ESCRIME : Stéphane MARCELLIN, Directeur Technique National de la FFE
Sur proposition du président de la Fédération Française d’Escrime et de la Direction des Sports, la Ministre des Sports, de la Jeunesse et de la vie associative a nommé Stéphane Marcellin au poste de Directeur Technique National, à compter du 1er avril 2025.
À la suite du processus habituel mis en place par le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la vie associative et la Fédération Française d’Escrime, Stéphane Marcellin a été nommé Directeur Technique National. À tout juste 62 ans, il succède à Jean-Yves Robin, directeur technique national depuis le 20 mars 2023. Parfait connaisseur de l’univers de l’escrime, il prendra officiellement ses fonctions le 1er avril. Mais dès le mois de mars, il entamera un premier tour d’horizon et rencontrera les différents acteurs de la discipline.
« Stéphane, quel est votre sentiment à la suite de votre nomination ?
C’est d’abord une grande fierté. J’avais quitté la fédération pendant quelques années mais je suis très heureux de revenir travailler avec cette nouvelle équipe présidée par Rémy Delhomme. Je repense à tous mes prédécesseurs qui ont marqué la fédération depuis de nombreuses années dans son développement et dans les résultats. Je suis très motivé pour partager mon expérience et travailler avec les cadres techniques présents. Il est important de les remettre au cœur du projet de notre fédération en lien et en collaboration avec les élus. Il faut prendre les bons virages pour permettre à la fédération de progresser dans les années et olympiades à venir. Je suis prêt à relever le challenge.
Quelles sont les grandes lignes de votre feuille de route sur le haut niveau ?
Dans un premier temps, je vais faire un tour complet de la situation. Je vais échanger avec tous les cadres, quelles que soient leurs missions pour connaitre leur histoire et leur projet. Nous prendrons ensuite les décisions pour monter une équipe efficiente. Il faudra faire preuve d’un sens collectif. Pour préparer Los Angeles, il faut déjà se mettre en ordre de marche. On ne doit pas perdre d’énergie en interne à s’opposer. L’énergie que l’on doit dépenser, c’est sur la piste pour battre nos adversaires. Ces derniers mois, nous avons perdu des entraîneurs pour de multiples causes. Le but n’est pas de se lamenter. Nous avons un beau réservoir et des jeunes qu’il faut intégrer dans ce projet de haut niveau. Les différentes équipes devront fonctionner en échange et en transversalité.
Bien évidemment, nous allons aussi échanger avec les athlètes, étudier leur projet. De notre côté, nous allons définir un cadre clair pour qu’il n’y ait pas de surprises. Longtemps l’INSEP a regroupé les meilleurs athlètes. Aujourd’hui, un autre mode de fonctionnement existe et il faut le prendre en compte. L’INSEP est un outil à disposition de l’entraîneur national. Le but ultime c’est que les équipes soient efficientes. Mais il ne faut pas oublier que l’escrime est un sport d’opposition. La quantité d’athlètes est une de nos forces avec des séances d’opposition de haut niveau. Cela doit être remis en avant. Nous étudierons au cas par cas.
Au-delà du haut niveau, vos missions seront multiples avec par exemple le développement de la pratique ou la formation des enseignants et maitres d’armes.
Il faut renforcer les politiques publiques et trouver les moyens de fidéliser nos pratiquants qui ne sont pas forcément dans la compétition mais qui peuvent être un levier important sur le développement des clubs, des emplois d’enseignants et des maitres d’armes. J’ai eu une longue période dans le haut niveau mais j’ai été au départ maitre d’armes de clubs, dans le développement, l’animation etc. Je connais le cœur du métier. Il faut penser à tous ces enseignants qui effectuent un travail remarquable. Pour faire du haut niveau, il est indispensable que cette base fonctionne bien.
Rémy Delhomme, Président de la FFE
« Nous souhaitions que le nouveau DTN connaisse très finement tout l’écosystème de l’escrime dans toutes ses dimensions, dans toute sa diversité. C’était nécessaire pour mettre en place un travail d’équipe entre les élus, les cadres techniques, les salariés, les ligues, les clubs et bien sûr les athlètes de haut niveau. Stéphane est la meilleure personne pour incarner cette réunification. Il a démontré par le passé ses grandes compétences à tous les niveaux de la FFE.
Après les perturbations des dernières années, l’objectif n’est pas de faire une révolution mais de redonner de la confiance. Beaucoup de cadres techniques sont sortis meurtris par cette dernière olympiade malgré des bons résultats dus à l’union sacrée instaurée pour réussir ces Jeux de Paris 2024. Il nous tient à cœur de leur redonner la place qu’ils méritent par rapport à leur travail. Dans la tempête, ils ont su garder le cap. Même si nous avons eu des départs depuis la fin des Jeux, nous avons en France la chance d’avoir un réservoir très important d’excellents cadres techniques et Maîtres d’armes. La Direction Technique Nationale est aujourd’hui en sous-effectif de 8 cadres ce qui implique que Stéphane devra mettre en place dès sa prise de poste un management et un recrutement adaptés. Stéphane ne va pas manquer de travail avec le haut niveau mais aussi le développement et notamment la fidélisation de nos licenciés ou encore la formation des cadres et de nos futurs enseignants. Mais il est passionné et il a la carrure pour réussir. »
Brice Guyart, Vice-président de la FFE, en charge de la performance et du haut niveau
« Nous sommes très heureux que le Ministère des Sports ait retenu le candidat que nous proposions. Nous étions unanimes sur l’importance que le nouveau DTN connaisse parfaitement l’escrime, les cadres et les entraîneurs nationaux en place. Il y aura besoin d’écoute, de proximité et de management pour trouver les meilleures solutions pour les athlètes. Nous avions besoin de cette stabilité. C’était important d’avoir un profil qui parle la même langue que les cadres techniques dans le haut niveau mais aussi dans le développement des pratiques.
J’ai connu Stéphane de 1999 à 2012 en tant qu’entraîneur, d’abord au pôle de Châtenay-Malabry puis à l’INSEP. C’est quelqu’un d’hyper engagé et d’hyper investi. Il est droit, au service du collectif mais aussi de l’humain. Il a cette capacité à écouter, à essayer de trouver des consensus. Mais quand ce n’est pas possible, il sait prendre des décisions et les assume. »
Stéphane Marcellin
Né le 22 janvier 1963, athlète de haut niveau dans ses jeunes années, il a intégré l’INSEP en 1982 au sein du collectif France du fleuret. Après avoir enseigné comme Maître d’Armes dans des clubs de la région parisienne (Le Pecq, Le Chesnay, Racing Club de France), il a intégré la Fédération Française d’Escrime en 1996 comme Cadre Technique sur des missions d’entraînement national au fleuret au pôle de Châtenay-Malabry.
Entraîneur, puis responsable de pôles cadets/juniors, puis entraîneur national adjoint, il est nommé entraîneur national de l’équipe de France olympique de fleuret hommes jusqu’en 2012. Il a ensuite dirigé le département communication de la FFE et fut responsable des grands événements dont la FFE avait la responsabilité sur le plan national et international. De la fin des Jeux olympiques de Rio 2016 à 2021, il occupe le poste de Directeur des équipes de France du haut niveau à la FFE. Le 1er mars 2022, il intègre la Fédération Française de Pentathlon Moderne en tant que Cadre de la Direction Technique Nationale. Il prendra ses fonctions de DTN de la Fédération française d’escrime le 1er avril 2025.

















