JUDO : Signature de la convention entre la police nationale et la Fédération Française de Judo
Vendredi 2 février, la police nationale a profité du Grand Slam de Paris pour signer une convention bilatérale avec la Fédération Française de Judo et Disciplines Associées.
Cette convention vise à formaliser les engagements réciproques de la police nationale et de la Fédération pour aider les athlètes à faire vivre leur projet sportif tout en pensant à leur reconversion. Un rapprochement qui se fait dans le cadre de la création de l’Equipe police nationale qui compte à ce jour plus de 65 athlètes, femmes et hommes engagés dans plus de 20 disciplines olympiques, paralympiques et non olympiques. Trois athlètes de la Fédération Française de Judo bénéficient aujourd’hui du dispositif mis en place entre la police nationale avec l’Agence Nationale du Sport : Chloé Buttigieg, Romaric Bouda et Reda Seddouki. Cette signature s’inscrit dans le prolongement d’une démarche déjà menée avec six autres Fédérations Françaises : Athlétisme, Canoë-Kayak et Sports de Pagaie, Escrime, Natation, Surf et Ski.
Rachel Costard, commissaire générale et cheffe de la mission sport : « Derrière cette convention, il y a la volonté de contribuer à la réussite sportive des athlètes mais aussi celui de leur montrer le champ des possibles pour l’après carrière, notamment au sein de la police nationale. Chloé Buttigieg, Romaric Bouda et Reda Seddouki sont des magnifiques ambassadeurs des valeurs que l’institution partage avec le sport. Et au-delà de la performance qu’ils incarnent, ils sont aussi des policiers engagés, des personnalités inspirantes et des exemples de résilience. Cet accompagnement des athlètes ne peut se faire sans les fédérations et nous sommes très fiers aujourd’hui de signer avec la Fédération Française de Judo qui devrait faire briller le sport français l’été prochain à Paris. »
A propos de Chloé Buttigieg
Chloé Buttigieg a commencé le judo sur les conseils de sa maman, convaincue que le judo permettrait à la jeune fille d’avoir un rapport positif à son corps et aux autres. A 14 ans, la jeune francilienne part en pôle espoir à Poitiers puis rejoint l’INSEP en sénior pour s’entrainer avec les meilleures françaises de sa catégorie. Elle profite également de la densité du collectif pour s’entrainer avec les garçons et gagner des heures supplémentaires d’entrainements. Tout en haut de son palmarès, une médaille d’argent aux Jeux européens d’Oran en 2022 et au Grand Slam de Paris 2023 devant le public français.
En 2021, Chloé fait le choix de devenir policière adjointe en parallèle de sa carrière sportive. Une décision qui croise une volonté d’anticiper sa reconversion et une raison plus personnelle que Chloé révélera en novembre 2023 en témoignant des violences de son père dans une vidéo pour la police nationale à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Une étape importante pour l’athlète qui se reconstruit progressivement et qui veut passer un cap dans sa carrière sportive.
A propos de Romaric Bouda
Sportif de Haut Niveau depuis plus de 10 ans, le jeune judoka de l’Eure, Romaric Bouda, combat dans la catégorie des 66kg. Pensionnaire de l’INSEP depuis 2015, il s’entraîne au quotidien avec les meilleurs athlètes de l’Equipe de France de judo. Multimédaillé, Romaric enchaîne les succès avec notamment des podiums atteints lors des Championnats de France, de l’European Open Seniors, Grand Chelem Seniors et l’European Cup Seniors. Romaric est aussi un homme de défis, menant en parallèle de sa vie de sportif et des études de business develoment. Déterminé, le judoka s’est engagé au sein de l’Equipe police nationale après avoir un suivi la formation de policier réserviste afin de pouvoir s’entrainer sereinement et atteindre son objectif d’être sur le tatami de Paris 2024.
A propos de Reda Seddouki
Reda Seddouki est un judoka aussi déterminé que volontaire. Triple champion de France, celui qui combat en 66kg, s’est engagé dès ses 20 ans dans la police nationale, d’abord en tant qu’élève adjoint de sécurité avant de passer le concours de Gardien de la Paix et d’être affecté au dans les départements 92 puis 94. Cette double caquette de sportif et Gardien de la Paix lui apporte l’équilibre nécessaire pour progresser et performer sur le tatami et envisager une reconversion dans les effectifs de la police nationale. Pensionnaire de l’INSEP, celui qui est né à Clichy-la-Garenne reste fidèle à son club formateur : le Flam 91.
A propos l’Equipe police nationale
Depuis 1982, la police nationale participe activement au soutien du sport de haut niveau français en accompagnant les athlètes dans leur double parcours sportif et professionnel. Forte de 40 ans d’expériences positives dans l’intégration de sportifs de haut niveau dans ses effectifs, la police nationale a souhaité intensifier son engagement pour contribuer aux ambitions du sport français dans un contexte de grands événements qui se déroulent en France, notamment en 2024. Cette volonté s’est traduite, en octobre 2022, par la signature d’une convention cadre avec l’Agence Nationale du Sport donnant un nouveau cadre en matière de recrutement, d’intégration et de reconversion. 65 athlètes de haut niveau, femmes et hommes, tous engagés dans la performance et le dépassement de soi dans plus de 20 disciplines olympiques, paralympiques et non olympiques, ont intégré l’Équipe police nationale. Leur rôle : être des ambassadeurs de la police nationale auprès des Français et être des ambassadeurs du sport auprès des policiers et des policières.

















