TRAIL : Golden Globe Race – Damien GUILLOU est aux Sables-d’Olonne, à moins d’un mois du grand départ
Parti de Bénodet samedi, Damien Guillou a rejoint dimanche les Sables-d’Olonne, port de départ de la Golden Globe Race.
À moins d’un mois du grand départ, prévu le dimanche 6 septembre, le skipper breton entre dans une nouvelle phase de son aventure : celle des derniers jours avant le départ d’un projet longuement préparé.
Il est arrivé hier, vers 19 heures, aux Sables-d’Olonne. Un trajet d’environ 120 milles, mais une étape hautement symbolique pour Damien Guillou. Car cette fois, le retour en Bretagne n’est plus au programme. Le marin n’y remettra pas les pieds avant plusieurs mois.
« Voilà, je suis parti de la maison et je ne vais pas y revenir avant un long moment. Les enfants étaient présents quand je suis parti de Bénodet. C’est important pour eux de comprendre aussi que le départ approche », raconte Damien depuis le ponton Vendée Globe où est amarré son Rustler 36 Solarem.
Tout est désormais en place. Depuis des mois, Damien Guillou prépare avec une précision presque métronomique ce tour du monde hors normes. Une aventure d’au moins 210 jours en solitaire, sans escale, sans assistance et sans moyens modernes de communication, dans l’esprit de la course originelle imaginée en 1968.
Derniers détails, premières émotions
L’arrivée aux Sables-d’Olonne marque aussi les retrouvailles avec la flotte et les autres concurrents. Mais dans la tête de Damien, la course a déjà commencé depuis quelque temps. « Je suis déjà pleinement tourné vers la course. Au retour des vacances, j’ai géré les deux-trois derniers petits dossiers à la fois pour le bateau mais aussi à la maison. Car je pars pour un long moment donc j’ai essayé de préparer au mieux les choses pour faciliter un peu mon absence ».
Une préparation qui passe aussi par des tâches très concrètes, bien éloignées de l’univers maritime :
« Par exemple, j’ai préparé tous les pellets pour l’hiver ! »
Désormais aux Sables-d’Olonne, les journées vont s’enchaîner entre derniers préparatifs, rendez-vous techniques, contrôles et obligations liés au départ.
Dès son arrivée, Damien était déjà à pied d’œuvre :
Récupération de stickers, dépôt des balises et du téléphone pour la mise en place des cartes SIM… Des détails qui prennent une dimension particulière lorsqu’ils sont les derniers avant de larguer les amarres pour plusieurs mois.
Un prologue pour entrer dans le rythme
Avant le grand départ du 6 septembre, Damien Guillou prendra part au prologue de la Golden Globe Race, dont le coup d’envoi sera donné dimanche 16 août à 14 heures depuis les Sables-d’Olonne.
Le parcours, qui doit encore être défini par l’organisation, pourrait conduire les concurrents à naviguer pendant environ deux jours et demi. Une première occasion de retrouver les sensations de la course, de confronter les bateaux et les marins et, surtout, de basculer définitivement dans le rythme de cette défi extrême.
Car Damien connaît désormais la singularité de ce moment. Il y a quatre ans, il avait déjà vécu cette montée en puissance avant de s’élancer sur la précédente édition. Cette fois, il aborde le départ avec une expérience qui change profondément sa perception de l’aventure.
« Il y a quatre ans, j’étais aussi prêt que je le suis aujourd’hui. Mais j’étais beaucoup plus dans la découverte. Là, je sais davantage à quoi m’attendre… Je sais aussi comment les choses vont évoluer psychologiquement jusqu’au départ. Le fait d’avoir déjà vécu tout ça une fois m’apporte plus de sérénité. Je suis dans un autre état d’esprit, ce n’est pas la complète découverte. Globalement, c’est donc plus facile à gérer ».
Damien connaît notamment le premier tiers du parcours, qu’il a déjà effectué à l’aller comme au retour lors de sa précédente participation (il avait dû abandonner après 70 jours de course au niveau de l’Afrique du Sud, ndlr). Il sait aussi davantage ce que cette longue solitude implique, physiquement mais surtout psychologiquement. Une expérience qui pourrait compter alors que le Breton figure parmi les hommes à suivre de cette Golden Globe Race.
Mais derrière la stratégie et la performance, l’essentiel reste intact :
L’envie de partir. « L’envie d’y aller est la même. J’ai hâte de m’élancer » termine le marin.
Pour lui, le long temps de la préparation touche désormais à sa fin.
Aux Sables-d’Olonne, à moins d’un mois du départ, une autre période commence :
Celle de l’attente, des derniers jours à terre et de ces dernières heures avant de partir pour plusieurs mois seul en mer autour du monde.
















