INSTITUTIONNEL : SPORSORA – Le budget du sport sacrifié sur l’autel de la réduction des dépenses publiques
Bien que SPORSORA se félicite du rejet par le Sénat de l’amendement du Gouvernement prévoyant une nouvelle réduction du budget du sport de 34,3 millions d’€, nous demeurons préoccupés par le manque de considération des décideurs publics à l’égard du sport, et sommes stupéfaits des baisses budgétaires annoncées.
Dans le projet de loi de finances pour 2025, les crédits alloués au sport (hors ceux dédiés aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024) diminuent de 128 millions d’€, soit une baisse de près de 20% par rapport à 2024 :
· Plan 5 000 équipements – Génération 2024 : – 100 millions d’€ ;
· Pass’Sport : – 10 millions d’€ ;
· Emplois sociaux sportifs : – 10 millions d’€ ;
· Deux heures de sport supplémentaires au collège : – 4 millions d’€ ;
· Dispositifs d’insertion par le sport : – 3 millions d’€.
Moins de six mois après la fin des Jeux olympiques et paralympiques, le signal envoyé est alarmant. Paris 2024 a démontré combien le sport était bénéfique pour l’attractivité de la France et le bien-être collectif. Il est de notre devoir de raviver la flamme des Jeux et de profiter de ce formidable élan.
Le sport ne peut pas être sacrifié sur l’autel de la réduction des dépenses publiques. La politique budgétaire du Gouvernement manque de cohérence stratégique, alors même que nous connaissons les bienfaits et le coût évité du sport pour la société. Une étude réalisée par les syndicats de la branche professionnelle du sport démontre que le coût évité de la pratique sportive en France représente entre 7,3 % et 9,6 % du PIB, soit une économie directe ou indirecte de 13 € pour 1 € investi*. Réduire le budget du ministère des Sports de 20 % signifie qu’il est la variable d’ajustement des dépenses publiques. Le sport ne représente qu’à peine 0,2 % du budget de l’Etat, alors qu’il contribue à hauteur de 2,6 % du PIB de la France. Quel autre secteur est aussi peu doté, stigmatisé et de nouveau ponctionné ?
SPORSORA demande que le Gouvernement respecte le souhait de son propre Premier ministre de faire du sport « un puissant facteur de cohésion, d’épanouissement et de fierté ». Tout reste à faire puisque le vote de l’ensemble du budget aura lieu demain au Sénat et qu’une commission mixte paritaire se réunira la semaine prochaine. Nous défendons fermement une affectation totale des taxes des paris sportifs vers le sport, et saluons la sagesse des parlementaires ayant compris cet intérêt vital pour le sport amateur (113 millions d’€ supplémentaires potentiels grâce au déplafonnement des taxes affectées).
Cultivons ensemble l’audace et l’ambition du sport français !
Raymond BAURIAUD Aurélie DYÈVRE
Président Directrice Générale
* Etude sur l’impact social, sociétal et économique du sport, annoncée dans un communiqué de presse des syndicats de la branche professionnelle du sport le 21 janvier 2025.
À PROPOS DE SPORSORA est l’Organisation référente pour penser et influencer le développement responsable de l’économie du sport grâce à une convergence d’expertises, l’influence d’un collectif et un réseau engagé. Créée en 1994, SPORSORA regroupe plus de 286 membres (annonceurs, agences, détenteurs de droits, médias, enceintes et arenas, instituts d’études et de formations…) et fédère un réseau de plus de 2 000 professionnels qui se rencontrent lors des nombreux événements organisés, échangent lors des workshops, des collèges et commissions, bénéficient de services et agissent dans l’intérêt général. www.sporsora.com

















