MARATHON : Marathon des Sables Jordanie 2025 – Nicolas DUPLAA, l’homme qui court en espadrilles
Le Marathon des Sables Jordanie fait son grand retour cette semaine (1er au 8 novembre 2025) pour une 5ᵉ édition placée sous le signe de l’aventure, de la résilience et de la découverte.
Cette version « expérience » du MDS, désormais bien ancrée dans le calendrier des passionnés de trail et de marche longue distance, continue d’attirer un public amateurs éclairés comme athlètes confirmés, en quête d’un défi personnel dans un environnement spectaculaire : le désert du Wadi Rum, joyau naturel de la Jordanie.
Le parcours s’articule autour de 3 étapes chronométrées, réparties sur 4 jours, pour un total de 70, 100 ou 120 kilomètres, selon la formule choisie. Que l’on choisisse de courir ou de marcher, chacun avance à son propre rythme au cœur d’un décor saisissant : dunes flamboyantes, canyons sculptés par le vent, étendues sablonneuses et reliefs escarpés. Une étape longue vient rythmer le milieu de l’épreuve, ajoutant une intensité stratégique au défi. Si les températures restent généralement sèches, la chaleur du désert exige endurance physique et force mentale, transformant chaque kilomètre en un véritable voyage intérieur.
Parmi les 600 participants, un basque défie la logique du confort et réinvente l’esprit d’aventure. Il s’agit de Nicolas Duplaa qui participe au MDS Jordanie 100km en espadrilles.
Dans le silence brûlant du désert, les pas de Nicolas Duplaa ne font presque aucun bruit. Sa foulée est légère, sa démarche calme, son regard ancré dans l’horizon. Et pourtant, il mène la course. Lui, le coureur basque du Marathon des Sables Jordanie 2025, domine le format 100 km avec un temps cumulé de 7h43 min, un exploit en soi. Mais ce qui intrigue, fascine et force le respect, c’est sa manière de le faire : en espadrilles.
Là où la plupart des participants chaussent des chaussures ultra-techniques conçus pour résister au sable et à la chaleur, Nicolas a fait un choix à contre-courant. Ses espadrilles, en toile et corde, semblent presque fragiles face à l’immensité du Wadi Rum. Et pourtant, à chaque étape, elles tiennent : « Ce n’est pas un défi contre la technologie, explique-t-il, c’est un retour à l’essentiel. Je cours comme je vis : simplement. »
Pour lui, cette démarche n’est ni une excentricité ni un geste symbolique. C’est un acte de cohérence. Un hommage à ses racines, au Sud-Ouest de la France, d’où il est originaire, terre des bergers, des artisans et des coureurs de sentiers. Là-bas, l’espadrille n’est pas une curiosité : c’est une seconde peau, un art de vivre.
Le désert ne ment pas. Il révèle. Et c’est peut-être cela que Nicolas Duplaa est venu chercher ici : une expérience brute, sans filtre. Sous le soleil du Wadi Rum, ses espadrilles soulèvent un peu de sable à chaque pas, un geste minuscule, presque poétique. À la tombée du jour, quand la lumière rase les falaises rouges, on devine dans sa silhouette quelque chose de profondément humain : la simplicité face à l’immensité : « Ce n’est pas le chrono qui compte, dit-il. Ce qui reste, c’est ce que le désert te renvoie ».
En tête du classement provisoire après deux étapes et avant la dernière étape de demain, Nicolas Duplaa est devenu, malgré lui, une icône de cette édition 2025. Son parcours illustre ce que le Marathon des Sables défend depuis ses débuts : l’aventure humaine, le retour à l’essentiel, le courage tranquille. Sa présence rappelle que, parfois, la modernité n’a pas besoin de sophistication. Qu’il suffit d’un peu de toile, d’un bout de corde, et d’une volonté inébranlable pour traverser le désert.
Dans la lumière dorée du Wadi Rum, ses espadrilles tracent une empreinte éphémère sur le sable, comme un symbole de liberté, de simplicité et de foi en soi. Et peut-être, aussi, comme un rappel : la véritable performance n’est pas toujours celle qu’on mesure au chrono, mais celle qu’on ressent, profondément, au cœur du désert.
Participer au MDS Jordanie, c’est relever un défi personnel dans un cadre exceptionnel, mais aussi vivre une aventure humaine rare. Les liens qui se tissent entre les participants, la beauté brute du désert, le silence, les efforts partagés et la magie de lieux comme Pétra ou la Mer Morte font de cette semaine bien plus qu’un événement sportif : une expérience de vie.
1er novembre : arrivée à l’hôtel
2 novembre : contrôles techniques et médicaux, journée à l’hôtel avec accès à la Mer Morte
3 novembre : transfert en bus, première étape, nuit au bivouac
4 novembre : deuxième étape, nuit au bivouac
5 novembre : journée de repos, nuit au bivouac
6 novembre : troisième étape, découverte de Pétra, nuit à l’hôtel
7 novembre : journée à l’hôtel, soirée de Gala
8 novembre : transfert jusqu’à l’aéroport, fin de l’aventure
Pour plus d’informations : https://www.marathondessables.com/fr/jordan


















