CYCLISME : « Le temps qui passe, les rêves qui pressent » par Celine de Wilma
« En mars, je vais avoir 40 ans et l’écrire me fait quelque chose ».
« Je mesure la chance immense que c’est d’arriver là, en bonne santé, entourée, encore pleine d’envies. Et en même temps, si je suis honnête, ça me remue profondément.
Pas parce que j’ai peur de vieillir, mais parce que je sens à quel point le temps est précieux et que j’ai encore mille choses à accomplir, à créer, à vivre. Et parfois, la peur qui me traverse, c’est celle de manquer de temps.
Je sens très fort que je suis à un moment charnière. Un âge où on ne peut plus faire semblant, où on ne peut plus avancer à moitié, où on doit choisir ce qu’on veut vraiment honorer.
Et c’est exactement là que j’en suis avec Wilma.
L’année qu’on vient de vivre a été intense. Belle, exigeante, parfois épuisante.Rien n’a été simple, et pourtant, je n’ai jamais douté du pourquoi, je n’ai jamais perdu le sens derrière tout ça.
Wilma, ce n’est pas “juste” une marque. C’est un rêve qu’on porte chaque jour, un projet construit avec le cœur, le corps, la tête. Un projet qui demande de l’endurance, de la foi, et beaucoup de travail invisible.
On rêve grand pour 2026. Très grand. Mais on sait aussi ce que ça coûte d’y aller. Les doutes. Les décisions difficiles. Les jours où il faut continuer même quand l’énergie est basse.
Et pourtant, je crois que c’est exactement ça : avancer sans se trahir, ne pas renoncer à ses rêves, mais apprendre à les porter autrement. Avec plus de conscience. Plus de respect pour soi. Plus de fidélité à ce qu’on est.
Wilma avance parce que ce projet est porté collectivement. Parce qu’il y a une équipe qui croit au sens, pas seulement aux résultats.
Cette année, on a appris ensemble. On a ajusté. On a parfois ralenti. Et on a continué.
Je suis profondément reconnaissante de construire cette aventure avec des personnes qui respectent autant le projet que les femmes pour lesquelles on le crée.
Cette année, je choisis une ambition qui me ressemble. Une ambition qui ne nie pas mes peurs, mais qui ne les laisse pas décider à ma place. Une ambition qui accepte que le chemin soit imparfait, lent parfois, mais profondément aligné.
À l’aube de mes 40 ans, je n’ai pas toutes les réponses. Mais j’ai une certitude : je veux continuer à innover, à entreprendre, à rêver grand.
Et si je vous partage tout ça, c’est parce que je sais que beaucoup d’entre vous sont à des moments similaires. Peu importe votre âge. Des moments où on sent que quelque chose s’ouvre, et que quelque chose d’autre doit se fermer.
Alors pour ce mois de janvier, je nous souhaite de ne pas rétrécir nos désirs par peur du temps, mais d’apprendre à choisir ce qui compte vraiment, et d’y aller, même si ce n’est pas simple tous les jours ».
No Matter the Distance, Céline


















