VOILE : LA MIE CÂLINE et la Transat Jacques Vabre 2021
Une transat de transition, une transat de transmission.
Arnaud Boissières est une figure emblématique de la Transat Jacques Vabre. Il s’élancera le 7 novembre prochain pour sa 8e Route du Café consécutive. Une 8e fois en IMOCA, la 3e à bord de La Mie Câline.
Une régularité de métronome, pour celui qui a bouclé il y a seulement 9 mois son 4e Vendée Globe consécutif. Une fiabilité et des chiffres qui font tourner la tête… autour du monde.
L’édition 2021 de la Transat sera une édition de transition pour Arnaud. La dernière course de la saison, mais également du couple qu’il forme avec son bateau.
Si l’amour dure 7 ans, le bonheur lui, peut durer davantage. La prochaine échéance est posée, ce sera le Vendée Globe 2024, histoire de viser 10 ans de bonheur avec son partenaire La Mie Câline.
Le bonheur de naviguer ensemble, main dans la main, marin et terriens, skipper et supporters
Le bonheur de se sentir soutenu et celui de se sentir bien représenté. Le bonheur de cueillir des moments parfaits et de les partager. Autant de bonheurs simples mais précieux.
Des bonheurs auxquels Arnaud ajoutera sur cette édition si particulière celui de la transmission.
Rodolphe Sépho, qui jusqu’ici affichait au compteur deux participations à la Route du Rhum en Class 40 (2014 et 2018) vise désormais plus haut. Un projet en IMOCA, avec en point de mire, lui aussi, le Vendée Globe 2024 sur l’actuel La Mie Câline.
Cette Jacques Vabre sera donc l’occasion de lui mettre le pied à l’étrier en lui faisant découvrir sa future monture dans des conditions exigeantes. Rodolphe, effectuera sa première Transat en IMOCA, heureux d’accéder à la catégorie la plus relevée de la course au large et fier de faire émerger la voile Guadeloupéenne au plus haut niveau.
Une course pivot pour les deux hommes, qui franchissent chacun à leur rythme un palier dans la construction de leur projet sportif et dans leur parcours de vie.
UN CYCLE DE 6 ANS S’ACHÈVE, UN AUTRE DE 4 ANS SE PROFILE À L’HORIZON, AVEC DES AMBITIONS SPORTIVES REVUES À LA HAUSSE.
INTERVIEW CROISEE
ARNAUD BOISSIÈRES
RODOLPHE SÉPHO
LEURS REGARDS SUR LE NOUVEAU PARCOURS
ARRIVÉE EN MARTINIQUE
L’arrivée sera cette année en Martinique. Qu’est-ce que cela change par rapport aux précédentes éditions ?
AB – « Les organisateurs ont dû renoncer à une arrivée au Brésil, à cause du Covid. Ils ne pouvaient pas prendre le risque d’envoyer sur place les équipes techniques, les sponsors et les journalistes avec le risque d’une fermeture des frontières. La Martinique étant un territoire français, on sait que les équipes pourront voyager quoiqu’il arrive. »
RS – « C’est tout d’abord la reprise de cette course mythique. Le grand changement c’est bien sûr cette belle première pour la Martinique qui accueillera les skippers de la Transat Jacques Vabre. Cette année et la suivante seront l’occasion pour les Antilles françaises d’accueillir deux grandes courses. Je suis fier que les îles Sœurs puissent accueillir ces grands évènements nautiques de course au large. »
Quelles sont les grandes zones incontournables du parcours ?
AB – « Il faudra d’abord sortir de la Manche, un passage toujours délicat, car au-delà de la météo, c’est une zone très fréquentée par les navires de commerce et les pêcheurs, il faut donc rester très vigilant. Il faudra ensuite traverser le golfe de Gascogne, où l’on rencontre très souvent des conditions météo musclées à cette saison. Le parcours nous impose d’aller virer l’archipel de Fernando de Noronha au large du Brésil. Nous allons franchir la Zone de Convergence Intertropicale (appelée le Pot au Noir). C’est un passage très dur à négocier car les vents sont très irréguliers. En quelques minutes, on peut passer du calme plat à des orages aussi soudains que violents et accompagnés de très fortes rafales de vent. En remontant vers la Martinique, nous devrons longer cette zone, avec là encore le risque de se faire piéger par cette météo capricieuse. »
RS – « La première partie du parcours est similaire à la traditionnelle Route du Café. On descend jusqu’à l’île brésilienne de Fernando de Noronha, mais par rapport à l’original il faudra cette fois-ci passer l’équateur à deux reprises avant de rejoindre Fort-de-France. En tant que Guadeloupéen, Rodolphe connait bien la destination finale, comment appréhendez-vous cette arrivée ? »
AB – « C’est toujours un atout de naviguer avec un « local de l’étape », qui connait le coin par cœur. Pour ma part, j’ai déjà fait plus d’une dizaine d’arrivées aux Antilles et l’expérience montre que les pièges sont nombreux autour des îles, notamment à cause des dévents. Il peut y avoir des petits coups à jouer jusqu’au bout, surtout si les écarts sont faibles à l’atterrissage. »
RS – « Je suis heureux d’arriver en Martinique où j’ai eu l’occasion de régater depuis de nombreuses années sur différents supports; en Catamaran de sport, en habitables, en Class40 et en Diam24. Je suis en terrain connu et je connais du monde sur place aussi. Pour le parcours à l’approche de l’île, bien qu’Arnaud ait une grande expérience, j’aurai peut-être quelques atouts en main à apporter à notre duo pour l’arrivée. A terre, nous serons très certainement bien accueillis. Cela sera plus facile de nous frayer un chemin sur cette île que je connais bien après tous ces miles parcourus. »
Quels sont vos objectifs tant sportifs que personnels ?
AB – « Mon co-skipper est aussi l’acheteur de mon bateau actuel. A l’arrivée, il prendra pleinement possession du bateau. Tous les IMOCA sont des prototypes, chacun a ses spécificités. Cette transat est donc l’occasion de lui transmettre le « mode d’emploi » du bateau. »
RS – « L’objectif bien sûr c’est la performance… toujours ! Nous sommes des compétiteurs, alors le mieux et le plus vite ce sera très bien. C’est aussi l’occasion d’une belle expérience de partage avec une première grande course sur un IMOCA pour moi, après une première expérience en duo sur le défi Azimut en septembre de cette année. »
« C’est un vrai bonheur et une immense fierté, en tant que Guadeloupéen, d’arriver aux Antilles pour cette première marche de mon projet Vendée Globe 2024. »
Rodolphe Sépho
Où allez-vous trouver le bonheur lors de cette course hors normes ?
AB – « Le premier bonheur sera de retrouver le public. Les arrivées du Vendée Globe se sont déroulées à huis-clos. Nous n’avons pas pu partager ce moment avec l’ensemble de nos partenaires, nos fournisseurs et tous nos soutiens. Le contexte sanitaire s’étant amélioré, nous pourrons nous rattraper lors du village départ. Et recevoir les encouragements du public, c’est un vrai bonheur… »
RS – « Le premier bonheur, c’est de repartir au large, le second c’est de partager cette expérience sur un IMOCA avec un vétéran de la course au large qui me fait l’honneur et le plaisir de partager cette course avec moi. »
A chacun son Everest
Arnaud est ambassadeur de l’association « À CHACUN SON EVEREST » qui a pour vocation d’aider les enfants atteints de cancer ou de leucémie, à retrouver un second souffle après la maladie. La mer est une véritable passion qu’il aime partager avec ces enfants mais aussi avec les écoles vendéennes où il revient sur son expérience et son parcours.
ARNAUD BOISSIERES
UNE RÉGULARITÉ EXCEPTIONNELLE AU PLUS HAUT NIVEAU
Seul skipper à avoir terminé quatre Vendée Globe à la suite, celui que l’on surnomme Cali témoigne d’une exceptionnelle régularité au plus haut niveau. Après quatre tours du monde bouclés, il s’aligne au départ de sa 28e Transatlantique et s’apprête à franchir l’équateur pour la 17e fois.
SURNOM : CALI
49 ANS
NÉ LE 20 JUILLET 1972
À BORDEAUX (33)
2 ENFANTS
PORT D’ATTACHE : LES SABLES-D’OLONNE
PALMARÈS
2021 Défi Azimut – 12e
2020/21 Vendée Globe – 15e (94j 18h 36m 06s)
2020 Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne – 14e
2019 Transat Jacques Vabre – 18e
2019 Défi Azimut – 17e
2019 Rolex Fastnet Race – 14e
2019 Bermudes 1000 Race – 9e
2018 Route du Rhum – 9e
2017 Transat Jacques Vabre – 11e
2016/17 Vendée Globe – 10e
2015 Transat Jacques Vabre – Abandon
2013 Transat Jacques Vabre – 6e
2012 Vendée Globe – 8e
2010 Route du Rhurn – 7e
2009 Transat Jacques Vabre – 7e
2008/09 Vendée Globe – 7e
2008 The Artemis Transat – 7e
2005 Route de l’Equateur – Vainqueur
2001 Mini Transat – 3e
LA PÉPITE DE LA VOILE GUADELOUPÉENNE
Rodolphe Sépho, le navigateur Guadeloupéen de 35 ans, participe à sa première Transat en monocoque de 60 pieds.
Après avoir fait ses armes en Class40, il porte un projet IMOCA, qui va l’emmener vers le Vendée Globe 2024, en passant par la Route du Rhum Destination Guadeloupe 2022.
SURNOM : RORO
35 ANS
NÉ LE 26 FÉVRIER 1986
AUX ABYMES (971)
2 ENFANTS
PORT D’ATTACHE : POINTE-À-PITRE
PALMARÈS
2021 Défi Azimut – 12e
2020 Round Martinique
Régata – Diam 24 – 1er
2019 Round Martinique
Régata – Diam 24 – 1er
Triskell Cup – Diam 24 – 1er
2018 Route du Rhum Destination
Guadeloupe – Class 40 – 20e
Grand Prix Guyader – Class 40- 14e
1000 miles des Sables – Class 40 – 9e
RODOLPHE SEPHO
Rêves de Large Team Racing
En parallèle de ses défis nautiques, Rodolphe Sépho est un éducateur sportif spécialisé et très engagé auprès de la jeunesse guadeloupéenne pour les aider à faire face à leurs difficultés d’ordre sociales et professionnelles. En 2016, il a fondé l’association « RÊVE DE LARGE » afin de permettre à des jeunes Guadeloupéens de découvrir la course au large, non seulement du point de vue du sport de haut niveau mais également tous les métiers qui y sont attachés.
TEAM ARNAUD BOISSIERES
ARNAUD BOISSIÈRES – SKIPPER
DIDIER AGUADO – SPÉCIALISTE EN CARÈNE
CAMILLE LE BRAS – TECHNICIENNE BUREAU D’ÉTUDES ET PRÉPARATRICE
HISTORIQUE
2015
Signature du partenariat entre Arnaud Boissières et La Mie Câline. Pour la première fois, La Mie Câline s’engage dans le sponsoring voile, traduction de sa volonté de donner une nouvelle dimension à la marque et de faire grandir sa notoriété.
2016
Premier Vendée Globe pour La Mie Câline et troisième pour Arnaud Boissières.
2020-2021
Deuxième Vendée Globe pour La Mie Câline et quatrième Vendée Globe d’affilée pour Arnaud Boissières.
2021
Cession de l’actuel 60 pieds La Mie Câline à Rodolphe Sépho.
L’ACQUISITION DE CE BATEAU EST UNE VRAIE PROGRESSION POUR RODOLPHE.
ELLE TÉMOIGNE DE LA PROFESSIONNALISATION DE SA STRUCTURE, TEAM RÊVE DE LARGE RACING, QUI BÉNÉFICIE DEPUIS JUILLET 2021 DU SOUTIEN DE LA RÉGION GUADELOUPE.
LE BATEAU
NUMÉRO DE VOILE : 14
ARCHITECTE : OWEN CLARKE
DATE DE CONSTRUCTION ET DE PREMIÈRE MISE À L’EAU : 2007
CHANTIER : HAKES MARINE (REFIT MER AGITÉE – MICHEL DESJOYEAUX)
LONGUEUR : 18,28 M
LARGEUR : 5,65 M
TIRANT D’EAU : 4,5 M
VOILURE AU PRÈS : 300 M2
VOILURE AU PORTANT : 610 M2
LEST : 3 TONNES ENVIRON
FOILS : OUI
HAUTEUR MÂT : 27,5 M
NOMBRE DE VOILES MAXIMUM À BORD : 8
QUILLE : BASCULANTE AVEC VÉRIN
POIDS DU VOILIER : 8,2 TONNES

















