VOILE : Arnaud BOISSIÈRES et Gérald VENIARD 23ème sur l’IMOCA La Mie Câline
Mardi 22 novembre, après 15 jours, 03 heures, 20 minutes et 45 secondes, Arnaud Boissières et Gérald Veniard ont franchi en 23ème position la ligne d’arrivée à Fort-de-France de la 16ème édition de la Transat Jacques Vabre.
Le duo a effectué les 3 750 milles du parcours théorique à la vitesse de 10,35 nœuds sur l’orthodromie (route directe) à bord de La Mie Câline. Ils ont en réalité parcouru 5 160,02 milles à la vitesse moyenne de 14,20 nœuds (sur l’eau).
Une 9ème Transat Jacques Vabre consécutive pour Arnaud Boissières, la seconde en IMOCA pour Gérald Veniard, qui s’est avérée difficile sur le plan sportif, avec un résultat en deçà de leurs espérances. Elle reste néanmoins pleine d’enseignements pour le skipper de La Mie Câline, qui a pu, avec l’aide de son co-skipper, emmagasiner de l’expérience et trouver de nouveaux réglages, pour être le plus performant possible lors des prochaines échéances en solo.
Arnaud Boissières, skipper La Mie Câline :
« A l’approche du Rocher du Diamant, on est contents d’arriver et de finir ma 32ème transat. C’est déjà une partie de l’objectif quand on part en Transat en course, le premier c’est d’arriver de l’autre côté. On avait un deuxième objectif qui est un peu plus personnel avec Gérald, c’est que l’on avait fait la Transat ensemble en 2011 et on avait démâté au bout de trois jours. Donc c’était un petit défi avec Gégé que l’on voulait relever aussi. Le troisième c’est que l’on voulait apprendre sur la Transat beaucoup de choses, et c’est le sentiment que l’on a. On a appris beaucoup de choses. Dans le bon sens et dans le mauvais sens. Dans le bon sens, on connaît nos atouts et nos faiblesses et celles du bateau. Le résultat n’est malheureusement, pas à la hauteur de ce que l’on escomptait mais ça fait partie du jeu. On a joué nos cartes, parfois des mauvaises cartes, le premier cap de la course a été super satisfaisant et le dernier tiers moins bien. C’est positif et intéressant, dans le but du projet que l’on a avec le bateau. L’anecdote rigolote, c’est que l’on est passé à côté de la Barbade, pour ma première Transat j’arrivais à la Barbade et pour Gérald aussi, lors de sa première Transat il arrivait à la Barbade, on fait de la course au large et parfois on s’octroie un peu de poésie. »
Gérald Veniard, co-skipper La Mie Câline :
« Arnaud a très bien résumé notre sentiment. En premier lieu, une énorme satisfaction de voir le jour se lever au moment où on s’approche du Rocher. D’ailleurs faudrait pas qu’on se le prenne parce qu’il est juste devant ! Une déception personnelle parce que le résultat on croyait que c’était possible de finir dans les 20 premiers et de faire partie des premiers bateaux anciens. Il ne faut pas se mentir, il y a une différence de génération entre les bateaux qui ont été mis à l’eau l’année dernière et ceux qui ont été mis à l’eau en 2010 comme le nôtre, qui font que l’on ne peut pas tous jouer dans la même cour. Mais à l’échelle d’un Vendée Globe il peut se passer beaucoup de choses techniques, qu’Arnaud sera capable de gérer car c’est un très bon marin. Tandis que d’autres seront peut-être contraints à l’abandon alors qu’ils ont des machines plus performantes. Il ne faut pas tout remettre en question dans notre méthode et notre préparation. Mais sur cette course-là, un peu d’amertume de ne pas avoir pu aller chercher la place qu’on pensait mériter ! Pour autant le spectacle d’arrivée est magnifique, les partenaires sont là pour nous accueillir, l’équipe technique qui a fait un très bon boulot ! »

















