NATATION : Swimrun Côte Vermeille – J-10 avant le grand saut !
À 10 jours du lancement de la 7e édition du Swimrun Côte Vermeille, le samedi 18 juin 2022, les organisateurs s’affairent aux derniers préparatifs.
Plus de 1 100 participants sont attendus pour disputer les 5 courses programmés entre ciel et mer.
Le lever du soleil, le mercure qui monte, le dénivelé positif qui attend les concurrents. Il faut s’imaginer la tension, mélange d’excitation et d’appréhension, à l’issue du départ, bonnet et lunettes de natation sur la tête et chaussures de running au pied. Bienvenue sur la Côte Vermeille, des panoramas exceptionnels sur la Méditerranée pour un événement unique dans l’Hexagone : le Swimrun Côte Vermeille.
Solidarité, abnégation et résistance physique
Le swimrun est une pratique sportive créée en 2006 en Suède qui enchaîne des phases de course à pied et de natation en eau vive, le tout disputé en binôme. En France, le Swimrun Côte Vermeille existe depuis 2016. « Il s’agit avant tout d’une course de partage, explique Sylvain Rousselat, co-créateur de l’événement avec Olivier Serra. On se doit d’aller au bout ensemble, de s’épauler, de se soutenir, ce qui différencie le swimrun des autres événements de ce type ». Cette solidarité est primordiale pour aller au bout et gérer la répétition des efforts entre la course sur des sentiers cassants, le dénivelé important, l’adaptation au milieu marin, la résistance à la houle et au différentiel de température entre l’air et la mer (écart de 10°C).
Cinq courses sont proposées aux 1 100 participants attendus : la Kids by Argeles photo nature, réservée aux enfants de plus de 10 ans (4 km), une courte (13 km), une moyenne (26 km), une longue (47 km) et l’Ultra by Head, étape mondiale labélisée Ötillö Swimrun Merit Race, du Cap Cerbère à Argelès-sur-Mer (63 km), 2 500 mètres de dénivelé positif. Le profil des concurrents, originaires de toute la France et du monde, se répartit entre les triathlètes (20%), les licenciés en natation (10%), en athlétisme (10%) et les sportifs confirmés ou amateurs non affiliés à une fédération.
« Un des plus beaux écrins de France »
Le décor y est somptueux avec la nature préservée et le riche patrimoine local qui s’entrelace avec l’océan. Au programme ? La traversée du port de marchandise de Cerbère, l’Anse rocheuse de Paulilles, les arcades et l’eau cristalline à Banyuls, les ruelles escarpées de Collioure puis l’arrivée au port d’Argelès. « C’est un des plus beaux écrins de France, certifie Sylvain. On traverse 6 sites Natura 2000, un parc marin, une réserve marine… » Afin de rendre ce parcours possible, les organisateurs sont lancés dans une démarche écoresponsable afin d’assurer que la nature soit préservée après le passage des concurrents.
L’événement favorise également la mixité (plus de 30% de participantes) et propose un dispositif d’accueil aux personnes en situation de handicap (125 bénévoles sont mobilisés pour les épauler lors des 2 courses auxquelles ils sont conviés). Afin d’encadrer l’ensemble des participants, un impressionnant dispositif de sécurité est mis en place et compose une grande partie des 200 bénévoles impliqués dans l’organisation du Swimrun Côte Vermeille. « Sur terre et sur l’eau, des personnes sont présentes afin que les participants soient à vue sur la totalité du parcours ». Secouristes, service de premier secours, kinés et ostéopathes sont mobilisables à tout instant.
LES PARTICIPANTS RACONTENT
Marine Beaury : «un état d’esprit qui n’empêche pas de donner le meilleur»
36 ans, résidente en Haute-Garonne
3e participation, 1ère aux championnats du Monde
SwimRun Côte Vermeille
« J’étais semi-professionnelle en athlétisme (400m, 800m) et nous cherchions une activité commune à faire avec mon mari qui est davantage nageur. Ce que j’aime le plus avec le swimrun, c’est le fait d’être en pleine nature, sans barrière et de ne pas être focalisée sur le chrono comme en piste. Et puis on est en binôme, on s’entraide et on peut même s’arrêter si l’un des participants à un problème physique. Cet état d’esprit me plait et cela n’empêche pas d’être compétitive et de se battre pour donner le meilleur. Avec ma binôme, Emily Comyn, on se complète bien : c’est une ancienne championne de ski de fond qui fait beaucoup de natation. Nous faisons partie des meilleurs binômes femmes en France et on s’entraîne beaucoup – je fais 10 km de nage par semaine – et l’objectif de la saison, c’est de finir dans le ‘top 5’ des championnats du monde en Suède en septembre prochain. Au Swimrun Côte Vermeille, on vise la victoire ! »
Patrick Gibbins : « une histoire de famille »
53 ans, résident dans l’Hérault
2e participation
SwimRun Côte Vermeille
« Pour nous qui sommes franco-britanniques, le swimrun est une affaire de famille. Nous avons fait un peu de triathlon mais ce que l’on aime dans le swimrun, c’est qu’il n’y a pas de vélo (rires) ! L’an dernier, nous y avons participé avec mon fils de 18 ans, Kevin, et nous nous sommes imposés. Ce qui est particulièrement intéressant sur ce Swimrun, c’est le fait de courir en binôme, cela renforce les liens et permet de vivre de vrais moments de partage. Nous avons un vrai atout en étant davantage nageurs que runners : tout le monde peut courir mais il y a en a moins qui savent bien nager. Ça nous permet de prendre pas mal d’avantage à chaque fois ! Cette année, j’y participerai avec mon autre fils, Henry. Pour être prêt, je m’entraîne 12 heures par semaine, en essayant de courir 30 km et de faire 3 à 4 séances de triathlon. Et on a déjà hâte d’y être ! »
Isabelle Le Nouvel : « Un souvenir très émouvant »
50 ans, résidente dans le Morbihan
5e participation
SwimRun Côte Vermeille
« Nous faisions du triathlon avec mon mari et nous avions envie de participer à une course. En 2017, on m’a détecté un cancer du sein. Malgré un traitement assez lourd, je tenais à continuer le sport et à y participer pour montrer que l’on peut relever des défis et aller au bout de soi-même dans ces circonstances. Lorsque nous avons franchi la ligne d’arrivée, j’étais à la fois fatiguée et tellement fière. On s’est pris longtemps dans les bras, nous avons pleuré et je suis toujours émue à l’évocation de ce souvenir. L’année suivante, nous sommes revenus et on s’est imposé, le symbole était fort. Depuis, nous venons chaque année avec mon mari. C’est l’occasion de nous retrouver tous les deux en amoureux, on en profite pour dormir dans un bel hôtel et aller au restaurant. Nous n’y allons pas pour viser une performance mais pour passer un bon moment et aller au bout. On prend beaucoup de plaisir à le faire à deux et à arpenter cette côte magnifique, entre Banyuls et Argelès-sur-Mer. »


















