VOLLEY BALL : EuroVolley – Les Bleues débutent leur aventure vendredi
L’équipe de France féminine débute vendredi l’EuroVolley 2026 contre la Slovaquie à Göteborg (13h). Après deux quarts de finale consécutifs, les protégées de Cesar Hernandez espèrent faire aussi bien, même si elles sont conscientes que le challenge s’annonce relevé.
Il est désormais loin le temps où l’équipe de France féminine bataillait pour se qualifier pour le Championnat d’Europe. Absente des éditions 2015 et 2017, la formation tricolore, portée par un ambitieux projet de développement fédéral, dispute effectivement à partir de vendredi son quatrième EuroVolley consécutif.
Preuve de ses progrès depuis dix ans, l’équipe de France sort de deux EuroVolley réussis, terminés à chaque fois au stade des quarts de finale. Elle a également atteint, l’an dernier en Thaïlande, les quarts de finale d’un Championnat du monde pour la première fois de son histoire, avec au passage une victoire marquante en huitièmes de finale face à la Chine et deux matchs les yeux dans les yeux contre le Brésil.
Autant dire que c’est encore avec des ambitions que les Bleues version 2026 abordent ce Championnat d’Europe, comme le résume Amandine Giardino, promue capitaine en l’absence d’Héléna Cazaute, blessée au dos :
« On reste sur deux quarts de finale consécutifs dans la compétition, j’aimerais donc qu’on fasse au moins aussi bien, voire mieux. » L’expérimentée libéro (31 ans), forte de ses dix ans en sélection, prévient cependant : « Maintenant, on sait que sportivement, l’été n’a pas été facile, donc on va procéder étape par étape. Le premier objectif sera de sortir de la poule, ensuite d’être le mieux classé possible pour avoir potentiellement un adversaire plus accessible en huitièmes de finale. Cela passera par du sérieux, du plaisir et de la consistance, ce qui nous a un peu manqué cet été ».
Reste que le sélectionneur n’est pas du genre à se chercher des excuses au moment de fixer les objectifs :
« Sur ce Championnat, on va essayer de faire comme toujours, aller aussi loin que possible. On a certes rencontré des difficul;és et des blessures, mais on doit quand même tout donner et notre objectif sur notre poule sera d’arriver au dernier match contre la Suède pour se battre pour la deuxième place du groupe, ce qui, normalement, devrait nous permettre d’avoir un adversaire plus abordable en huitièmes de finale ».
« Les trois premiers matchs sont très importants, il faut vraiment qu’on soit prêts à bien entrer dans la compétition », confirme Cesar Hernandez. Cela commence donc vendredi par la Slovaquie, demi-finaliste de la Golden League européenne en juin, et que la France avait dominée 3-0 en poule lors du dernier EuroVolley, trois ans jour pour jour avant cette nouvelle opposition.
« C’est une équipe à prendre au sérieux, avec un fond de jeu qui tient la route et des joueuses qui n’ont pas forcément de grands physiques, mais sont assez techniques, elles ont notamment quelques cadres qui ont évolué ou évoluent encore en France, comme les deux postes 4 (Zuzana Sepelova, qui joue à Levallois Paris, et Karolina Fricova, ex Terville Florange et Bordeaux Mérignac) et la pointue (Karin Sunderlikova, passée par Béziers). Il va falloir jouer un bon volley-ball », souligne Félix André, adjoint de Cesar Hernandez et mémoire de cette équipe de France qu’il accompagne depuis plus de dix ans. Une condition impérative pour aller loin dans cet EuroVolley…

















