HANDBALL : Coupe de France – Résultat de la finale nationale masculine 2026
Pour la première fois depuis 2012 et 2013, le Montpellier a remporté la coupe de France nationale masculine pour la deuxième fois consécutive.
En s’imposant face au HBC Nantes (27-24) au terme d’une finale où il aura mené au score tout du long, le MHB soulève le trophée pour la quinzième fois de son histoire, un record
Pour cette finale nationale, les deux équipes ont offert un véritable spectacle devant un public venu en nombre pour l’occasion : d’un côté, l’armada violette, de l’autre, une marée blanche et bleue. Dès les premières minutes les Montpelliérains, en blanc ce soir ouvrent le score. Théo Avelange-Demouge répond depuis son aile pour inscrire le premier but nantais. Les deux équipes se rendent ensuite coup pour coup dans un début de rencontre très intense. Rémi Desbonnet profitait même de l’absence du gardien nantais dans sa cage, pour inscrire le sixième but du MHB.
Les hommes d’Erick Mathé sanctionnent ensuite plusieurs erreurs offensives des coéquipiers de Valero Rivera pour prendre quelques longueurs d’avance (11-7 18′). Mais Nantes ne baisse pas les bras et parvient progressivement à réduire la différence au score pour revenir à trois longueurs de son adversaire. Les Nantais peuvent compter sur leur gardien, auteur de plusieurs arrêts décisifs face aux tentatives des partenaires de Valentin Porte. Rien n’était encore joué à la mi-temps malgré l’avantage de Montpellier (16-12).
Au retour des vestiaires, Montpellier continue d’imposer son rythme, mais Nantes reste au contact. Dans le début de ce second acte, les joueurs de Grégory Cojean tentent de mieux s’organiser pour contourner la solide défense héraultaise. L’exclusion définitive de Romain Lagarde complique toutefois la tâche des Nantais, en infériorité numérique, permettant à Montpellier d’inscrire son 20e but.
À quinze minutes du terme, Nantes retrouve un second et dernier souffle et tente de recoller au score, notamment grâce à la relation efficace entre sa base arrière et son pivot (22-19 45′) ainsi qu’à une défense plus resserrée. À trois minutes du buzzer final, tout reste possible, Montpellier n’est qu’à 2 buts d’avance. L’arrêt sur penalty de Desbonnet, suivi d’un but de Kylian Prat sur son aile, scelle un peu plus le destin de la rencontre. Malgré la combativité du HBC Nantes, les efforts fournis n’auront pas suffi pour inverser la tendance. Dans une ambiance exceptionnelle, le Montpellier Handball s’impose finalement 27 à 24 face au HBC Nantes et soulève le trophée de la Coupe de France pour la quinzième fois de son histoire, un record.
Erick Mathé (entraîneur Montpellier HB) : « Il y a beaucoup de joie, forcément. En première période, on ne défend pas forcément super bien, on est mieux en seconde période. J’ai aimé notre ossature défensive qui nous a permis de faire le trou. On a essayé de capitaliser sur l’absence de Thibaud Briet et d’insister sur Romain Lagarde pour l’embêter. Ca a plutôt été intéressant. Quand il prend deux fois deux minutes, c’était un élan important pour destabiliser leur plan. Quand on gagne encore une coupe de France, on en veut sûrement plus. Là, cette coupe de France, on a vraiment été la chercher, on bat Paris en demi-finale, on bat Nantes en finale, qu’on n’avait pas battu depuis huit ans. Il y a une vraie performance de notre part, je pense qu’on peut être fier, mais désormais, il va vite falloir basculer sur la suite ».
Grégory Cojean (entraîneur HBC Nantes) : « Il y a de la déception et un peu de colère, on ne peut pas être content de perdre une finale. On fait beaucoup de fautes techniques en attaque, par moments par précipitation. On manque de lucidité, de maitrise technique, de maitrise emotionnelle aussi. Il faut qu’on arrive à mieux jouer ces matchs à enjeu, où il y a de la pression. Même en deuxième période, on a les ballons pour revenir mais on a des initiatives individuelles malvenues. Encore une fois, malgré l’absence de Thibaud Briet, malgré le carton rouge de Romain Lagarde, on a la place pour revenir. C’est ce qui rend les choses encore plus frustrantes. C’est frustrant et décevant, mais il va falloir apprendre de ça pour le match de mercredi, qui sera dans le même style ».
Rémi Desbonnet (joueur du Montpellier HB) : « L’année passée, on gagne la coupe de France et c’était une belle récompense pour la fin d’un cycle. Le 18 juillet dernier, on ne connaissait pas la moitié de l’équipe et plein de mecs ne parlaient pas français. Donc forcément, ça a deux goûts différents même si ce sont deux belles histoires. On a réussi à créer un bon groupe cette saison, on parle de Montpellier parce qu’on gagne des trophées, ce qui est toujours une bonne raison. On arrive, ce soir, à être bon au moment où il faut l’être, on ne s’est pas échappé. Sur le dernier pénalty, j’ai juste fermé le cerveau et pensé à rien. Et ça a marché, mais je ne sais même pas ce qu’il se passe. Je touche le ballon, mais je ne sais pas ce qui se passe ou à combien est le score. Là, c’est un moment de joie, de soulagement, mais j’avais envie d’en profiter, parce qu’on ne gagne pas des trophées tous les jours ».
Valero Rivera (joueur du HBC Nantes) : « C’est dur de ne pas arriver à revenir et à aller chercher cette coupe. Nous n’avons pas joué à notre niveau, moi le premier. On a essayé, on a bien défendu, mais ce n’était pas assez. On a travaillé toute la saison pour ce genre de matchs, ce soir ou celui de mercredi aussi. Mais c’est frustrant de ne pas jouer comme on aimerait le faire au moment où on le voudrait. On a plein d’opportunités qu’on ne saisit pas, pour revenir à la fin mais même avant. Maintenant, il faut mettre ça derrière nous, apprendre de cette défaite et se remobiliser pour la rencontre de mercredi soir ».


















