OMNISPORTS : Reprise de l’activité sportive pour les tous petits, quel impact avec la crise sanitaire ?
Avec la rentrée des classes, les mois de septembre et octobre sont aussi ceux des inscriptions et des réinscriptions dans les associations sportives et culturelles.
Une reprise évidemment inédite dans le contexte incertain et mouvant lié à la Covid-19. Quel est l’impact de la crise sanitaire sur la fréquentation des disciplines sportives et culturelles pour les tous petits et le déroulement des activités ? Éléments de réponses à Villars (42) et à Brignais (69) avec l’activité Éveil de l’enfant de la Fédération Sportive et Culturelle de France (FSCF).
L’activité Éveil de l’enfant est une démarche pédagogique reconnue, basée sur la non- spécialisation d’une pratique de 6 mois jusqu’à l’âge de 6 ans. Plutôt que de privilégier une seule discipline, on aborde de multiples activités sans technique, ni spécialisation. Dès le plus jeune âge, les enfants apprennent à connaître leur corps, leur environnement et à construire cette motricité, qui les aidera à acquérir cette confiance en soi.
Depuis sa création dans les années 90, plus de 500 000 enfants ont déjà pratiqué l’activité dans plus de 500 associations FSCF. 9781 licenciés étaient répertoriés au mois de septembre 2020. Mais quelle tendance en cette rentrée inédite dans le contexte incertain et mouvant lié à la Covid-19 ? Éléments de réponse dans 2 associations à Villars (42) et Brignais (69)
Pour Dominique Barrou, présidente et responsable de l’activité Éveil de l’Enfant dans l’association Eveil Forme Loisirsà Villars dans le département de la Loire, « l’activité est bien repartie. Début 2020, nous comptions 200 enfants licenciés et à date nous enregistrons aujourd’hui 130 enfants inscrits. Nous devrions monter très certainement à 150 car certains parents attendent encore un peu avant de se réengager. Même tonalité à Brignais dans le Rhône avec Jacqueline Viret, responsable de section : Nous avons un tout petit peu moins d’inscrits. 160 contre 178 l’année dernière c’est un moindre mal. »
Quels sont les éléments qui ont poussé les parents à franchir le pas malgré le contexte sanitaire ?
Dominique Barrou : « Pour les parents qui ont décidé de nous faire confiance, c’était une évidence pour eux de les réinscrire et de permettre à leurs enfants de retrouver une vie un peu plus normale. Marion Gential, maman d’un petit garçon de 17 mois et d’une petite fille de 4 ans licenciés à Villars confirme: On attendait le reprise de l’activité avec impatience. Les enfants ont besoin de bouger, de se dépenser mais aussi tout simplement de côtoyer d’autres enfants. Pour nous la question de reprendre ou pas l’activité ne s’est pas posée. Financièrement cela fait partie du budget sport de la famille et cela faisait partie d’un processus de reprise d’une vie à peu près normale. On essaie de ne pas trop penser au contexte, de faire comme d’habitude. »
Pour permettre à l’activité Éveil de l’Enfant de reprendre, il a fallu néanmoins s’adapter pour les associations.
Dominique Barrou : « Nous nettoyons tous les modules et nous aérons entre chaque séance. Chaque éducateur est équipé d’une visière ou d’un masque. Même si certains bébés ont pu pleurer car ils n’étaient pas habitués, nous sommes de manière générale époustouflés par la capacité d’adaptation des enfants. Jacqueline Viret précise : Les masques génèrent un peu de difficulté avec les tous petits. Ils ne voient pas nos expressions et beaucoup d’entre eux ont pleuré au début. Mais au bout de 2-3 entrainements ils étaient rassurés. Malgré le contexte, nous avons de la chance car nous avons une grande salle, bien équipée. Les enfants sont heureux. »
Alexia Giraud, maman de 2 enfants inscrits à Villars conclue :
« C’est un moment de plaisir pour les enfants. C’est super de les voir évoluer et vivre en collectivité, se sociabiliser. Je n’ai pas ressenti d’appréhension à réinscrire mes enfants. Peut-être parce que je suis soignante mais surtout parce que si on a peur, on ne fait plus rien. C’est tellement important pour les enfants de dépenser leur énergie, de se stimuler ensemble, d’avoir d’autres règles que celles de la maison. Et Dominique Barrou de conclure : nous aussi, les animateurs, nous ressentions ce besoin de retrouver les petits. Malgré la crise sanitaire que nous vivons, le « vivre ensemble » est primordial. »
Quelques chiffres
- Depuis sa création dans les années 90, plus de 500 000 enfants ont déjà pratiqué l’activité dans plus de 500 associations FSCF
- 9 781 licenciés étaient répertoriés au mois de septembre 2020
- De 6 mois à 6 ans
La FSCF en bref
Reconnue d’utilité publique, la Fédération Sportive et Culturelle de France (FSCF) rassemble depuis 1898 des associations partageant un projet éducatif commun basé sur des valeurs d’ouverture, de respect, d’autonomie, de solidaritéì et de responsabilité.
Fondée sur des activités variées dans les domaines sportifs, artistiques et culturels ouvertes à tous sans distinction, la fédération assure initiation, découverte, loisir et/ou compétition qui donnent lieu chaque année à de nombreuses manifestations et rencontres nationales. La fédération dispense et délivre des formations pour garantir la qualité de ses intervenants, animateurs, entraîneurs, professionnels et/ou bénévoles (Brevets Fédéraux, BAFA/ BAFD, BPJEPS, etc.).

















