CYCLISME : 4ème édition de l’Ascension du Mont Ventoux par l’Association Française d’Urologie
La 4ème édition de l’Ascension du Mont Ventoux, organisée par l’Association Française d’Urologie (AFU), se tiendra le 30 août 2025 au départ de Bédoin (84).
Cet événement sportif et solidaire, parrainé par Bernard Hinault et soutenu par les Ministères de la Santé et des Sports, vise à sensibiliser le public aux grandes pathologies masculines (cancer de la prostate, cancer des testicules, infertilité, dysfonction érectile) tout en promouvant les bienfaits de l’activité physique adaptée.
Deux parcours cyclistes, accessibles à tous niveaux, sont proposés, avec des vélos classiques ou électriques.
Les bénéfices seront reversés au Fonds d’Innovation en Urologie pour soutenir la recherche et améliorer la qualité de vie des patients.
Une réunion scientifique ouverte au public aura lieu le 29 août pour discuter des effets du sport sur la santé masculine.
Plus de 600 participants sont attendus pour cette journée conviviale et solidaire.
Un événement avec le parrainage du Ministère de la Santé et de l’Accès aux soins ainsi que du Ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative.
Des parcours pour tous les niveaux
L’AFU propose l’ascension selon deux parcours de niveaux différents, acceptant aussi bien les vélos classiques que ceux à assistance électrique (VAE). L’objectif est de permettre à chacun de contribuer à cette belle cause dans une ambiance chaleureuse et solidaire.
Les deux parcours proposent d’emprunter la magnifique route des Gorges de la Nesque avant de monter le Ventoux par Sault, une ascension plus longue mais moins exigeante que par les deux autres versants.
Le petit parcours : Accessible à tous
D’une distance de 74 km et d’un dénivelé positif de 1 200 m, ce parcours est conçu pour être accessible au plus grand nombre et est un peu plus long mais beaucoup moins exigeant que ceux des éditions précédentes. Il est particulièrement adapté aux cyclistes amateurs ou ceux qui souhaitent découvrir le Mont Ventoux en douceur, que ce soit en vélo musculaire ou en vélo à assistance électrique.
Le grand parcours : Pour les cyclistes aguerris
D’une distance de 98 km et d’un dénivelé positif de 2 130 m, ce parcours est réservé aux vélos musculaires. Le tracé est commun avec le petit parcours jusqu’au Chalet Reynard. Ensuite, les participants effectueront la montée finale du Ventoux sur 6 km avec les deux derniers kilomètres à plus de 10 %. Au total, l’ascension depuis Sault est d’une longueur de 26 km.
Informations : www.afu-ventoux.fr
Inscriptions (limitées à 600 participants) : https://www.sportsnconnect.com/calendrier-evenements/view/21507/afu-roulons-pour-la-sante-de-l-homme
Une vaste campagne de dons pour soutenir la recherche urologique
Cet événement sportif et solidaire est également porteur d’une vaste campagne de dons, cruciale pour l’avenir de la santé urologique. Une partie des fonds récoltés sera directement reversée au Fonds d’Innovation en Urologie de l’AFU, une initiative dédiée au soutien de la recherche et de l’innovation médicale dans le domaine de l’urologie.
Ces fonds permettent de financer des projets de recherche novateurs qui visent à améliorer la prise en charge des patients atteints de cancers et de pathologies urologiques. Contribuer à ce fonds, c’est participer à la découverte de traitements innovants qui peuvent sauver des vies et soulager la souffrance des patients. C’est aussi un moyen direct d’améliorer la qualité de vie de nombreuses personnes en finançant des projets de recherche. Enfin, ce soutien joue un rôle essentiel dans la prévention des maladies urologiques, un enjeu majeur de santé publique.
Les dons peuvent être effectués dès maintenant sur la page dédiée : https://www.helloasso.com/associations/fonds-d-innovation-en-urologie
Rappelons que ces dons sont éligibles aux différents dispositifs de déductions fiscales en vigueur.
Une réunion scientifique destinée au grand public
Le vendredi 29 août à 16h au Village de vacances VTF – Les Florans à Bédouin, une réunion scientifique dédiée au grand public est organisée par l’AFU la veille, en fin de journée. L’occasion pour les urologues spécialistes de sensibiliser le plus grand nombre sur les effets du sport dans la lutte contre les maux masculins.
Au programme
• Introduction par Pr. Alexandre de la Taille et Bernard Hinault
• Enjeu de société, amélioration de la forme à tout âge
• Témoignage Bernard Hinault : 70 ans en pleine forme
• Roulons contre le cancer – Dr. François Rozet
• Mise en pratique – Pr. Romain Mathieu
• Vieillir en forme – Pr. Pierre Mongiat-Artus
• Activité physique adaptée et lien social, l’exemple du club La Pomme – Patrick Sorin
• Vélo et périnée masculin – Dr. Antoine Faix
• Vélo et périnée féminin – Pr. François Haab
• Conclusion par Pr. Alexandre de la Taille et les associations de patients.
Une campagne de santé publique soutenue par l’état
Avec le parrainage du Ministère de la Santé et de l’Accès aux soins, et du Ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, cette 4ᵉ édition de l’ascension du Mont Ventoux par l’AFU incarne une véritable campagne de santé publique. L’objectif est clair : sensibiliser le plus large public possible aux grandes pathologies de la santé masculine – cancer de la prostate, cancer des testicules, infertilité, dysfonction érectile – et promouvoir les bienfaits de l’activité physique adaptée.
Le Fonds d’Innovation en Urologie (FIU) joue un rôle central dans cette démarche. Les fonds collectés permettront de soutenir des projets de recherche concrets pour améliorer la prévention, les traitements et la qualité de vie des patients. Une campagne d’intérêt général soutenue par l’État, au service de la santé de tous.
Une mobilisation internationale et un partenariat avec Odysséa
La randonnée vélo du Mont Ventoux incarne un message fort pour la santé publique, un événement de solidarité et une occasion de sensibiliser le grand public à l’importance du dépistage et de la prévention des pathologies urologiques. L’AFU, en tant qu’acteur majeur dans la recherche et la sensibilisation à la santé masculine, porte cette initiative avec détermination et engagement.
Cette année, elle est rejointe par des délégations internationales, avec entre autres :
• la présence du Pr. Arnulf STENZL, Secrétaire Général de l’European Association of Urology,
• les délégations de Suisse, d’Allemagne et du Royaume-Uni.
Un nouveau partenariat stratégique a également été établi avec Odysséa, une association reconnue pour l’organisation d’événements sportifs nationaux de solidarité et de prévention, particulièrement engagée dans la lutte contre le cancer du sein. Ce rapprochement est primordial pour les deux entités, car il permet de concrétiser un angle commun fort : la mobilisation du public par le sport au service de la santé. Il s’agit ainsi de rassembler et de sensibiliser non seulement pour la santé masculine, mais aussi pour la santé féminine, soulignant l’importance d’une approche globale de la santé par l’activité physique.
Concrètement, Odyssea sera présente pour soutenir la randonnée du Mont Ventoux. En retour, l’AFU s’engagera en tant que partenaire majeur lors de la course Odyssea des 4 et 5 octobre à Paris, renforçant ainsi le lien entre la santé masculine et féminine lors de ces événements sportifs et solidaires.
Ce partenariat souligne une vision partagée où le sport devient un levier essentiel pour la prévention et la sensibilisation à grande échelle.
L’activité physique : Un allié majeur pour la qualité de vie des patients
Cela fait déjà plusieurs années que les scientifiques se sont penchés sur le rôle du sport dans le cadre de la prévention des maladies chroniques et des cancers. Mais les bienfaits de l’activité physique adaptée (APA) lors de la prise en charge de la maladie ont été trop longtemps sous-estimés. C’est pourquoi l’Association Française d’Urologie a lancé la démarche « Sport et Cancer ».
Cancers : Le sport à toutes les étapes
Explications avec Dr François Rozet, urologue à l’Institut Mutualiste Montsouris (Paris) et administrateur de l’AFU.
Lorsque l’on souffre d’un cancer, l’énergie peut manquer et le moral vaciller. Il est pourtant indispensable d’entretenir une activité physique régulière. Elle est le partenaire privilégié de vos traitements.
« Le sport améliore les performances physiques, les capacités fonctionnelles et la composition corporelle (augmentation de la masse maigre, diminution de la masse grasse). Il stimule les fonctions cognitives, réduit le risque de chutes et fractures, lutte contre la fatigue, les troubles du sommeil et le stress… ainsi que le prouvent de nombreuses études. Si nous disposions d’une molécule avec de tels effets bénéfiques et pratiquement dépourvue de toxicité, nous la consommerions tous ».
Même malade, conserver une activité physique est essentiel. S’entretenir en pratiquant un sport lorsque l’on souffre d’un cancer permet d’accroître les capacités fonctionnelles, les performances physiques, les fonctions cognitives et sexuelles. Le sport contribue également à l’amélioration de la composition corporelle par la diminution de la masse graisseuse et l’augmentation de la masse maigre.
« Les patients qui font du sport sont en meilleure forme physique et plus heureux que les sédentaires. En pratiquant une activité, ils évitent la dépression, la fatigue et le stress liés à la maladie. Garant d’une meilleure minéralisation osseuse, le sport réduit le risque de chute et de fracture ».
Tous les cancers concernés
L’intérêt de pratiquer un sport a été clairement démontré dans les cancers du sein et du colon avec une diminution de la mortalité globale et du risque de récidive.
« Nous disposons déjà de données établies dans le cancer de la prostate. Le sport aide à lutter contre le syndrome métabolique des patients métastatiques ou traités par une suppression androgénique. La castration hormonale s’accompagne en effet de tout un cortège d’effets secondaires comme la déminéralisation osseuse, la sarcopénie, l’hypertension, le diabète qui peuvent être limités grâce à l’activité physique adaptée ».
Même à un stade localisé de la maladie, le sport améliore la qualité de vie des patients, réduit les effets secondaires des traitements, la fatigue spécifique à la maladie et les effets psychogènes. « Les patients actifs résistent mieux aux traitements et l’impact sur le pronostic de la maladie est très souvent positif », ajoute le Dr Rozet qui encourage tous les patients à faire du sport.
Si l’activité permet de réduire le risque cardio-vasculaire, elle s’accompagne parfois aussi d’un changement de mode de vie avec une perte de poids quand elle est nécessaire. Et il arrive que les patients parviennent à arrêter de fumer et développent une meilleure estime d’eux-mêmes.
Une balance bénéfices / risques en faveur de l’APA
Parfaitement adaptée au profil métabolique de chaque patient, l’Activité Physique Adaptée (APA) est bien encadrée par des professionnels (professeurs de sport, kinésithérapeutes, coachs). Les bénéfices du sport sont toujours conséquents et la toxicité, si elle survient, très limitée.
« Un patient en surpoids, fumeur et très sédentaire ne doit pas se jeter à corps perdu dans le sport. Dans toute activité, il existe un risque cardio-vasculaire », met tout de même en garde le Dr Rozet.
L’OMS recommande 150 mn d’activité d’endurance par semaine ou 75 mn d’activité soutenue, ou encore une combinaison des deux. Plus l’activité est importante, plus le bénéfice sera conséquent.
« Il y a une relation dose / effet et les bénéfices sont majeurs. Mais il faut éviter le syndrome du « weekend warrior » avec une suractivité en fin de semaine et une vie totalement sédentaire la semaine et également veiller à ce que la bonne volonté initiale ne s’amenuise pas avec le temps ».
Des sports d’intensité faible, modérée ou élevée sont prescrits en fonction du métabolisme et des capacités de chacun. Les sports de combats ou traumatisants pour le corps ont des effets bénéfiques limités sur le patient et sa maladie.
« Les études montrent que dans la population générale, les bénéfices sont toujours largement supérieurs aux risques d’accidentologie notamment cardio-vasculaire, mais il est nécessaire d’encadrer ce risque ».
En cas de doute, une épreuve d’effort sera prescrite par le médecin et une consultation avec un cardiologue suggérée. L’activité physique adaptée s’articule autour d’exercices d’entretien de fond, de renforcement musculaire, des mouvements pour lutter contre l’ostéoporose ou la sarcopénie (diminution des fibres musculaires accentuée par les traitements hormonaux).
Les centres de cancérologie proposent des soins de support s’intégrant dans les traitements non médicamenteux du cancer. Des outils connectés (montre, téléphone) et des applications peuvent aider à maîtriser le niveau d’activité et à s’entrainer à en faire plus si nécessaire.
À noter que l’activité physique adaptée, si elle est prescrite par un médecin, n’est pas prise en charge par l’Assurance Maladie.
Des effets bénéfiques prouvés
De nombreuses études ont permis d’identifier qu’avec une pratique sportive adaptée, on constate :
• Une baisse de 36% de la fatigue quel que soit le stade du cancer
• Une atténuation des effets secondaires pour certains traitements.
• Une amélioration de l’image corporelle, du sommeil et une diminution de l’anxiété et des symptômes dépressifs.
• Pour le sein et le côlon de nombreuses études avec un niveau de preuve élevé, concluent que le sport diminue de 40% le risque de mortalité globale, de 35% le risque de décès spécifique et de 45% le risque de récidive.
• Pour le cancer de la prostate, le sport diminue le risque de cancer dans la population générale, ralentit l’évolution du cancer chez les patients atteints et améliore la qualité de vie des patients traités.
Zoom sur 4 grandes thématiques urologiques
Le cancer de la prostate, 1er cancer masculin
Avec plus de 50 000 nouveaux cas par an en France, le cancer de la prostate est le 1er cancer masculin et entraîne environ 8 000 décès par an soit pratiquement un décès toutes les heures. Pour cette raison, il est indispensable que les hommes de plus de 50 ans et leur entourage soient mieux informés. En effet, il existe des moyens efficaces de détecter ce cancer à des stades où il est encore guérissable, on parle de détection précoce ou de dépistage lorsqu’il est organisé par les pouvoirs publics.
Un dépistage personnalisé
La procédure de diagnostique précoce est devenue personnalisée en fonction du dosage du PSA, des caractéristiques de l’individu (âge, antécédents de cancers dans la famille, origine ethnique…) mais également de l’apport de l’imagerie par IRM et des nouvelles techniques de biopsies ciblées. Le développement de l’IRM multiparamétrique a ainsi radicalement changé la donne, permettant d’éviter des biopsies inutiles et d’améliorer l’évaluation initiale de la gravité du cancer. La personnalisation de la prise en charge passe également par l’identification des facteurs de risque, et notamment l’hérédité. On estime ainsi que les cancers héréditaires comptent pour 5 à 10 % de la totalité des cancers de la prostate. Ces tumeurs surviennent habituellement à un âge plus précoce et sont également souvent plus agressives. D’où l’importance de les détecter au plus tôt. Des traitements adaptés
Les traitements se sont adaptés au patient, et se sont améliorés ces dernières années, allant de la surveillance active pour les formes peu agressives aux traitements plus radicaux. Les connaissances acquises en quelques années se portent également sur la qualité de vie des patients afin de mieux vivre durant les traitements et après ceux-ci.
Le cancer des testicules
Le cancer des testicules, s’il est rare avec 2800 cas en 2018, mérite d’être connu par le grand public pour être mieux dépisté.
Le cancer des testicules affecte des patients jeunes, majoritairement entre 18 et 45 ans. Dépisté tôt, le traitement se résume à une étape : l’ablation du testicule malade (orchidectomie).
Des sujets jeunes, entre 18 et 45 ans
Cette intervention reste majeure pour une cible en cours d’élaboration de sa vie d’adulte, avec des retentissements psychologiques, physiques et une potentielle anxiété sur la fertilité. Pour autant, elle reste bien moins lourde que dans les cas de diagnostics plus avancés où les patients se verront proposer chimiothérapie, radiothérapie voire chirurgie lourde d’exérèse des masses résiduelles (ganglions abdominaux, cervicaux, thoraciques, ablation d’un segment du foie ou du poumon). Ces derniers traitements peuvent supprimer toute possibilité de fertilité naturelle.
Une survie globale qui avoisine les 99%
La guérison est la plus fréquente, avec une survie globale avoisinant les 99%. Pour autant l’impact de ces traitements lourds appelle une méthode simple mais méconnue de la population française : le dépistage par autopalpation.
L’autopalpation, un geste simple pour un dépistage au plus tôt
La technique est simple à acquérir, au cours d’une consultation médicale et même désormais par des vidéos médicales sur les principales plateformes et réseaux. Comme pour le cancer du sein, la généralisation de ce geste simple permettrait d’éviter les diagnostics tardifs et donc d’alléger le poids global des séquelles thérapeutiques.
L’hypertrophie bénigne de prostate : une pathologie bénigne mais fréquente
L’hypertrophie bénigne de prostate une affection très fréquente de l’homme de plus de 50 ans. Environ 30% des hommes de plus de 65 ans se plaignent de symptômes liés à cette condition. L’hypertrophie bénigne de la prostate est une pathologie survenant avec l’âge, qui bien que bénigne peut avoir un impact important sur la qualité de vie des patients. Il est donc important de sensibiliser les hommes de plus de 50 ans ayant des symptômes urinaires afin de leur proposer des solutions thérapeutiques personnalisées pour améliorer leur quotidien tout en limitant le risque de complications.
Des troubles mictionnels qui entament la qualité de vie des patients
Lorsque la prostate augmente de volume elle peut alors gêner le passage de l’urine et empêcher la vessie de se vider correctement. Le patient ressent alors des symptômes tels que: la sensation de mal vider sa vessie, des envies urgentes et fréquentes d’uriner le jour comme la nuit, une baisse de la force du jet, un jet haché ou des gouttes retardataires… ces symptômes peuvent parfois avoir un impact important sur la qualité de vie du patient.
Un enjeu très important est de rassurer le patient et de lui expliquer que cette pathologie est par définition bénigne et ne constitue en aucun cas une prédisposition au cancer. Néanmoins c’est souvent à l’occasion d’une consultation pour des troubles mictionnels que le dépistage du cancer de la prostate est abordé. Une fois que le diagnostic d’hypertrophie bénigne de prostate est posé, le médecin s’assure qu’il n’y a pas de complications et notamment pas de répercussion sur le bon fonctionnement des reins ou de la vessie.
Traiter tout en préservant la sexualité des patients
Les moyens de soulager les patients sont nombreux : parfois il suffit simplement d’appliquer des conseils hygiéno-diététiques comme mieux répartir ses boissons dans la journée et de limiter le café, le thé et l’alcool. Parfois il est nécessaire de prendre des médicaments qui peuvent « détendre » la prostate, en diminuer l’inflammation ou en diminuer la taille. Lorsque ce n’est pas suffisant, un recours à une intervention chirurgicale peut s’avérer nécessaire. Le principe de ces interventions est de désobstruer la prostate pour que les urines puissent passer plus facilement. Aujourd’hui, nous disposons de nombreuses techniques peu invasives permettant de soulager les patients tout en limitant le risque de complications ou de séquelles. Un des enjeux modernes de ces traitements est d’améliorer le confort des patients sans pour autant altérer leur sexualité.
Baisse de la fertilité masculine, un problème mondial
Depuis près d’un demi-siècle, de nombreux rapports font état d’une diminution de la fertilité masculine, avec une diminution à la fois en nombre et en qualité des spermatozoïdes. Un déclin aussi rapide et profond (diminution de moitié en 50 ans) à l’échelle d’une espèce ferait craindre, pour les plus alarmistes, une extinction de l’espèce.
L’environnement pointé du doigt
Pour expliquer une telle diminution, l’environnement est pointé du doigt, notamment les molécules ayant une capacité de perturbateur endocrinien, capables de diminuer le développement des organes reproducteurs à des phases critiques de celui-ci, mais pas que… En effet, de nombreux facteurs, faisant partie intégrante de notre mode de vie ont également un impact prouvé sur la fertilité de l’homme adulte : obésité, tabac, cannabis, alcool, manque de sommeil, stress, sédentarité… Certains facteurs (obésité) auraient même un effet transgénérationnel.
Une évaluation systématique de l’homme en cas d’infécondité du couple
Aujourd’hui, on estime qu’une infécondité de couple sur deux est expliquée entièrement ou en partie par un facteur masculin. Il est donc urgent d’en informer la population et de proposer une prise en charge systématique de l’homme. En effet, la majorité des causes d’infécondité masculine sont accessibles à un traitement (ou à une mesure corrective pour ce qui est du mode de vie). Cependant, la condition sine qua non pour la proposer est de déterminer quelle en est la cause. Pour cette raison, l’évaluation d’un homme infertile ne doit pas se résumer à faire un spermogramme, comme on le présente souvent.
La varicocèle, une pathologie fréquente, mais souvent méconnue
Parmi les causes d’infécondité trop souvent méconnues, la varicocèle, ou varice du testicule, est présente chez 40 % des hommes consultant pour infécondité. Cette pathologie est traitable lors d’une chirurgie ambulatoire ou par un geste de radiologie interventionnelle. Lorsqu’elle est traitée, l’homme récupère tout ou partie de sa fertilité (augmentation de la concentration de spermatozoïdes et de leur mobilité, meilleure qualité de l’ADN des spermatozoïdes). Il est aujourd’hui prouvé que le traitement de la varicocèle augmente les chances de grossesse naturelles, ainsi que les chances de succès de la fécondation in vitro.
Des traitements médicaux aujourd’hui disponibles
Par ailleurs, des traitements médicaux permettent de stimuler la production de spermatozoïdes, et d’améliorer la fertilité de l’homme. Ces traitements qui agissent par des moyens hormonaux, ne doivent pas être débutés sans un examen approfondi de l’homme par le spécialiste qui déterminera quel traitement est le plus adapté à son dysfonctionnement. En effet, prescrits à mauvais escient, ils peuvent perturber le fonctionnement du testicule.
À propos de l’Association Française d’Urologie
L’Association Française d’Urologie est une société savante représentant plus de 90 % des urologues exerçant en France (soit 1 318 médecins). Médecin et chirurgien, l’urologue prend en charge l’ensemble des pathologies touchant l’appareil urinaire de la femme et de l’homme (cancérologie, incontinence urinaire, troubles mictionnels, calculs urinaires, insuffisance rénale et transplantation), ainsi que celles touchant l’appareil génital de l’homme. L’AFU est un acteur majeur de la recherche et de l’évaluation en urologie. Elle diffuse les bonnes pratiques aux urologues afin d’apporter les meilleurs soins aux patients.


















