ATHLETISME : Amanal PETROS : « On était juste en train de courir »
Bien avant qu’Amanal Petros ne devienne médaillée mondiale et européenne, détentrice du record d’Allemagne et marathonienne olympique, la course à pied faisait simplement partie de son quotidien.
Il n’y avait ni pistes d’athlétisme, ni séances structurées, ni chaussures à semelles en carbone, ni programmes d’entraînement affichés aux murs.
Il n’y avait qu’un petit village dans la région du Tigré en Éthiopie, un groupe d’enfants et six kilomètres à parcourir pour aller à l’école. « Quand j’avais sept ans, nous avons commencé à aller à l’école », raconte Petros. « Nous n’avions ni voitures ni motos, alors nous devions courir ».
« Nous étions cinq ou six enfants du village et nous y sommes allés ensemble », raconte-t-il. « Nous jouions en chemin. Nous nous amusions. Parfois nous courions lentement, parfois plus vite. Et puis, soudain, nous étions à l’école ».
À écouter Petros, il est évident que le sport faisait partie de sa vie bien avant qu’il ne se considère comme un athlète.
Son histoire n’est ni simple ni facile. Elle est marquée par les épreuves, le déracinement et l’incertitude, mais aussi par la joie, l’amitié et le sentiment d’appartenance.
Ce qui frappe le plus, c’est qu’il en parle très peu, comme une star du sport.
Il n’avait pas de parcours de développement artistique structuré, pas de spécialisation précoce ni de grand projet à long terme. Juste le mouvement, la communauté et le simple plaisir de courir.
À en juger par notre conversation – juste après une course « facile » de 20 km à un rythme de 3 min 45 s par kilomètre – il est clair que le bonheur, le but et le sentiment d’appartenance que lui a apportés l’athlétisme sont incommensurables.
SOURCE : European Athletics.
















