EQUITATION : Virginie Bienaimé dévoile les coulisses de la création du Miroir de Bérylune
Le nouveau spectacle de Noël de la Compagnie équestre des Grandes Écuries de Chantilly, Le Miroir de Bérylune, est un voyage à travers les contes emblématiques racontés aux enfants.
Cette création inédite plongera les spectateurs dans un univers féérique que Virginie Bienaimé écrit et met en scène. Découvrons cette nouvelle histoire, son processus d’écriture et ses inspirations.
Le Miroir de Bérylune est le nouveau spectacle de Noël de la Compagnie Équestre, pouvez-vous nous résumer cette création ?
Virginie Bienaimé : En la veille de Noël, les rues débordent d’activités, les dames et leurs bonnes s’empressent de faire leurs dernières emplettes. Sous l’œil indifférent des passants, Fantine, pauvre enfant de la misère, tente en vain de vendre quelques allumettes.
Le soir tombe, glacial. Épuisée et grelottante, Fantine, pour réchauffer ses mains gelées, s’enhardit à frotter une allumette. C’est alors que la fée Bérylune, petite vieille, bossue, boiteuse et borgne fait son apparition et confie à Fantine la plus importante des missions : retrouver le « MiroirQuiFaitVoir »
Pendant sa quête, la jeune fille fait la rencontre de personnages qui recherchent tous ce miroir pour de mauvaises raisons : cupidité, pouvoir, narcissisme… mais Fantine, qui elle, sait voir au-delà des apparences, va prouver à chacun qu’il vaut mieux que son propre désir…
La suite, vous la découvrirez en venant sous le dôme à partir du 26 novembre… L’année dernière, dans le spectacle Alana et la cité d’Opale, il y avait un message en filigrane avec un discours engagé et féministe, dans le « Miroir de Bérylune » quelle sera la morale de l’histoire ? V.B. : Le « MiroirQuiFaitVoir » est l’objet central de ce spectacle. Celui qui s’y regarde entrevoit le fond de son âme. Tous les personnages le désirent et une fois obtenu, tous veulent s’en débarrasser. Le miroir leur dévoile leur égocentrisme, leur narcissisme, leur cupidité, leur vanité.
Auteur et metteur en scène de cette création, lors de l’écriture de ce spectacle et la mise en scène vous devez penser, aux chevaux et aux cavalières qui interviennent. Comment se déroule ce processus de création ? V.B. : L’écriture se fait sur mesure pour les cavalières de la Compagnie équestre qui travaillent ensemble depuis plusieurs années. Je connais leur personnalité et je distribue les rôles en fonction des tempéraments de chacune.
L’écriture est aussi là pour mettre en valeur les chevaux, ânes et poneys qui participent au spectacle. La narration doit également permettre aux enfants de suivre à tout moment l’intrigue du spectacle. L’humour, la poésie, la féérie sont également des éléments indissociables de l’écriture d’un spectacle de noël.
Dans ce spectacle, vous rendez hommage à tous les contes écrits pour les enfants avec de nombreuses références aux personnages célèbres de la littérature enfantine : quelles sont ces références et pourquoi ce choix ? V.B. : À l’origine je voulais faire l’adaptation de La Petite Fille aux allumettes d’Andersen, c’est un conte que je trouve très beau, très poétique mais trop sombre et trop triste pour cette période. J’ai donc gardé le personnage de La Petite Fille aux allumettes que j’ai appelée Fantine, en référence aux Misérables de Victor Hugo. Dans le conte d’Andersen, à chaque fois que la fillette craque une allumette pour se réchauffer, elle échappe à la réalité et part dans la rêverie. Ici les allumettes vont permettre à Fantine de se déplacer ou de changer d’époque afin de rencontrer les autres personnages du spectacle. Ces personnages sont empruntés à la littérature pour enfant ; un hommage à tous ces auteurs que j’apprécie et que je lis depuis toujours.
Ainsi Fantine rencontre M. Scrooge, le héros du célèbre roman Un Chant de Noel de Charles Dickens, la Fée Bérylune qui un est personnage de la pièce de théâtre l’Oiseau bleu de Maurice Maeterlinck, Alice au Pays des Merveilles, ou encore des personnages plus inattendus comme Ma Dalton ou Narcisse, célèbre dieu de la mythologie grecque et enfin la marâtre de Blanche Neige. Tous se rencontrent, se croisent… ce qui provoque des situations invraisemblables.
INVITATION
Illustration…
La compagnie équestre des Grandes Écuries de Chantilly vous invite à l’avant première de son nouveau spectacle, Le Miroir de Bérylune, le 25 novembre prochain.
Comme il est de tradition, les médias sont invités à assister à la Couturière, le 25 novembre et vivre près des artistes la fièvre des derniers préparatifs. L’occasion rêvée pour des shootings photos originaux et des tournages de sujets TV. Après le spectacle, on partage son pique-nique avec les invités et les artistes sur le bord de la piste. Les interviews de ces derniers, de ces dernières surtout, se feront de préférence après le spectacle qui débutera à 19H30.
Attention : Places limitées
Les Grandes Écuries : un monument vivant
Les Grandes Écuries : une jeunesse éternelle
Les Grandes Écuries de Chantilly vivent et conservent au fil des ans une belle santé sans cesse entretenue. En effet, depuis 1719 se sont succédés des hommes et/ou des organismes exceptionnels qui ont veillé avec passion à l’entretien de ce bâtiment remarquable : le duc d’Aumale au XIXe siècle, qui légua l’ensemble du domaine de Chantilly à l’Institut de France, actuel propriétaire ; Yves Bienaimé au XXe siècle qui créa le Musée vivant du cheval et sauva le dôme grâce à la repose de la statue de La Renommée en 1989 ; SA le prince Aga Khan au début de ce siècle qui, en créant la Fondation pour la sauvegarde et le développement du Domaine de Chantilly, s’est attelé à la refonte du musée du cheval ainsi qu’aux restaurations des cours des Remises et des Chenils. La restauration du Pavillon Nord vient de s’achever, avant-dernière tranche de travaux pharaoniques qui vont redonner toute leur splendeur aux plus belles écuries du monde.
Un musée et une Compagnie d’art équestre
En 1982, l’écuyer-professeur Yves Bienaimé eût l’idée de réhabiliter les Grandes Ecuries en y créant un musée du cheval. Mais pas un musée comme les autres, un musée vivant où les chevaux retrouveraient leur place. Un projet, salué par le propriétaire du monument, l’Institut de France. Depuis 38 ans des présentations de dressage et spectacles équestres de qualité en sont le principal moteur. En 2019, avant la crise sanitaire, ces seuls spectacles présentés par la Compagnie équestre des Grandes écuries ont attiré plus de 60 000 personnes sur le domaine. Une quarantaine d’équidés vivent aujourd’hui aux Grandes Écuries de Chantilly. En 2021, le seul spectacle de Noël a rassemblé près de 26 000 spectateurs.
Accès Chantilly est à moins d’une heure de Paris et à vingt minutes de l’aéroport Roissy-Charles-De-Gaulle.En voiture
• En venant de Paris : autoroute A1, sortie n°7 Chantilly
• En venant de Lille : autoroute A1, sortie n°8 Survilliers, autoroute A16, sortie Champagne-sur-OiseEn train
• Gare du Nord SNCF Grandes lignes (25 min) arrêt : Chantilly-GouvieuxPack TER Chantilly : 25 € pour les plus de 12 ans, 1 € pour les moins de 12 ans / Accès parc, château, Grandes écuries, expositions / Le pack TER ne comprend pas le pique-nique.De la gare au château
• À pied : 20-25 minutes
• Le DUC (Desserte Urbaine Cantilienne) le bus gratuit de la ville de Chantilly ou le bus Keolis nº 15 à destination de Senlis : départ de la gare routière, descendre à l’arrêt « Chantilly, église Notre-Dame ».

















