CYCLISME : Giro del Belvedere – HUBER et RAMIREZ pour se montrer, FINN pour marquer l’histoire
Le coureur suisse, 2e aux Championnats du monde U23 au Rwanda, aux côtés de l’alpiniste équatorien qui a impressionné au Tour de l’Avenir, ainsi que du Français Sparfel et du Polognais Jackowiak.
Le lundi 6 avril à Trévise, de nombreuses étoiles montantes se mettront en ligne pour courir après la couronne de Lorenzo Finn, qui doit encore décider s’il défendra son titre. Le champion du monde des Espoirs pourrait revendiquer une rare victoire consécutive, qui remonte à 66 ans.
Il y a une raison pour laquelle le Giro del Belvedere est souvent appelé le « Championnat du Monde du Printemps ». Son tableau d’honneur parle de lui-même : en 103 ans d’histoire, de nombreux futurs champions du monde du cyclisme ont marqué les routes de Trévise.
Le lundi 6 avril, à Villa di Cordignano (Trévise, nord de l’Italie), l’histoire est prête à être écrite à nouveau. Certains des meilleurs coureurs des moins de 23 ans au monde vont s’affronter — et peut-être s’imposer — sur un parcours de 168 kilomètres qui ne demande que chaque goutte de sueur.
Le champion en titre est Lorenzo Finn, qui est arrivé au classique du lundi de Pâques de l’an dernier déjà portant l’aura d’un prodige, ayant remporté le championnat du monde junior la saison précédente. Le talentueux coureur ligurienne n’a pas perdu de temps pour s’adapter à la nouvelle catégorie, remportant la victoire au Giro del Belvédère avant de répéter l’exploit aux Championnats du monde au Rwanda.
S’il décide de courir, Finn commencerait à porter le maillot arc-en-ciel et pourrait tenter une victoire consécutive qui manque depuis 66 ans, depuis le doublé de Claudio Zanchetta en 1959 et 1960. Alors que le pilote Red Bull Bora-Hansgrohe Rookies envisage encore sa participation, l’un de ses plus grands rivaux en Coupe du monde rwandais a déjà confirmé sa présence : Jan Huber (Team Tudor). Pour le jeune Suisse, ce sera les débuts au Giro del Belvedere, mais tout laisse penser qu’il fera partie des protagonistes.
Parmi les coureurs attendus pour faire la différence dans les ascensions, Mateo Ramirez (Génération Z des Émirats arabes unis) est sans doute l’un des plus respectés. Inspiré par son compatriote Jhonatan Narváez, le jeune grimpeur de 18 ans a déjà failli un résultat majeur au Giro della Valle d’Aosta, terminant sixième au classement général du Tour de l’Avenir, démontrant les talents d’un grimpeur pur.
En déplaçant l’attention sur les coureurs français — notamment au sein de l’équipe Decathlon — une grande attention est portée sur Paul Seixas, mais un autre talent qui émerge rapidement derrière lui est Aubin Sparfel. Contrairement à son compatriote plus connu, Sparfel est un coureur rapide qui sait aussi bien gérer les courtes montées — un profil qui, sur le papier, convient parfaitement au Giro del Belvedere.
Un profil similaire est celui de Jan Michal Jackowiak (Bahrain Victorious). Âgé de seulement 18 ans, le talent polonais a déjà montré une forte personnalité, prouvant au Giro di Sardegna qu’il pouvait tenir tête aux coureurs professionnels.
Les principaux espoirs de l’Italie, en attendant la Finlande, reposent sur Mattia Negrente et Ludovico Maria Mellano de l’équipe de développement XDS Astana.
Le compte à rebours a commencé et, comme chaque lundi de Pâques, les routes de Villa di Cordignano se préparent à accueillir une course qui pourra prédire l’avenir. Car au Giro del Belvedere, depuis plus d’un siècle, les coureurs ont couru pour plus que gagner : ils ont couru pour devenir quelqu’un.

















