VTT : Kilian BRON : « C’est l’expédition qui m’a le plus demandé physiquement et mentalement »
Kilian Bron repousse les limites du VTT avec MIRAGE, un film retraçant son exploit inédit sur les sommets boliviens à plus de 6000 mètres.
Le monde du VTT retient son souffle. Kilian Bron, le virtuose funambule des sentiers impossibles, s’apprête à déchaîner sur grand écran sa dernière épopée, MIRAGE. Prévu pour début juin, ce long-métrage d’1h10 n’est pas seulement un film, c’est le point d’orgue d’une trilogie documentaire vertigineuse, une odyssée qui pousse l’homme et sa machine aux confins du possible. Au cœur de ce projet : un rêve fou, une revanche sur le destin et une descente qui s’annonce déjà légendaire.
Un défi aux confins du réel
Imaginez. Un point A : la province argentine de Salta, à 1500 mètres d’altitude. Un point B : le sommet glacial du Huayna Potosi, en Bolivie, qui culmine à 6094 mètres. Entre les deux, un terrain de jeu aussi sublime qu’impitoyable. Kilian Bron a dévoré les lignes droites infinies de la Cordillère des Andes, traversé l’Altiplano, dompté le plus grand désert de sel du monde, le Salar d’Uyuni, par des températures glaciales de -10°C. Il a gravi puis dévalé le volcan Tunupa à plus de 5000 mètres, avant de se confronter au géant, au mirage ultime : le Huayna Potosi. L’objectif n’était pas seulement de le gravir, mais de le descendre. À vélo. Une performance inédite, un exploit qui flirte avec l’alpinisme sur un glacier creusé de failles mortelles.
Le doute comme compagnon de route
Mais derrière l’image du surhomme se cache une aventure intérieure intense, marquée par l’échec d’une précédente tentative en 2022. La montagne avait dit non. Cette fois, Kilian est revenu, hanté par ce sentiment d’inachevé. « Ce projet me tenait particulièrement à cœur. Quelque chose est resté là. Inachevé. Silencieux, mais tenace », confie Kilian Bron. « Je savais dans quoi je m’embarquais mais ça a été encore au-delà. C’est l’expédition qui m’a le plus demandé physiquement et mentalement. Nous avons mis toutes les chances de notre côté mais j’ai énormément douté. Nous avons finalement eu un seul créneau météo. Ce n’était pas gagné d’autant plus que nous sommes trois, dont moi, à avoir souffert du mal des montagnes à 24 heures du départ. C’était de l’alpinisme mais à vélo… avec une dimension très engagée sur la descente ».
Plus qu’un exploit, une aventure humaine
MIRAGE transcende la simple performance sportive. C’est une plongée dans l’âme d’un voyage où les rencontres sculptent le récit. Au cœur de cette dimension humaine, il y a Liita, une guide de haute montagne bolivienne issue des « Cholitas escaladoras ». Ces femmes puissantes, qui gravissent les plus hauts sommets dans leur tenue traditionnelle, sont un symbole d’émancipation et de courage. « La dimension humaine est primordiale », insiste Kilian. « Liita a été ma guide officielle sur ce projet ». Sa présence apporte une profondeur et un message universel au film, qu’elle résume d’une phrase inspirante : « Ne jamais cesser de rêver, il faut oser, il faut faire des choses folles. C’est quand on essaie que l’on se rend compte que nous sommes capables ».
Rendez-vous sur grand écran
Réalisé par Valentin Birant, avec la photographie saisissante de Pierre Vieira, MIRAGE est une expérience sensorielle totale, portée par la bande son d’Alex Gardic. Le film sera projeté dans plus de 50 salles en France. Trois séances exceptionnelles se tiendront en présence de Kilian Bron pour partager l’intensité de cette aventure : le 3 juin au CGR Lyon Brignais, le 4 juin au CGR Vitrolles et le 9 juin pour une soirée qui s’annonce mémorable au Grand Rex à Paris. Une occasion unique de vibrer face à des images à couper le souffle et de toucher du doigt le rêve fou d’un homme qui transforme les montagnes en poésie.

















