VOILE : Groupe APICIL – « Une course de bûcherons »
Le 29 octobre prochain, Damien Seguin – premier skipper handisport à avoir bouclé le dernier Vendée Globe (7e) – s’élancera aux côtés de Laurent Bourguès sur la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre à bord de son IMOCA Groupe APICIL désormais équipé de grands foils.
Ensemble, sur cette traversée de l’atlantique en double, ils continueront de porter haut et fort le message d’inclusion que défend le Groupe APICIL depuis de nombreuses années tout en essayant de le faire rimer avec performance.
30 ans et en pleine gloire
Pour fêter son 30e anniversaire, le coup d’envoi de la 16e édition de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre sera donné le 29 octobre 2023 du Havre, à destination – comme il y a deux ans – de la baie de Fort-de-France en Martinique, avec une flotte record attendue de plus d’une centaine de bateaux : 42 IMOCA, 47 Class40, 7 Ocean Fifty et 5 Ultim. A l’instar de 2021, les organisateurs proposent pour l’édition 2023 un parcours et un départ différents pour chaque classe. Ainsi, ce sont les Ultim qui seront les premiers à entrer en scène à 13h10, suivis des Ocean Fifty (13h20) puis des IMOCA (13h30) et enfin des Class40 (13h40).
Coté parcours, les Class40 (4 500 milles) resteront en Atlantique Nord mais les trois autres classes devront faire un crochet dans l’Atlantique sud. Les IMOCA et Ocean Fifty auront quant à eux 6 000 milles à parcours avec à la clef deux passages du tant redouté Pot au Noir. Enfin, les Utltim batailleront sur une distance de 7 000 milles et devront – après avoir franchi l’équateur – laisser à bâbord l’île de San Pedro puis à tribord une marque plus sud, située au nord de l’île de l’Ascension avant de faire route vers la ligne d’arrivée.
« Une course de bûcherons »
La Transat Jacques Vabre, transatlantique en double s’élance – pour les skippers des IMOCA-, entre deux monuments phares de la course au large en solitaire : la Route du Rhum et le Vendée Globe. C’est une date dans le calendrier qui revêt toute son importance tant elle permet aux marins d’en apprendre encore et encore sur le potentiel de leurs machines et de leur préparation. Un test grandeur nature qui, disputé en double, permet aux athlètes de se préserver davantage qu’en mode solitaire. « Historiquement c’est LA transat en double. C’est souvent la transat sur laquelle tu testes beaucoup de choses parce que c’est du double et que c’est rarement l’objectif d’un cycle et du projet pour nous en IMOCA.
Mais c’est justement en ça qu’elle est très intéressante selon moi car elle permet de valider les choses, de mieux se préparer, d’être performant mais aussi de s’amuser. Elle englobe tout ça. Je parle d’amusement parce que je pense sincèrement que c’est véritablement le moment où il faut savoir faire ça : s’amuser et prendre du plaisir. C’est quelque chose qui est beaucoup moins évident sur les courses en solitaire. » explique Damien avec enthousiasme. Mais attention qu’on ne s’y méprenne pas ! S’amuser, prendre du plaisir ne signifie pas qu’il n’y a aucun enjeu et qu’à bord le rythme est paisible… Ce n’est pas Laurent qui nous contredira : « Absolument, au contraire ! C’est vrai que l’un des principaux attraits de cette transat est qu’elle se dispute à deux. Mais justement, moi ce qui me vient en tête quand je pense Transat Jacques Vabre, c’est que c’est souvent une course de bûcherons sur laquelle on pousse les bateaux à fond. Contrairement aux grandes courses en solitaire, où tu fais souvent plus ce que tu peux que ce que tu veux, sur une Transat Jacques Vabre, tu viens pour envoyer du lourd » Et à Damien d’ajouter « C’est pour ça qu’elle est bien placée dans le calendrier pour nous ».

















