FOOTBALL : Renversement du penalty du PSG contre Liverpool, le VAR sous la loupe
Le VAR n’a accordé aucun penalty pour le PSG lors du quart de finale de la Ligue des champions mercredi, même après que l’arbitre ait initialement indiqué qu’un penalty avait été donné.
Les experts techniques soulignent les limites du VAR.
Des experts en technologie analysent la précision de l’assistance vidéo.
La Ligue des champions bat son plein, avec une victoire 2-0 du Paris Saint-Germain contre Liverpool lors du match aller des quarts de finale mercredi. Mais il y avait de fortes chances que le score soit de 3-0.
Un penalty a été accordé au PSG par l’arbitre en seconde période du match, mais le VAR l’a examiné, et la décision a été annulée, non pas une mais deux fois. Beaucoup ont été déconcertés par cette décision, entraînant une hausse de 517 % des recherches pour « penalty PSG Liverpool » au cours de la dernière journée après le match en France.
Les commentateurs de TNT Sports ont déclaré que le deuxième incident méritait davantage un penalty que le premier. Les deux décisions ont été surprenantes, les arbitres européens étant généralement considérés comme plus enclins à accorder des penalties que ceux de la Premier League. Les experts de Mouser Electronics démystifient la technologie derrière le VAR, en mettant en lumière ses limites.
Le VAR en détail : comment les caméras, les capteurs et les données facilitent la prise de décision
Le système d’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) a été mis en place pour réduire au minimum les erreurs d’arbitrage dans le football et renforcer l’équité sur le terrain. Cette technologie continue toutefois de faire l’objet de critiques, notamment à l’approche de grands tournois tels que la Coupe du monde de la FIFA 2026, où chaque décision peut avoir un impact considérable.
D’un point de vue technique, le VAR repose sur un réseau de dizaines de caméras qui filment le terrain sous différents angles. Dans une salle de contrôle, les arbitres vidéo et leurs assistants suivent le match grâce à de multiples flux en direct. Si un incident controversé se produit, tel qu’un but, un penalty potentiel ou un carton rouge, la situation est analysée au ralenti et image par image. Si l’équipe identifie une « erreur manifeste et évidente », elle en informe l’arbitre sur le terrain via un casque, qui peut alors confirmer ou infirmer la décision.
Une autre innovation importante est la technologie semi-automatisée de détection du hors-jeu. Celle-ci utilise plusieurs caméras de suivi spécialement installées dans le stade, qui surveillent en permanence les positions des joueurs et analysent de nombreux points du corps, tels que les pieds, les genoux et les épaules. Parallèlement, un capteur de mouvement intégré au ballon enregistre le moment exact où une passe est effectuée. À partir de ces données, le système calcule en temps réel si un attaquant se trouvait en position de hors-jeu au moment de la passe. Cette technologie fournit au VAR une représentation visuelle précise de la situation ; toutefois, la décision finale reste confirmée par l’arbitre, c’est pourquoi elle est qualifiée de « semi-automatisée ».
Malgré ces améliorations potentielles, le VAR reste un système qui présente certaines limites. Les angles de prise de vue ne sont pas toujours optimaux, la fréquence d’images peut s’avérer insuffisante dans les situations où le jeu est rapide, et la synchronisation des différentes sources vidéo constitue également un défi technique. De plus, le système dépend fortement de la stabilité des connexions vidéo et des liaisons de données entre le stade et la salle de contrôle.
Les limites du VAR : la technologie apporte son aide, mais c’est l’arbitre qui tranche
Mark Patrick, directeur du contenu technique chez Mouser Electronics, explique : « Même si l’arbitrage vidéo contribue à rendre les décisions plus précises dans le football, il reste encore des progrès techniques à réaliser. Un plus grand nombre de caméras mieux positionnées, ainsi que des fréquences d’images plus élevées, de l’ordre de 100 à 120 images par seconde, sont des facteurs clés pour déterminer avec plus de précision le moment exact du contact avec le ballon ou d’une faute. »
« De plus, les méthodes d’analyse basées sur l’IA et la vision par ordinateur pourraient accélérer l’évaluation des situations de match et fournir des données supplémentaires aux arbitres. Des technologies telles que la détection semi-automatique du hors-jeu démontrent déjà comment les systèmes de suivi numériques peuvent capturer avec précision les mouvements des joueurs et du ballon et faciliter la prise de décision. »
« Malgré ces avancées, le VAR n’est pas techniquement parfait. Les angles de caméra, les fréquences d’images et la synchronisation des différentes sources vidéo peuvent affecter la précision ; de plus, le système repose sur des données et des connexions vidéo stables. Malgré la technologie moderne des caméras, les systèmes de capteurs et l’analyse basée sur les données, l’évaluation finale revient à l’arbitre. C’est précisément cette interaction entre la technologie et le jugement humain qui définit l’utilisation du système dans le football moderne ».
À propos de Mouser
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