellowork (Davy Beaudart – Julie Simon, 2es). Tous filent à vive allure vers La Palma où la tête de flotte est attendue dimanche soir. En fin de matinée, Laure a pris le temps de revenir sur ce départ canon.
LE POINT SUR LA COURSE
- Depuis ce jeudi matin, Martin Le Pape et Mathilde Géron (Demain) ont pris la tête de la course
- Après avoir fait une route plus Est, Charlotte Yven et Hugo Dhallenne ont empanné vers le groupe de tête à l’Ouest
- La flotte progresse à l’Ouest et fait route vers Madère avec 15 à 17 noeuds de vent
- Le vent devrait se renforcer en fin de journée (22 à 25 nœuds attendus)
- Lola Billy et Corentin Horeau (Région Bretagne – CMB Océane), victimes d’une avarie de safran hier, ont fait escale à Cascais pour réparer dans la journée. Ils ont repris la course vers 16h00
- Romain Bouillard et Irina Gracheva (Décrochons la lune) ainsi que Davy Beaudart et Julie Courtois (Hellowork) ont croisé la route d’un sous-marin hier après-midi
L’INTERVIEW. Laure Galley raconte un début de course canon !
Vous avez réalisé un très bon début de course… Comment l’avez-vous vécu de l’intérieur ?
» C’est sûr que c’est plaisant de bien attaquer la course. Nous avons fait un bon parcours côtier, ce qui nous a déjà mis dans le bon tempo. Ensuite, on a gardé un bon rythme dans le Golfe de Gascogne, on a fait de bons choix de trajectoires… Ça nous a permis de passer le cap Finisterre en tête… Honnêtement, on ne pouvait pas rêver beaucoup mieux ! «
Qu’est-ce qu’on ressent quand on voit que tout fonctionne ?
» On se dit qu’on a bien bossé cet hiver et qu’on a fait les bons choix… Ça fait vraiment plaisir, c’est chouette ! On essaie aussi de profiter au maximum, d’autant que ça commence à se réchauffer ! «
Vos choix de placement avant le passage du cap Finisterre se sont avérés payants. Comment cette décision s’est-elle forgée ?
» Elle s’est faite assez tôt. La rotation du vent nous a poussés à nous décaler dans l’Est. Mais c’était un pari un peu plus risqué, surtout si la molle avait été un peu plus importante que pour les bateaux présents dans l’Ouest. Finalement, la différence n’a pas été si importante et ça nous a raccourci la route. Quand la prise de risque paie, c’est forcément satisfaisant ! «
L’une des particularités de votre binôme, c’est que Kévin a aussi été ton entraîneur…
“ Je suis ravie d’être dans le match avec lui. J’apprends tous les jours beaucoup de choses à ses côtés. C’est un skipper d’expérience et c’est précieux. Là, il est à la barre parce que c’est assez sport, on ne peut pas mettre le pilote automatique ! ”
LES PETITES NOUVELLES DU BORD
Tiphaine Rideau et Pier-Paolo Dean (Banques Alimentaires) ont bien résumé l’état d’esprit du moment. Malgré leurs sourires, ils parlent d’une « nuit terrible », la faute aux vagues, « au bateau trempé ». « On est à Gibraltar et il fait la même météo qu’en Bretagne », s’insurge Pier-Paolo. « C’est encore très humide », reconnaît Maël Garnier (Selencia – Cerfrance).
« Ça ressemble un peu moins aux alizés attendus, c’est bien gris », ajoute Arno Biston (Article.1). Même le lever de soleil est « orageux » souligne Romain Bouillard (Décrochons la lune). « On n’est pas encore en maillot de bain », s’amuse Mathilde Géron (Demain). Un peu plus tard, elle expliquait qu’une baleine « était passée juste devant l’étrave ». Charlotte Yven (Skipper Macif) a de son côté « croisé des tortues », tout comme Jules Ducelier et Sophie Faguet (Région Normandie) qui ont également vu « deux poissons lunes assez balèzes ». De son côté, Quentin Vlamynck (Les Étoiles Filantes) a chanté « Sous les sunlights des tropiques » alors qu’à bord d’Almond for Pure Ocean, Aglaé Ribon a savouré un bon English breakfast. Mais la palme de la découverte revient à Romain Bouillard et Irina Gracheva qui ont croisé, hier soir, la route d’un sous-marin, « au départ, on a été vraiment surpris, précise Irina qui a été la première à le voir. On se disait ‘mais c’est quoi la forme de ce bateau ?’ Ça ressemblait à une baleine mais c’était vraiment plus gros ! » Une découverte qu’ont pu faire Davy Beaudart et Julie Simon (Hellowork) plus tard dans la soirée. De quoi attiser la curiosité de ceux en mer mais également ceux qui suivent la course depuis la terre !
Pour suivre les marins en course : la cartographie


















