VOILE : Route du Rhum – Destination Guadeloupe – Maxime SOREL bascule en mode marin
Dimanche 1er novembre à 13h02, Maxime SOREL prendra devant la pointe du Grouin le départ de sa 4e Route du Rhum, sa 2e en IMOCA.
Fini les rendez-vous et le costume de chef d’entreprise : place aux derniers rituels. Samedi à 11h, il passera les écluses de Saint-Malo avant une dernière nuit en famille dans la maison de sa grand-mère. Dimanche, ses copains d’enfance le regarderont passer depuis la falaise, à Cancale. Avec 1 116 noms inscrits sur sa coque pour Vaincre la Mucoviscidose, il part avec un objectif : accrocher le top 10.
Ses dernières heures à terre
Après deux années passées à porter le projet en chef d’entreprise, Maxime a basculé en mode marin : sport, plus de neuf heures de sommeil par nuit, sieste de 45 minutes l’après-midi. Samedi, veille du départ, il respectera une tradition qu’il tient depuis toujours : passer les écluses à bord de son IMOCA samedi à 11h. Puis Maxime passera sa dernière nuit à terre, en famille, dans la maison de sa grand-mère.
Dimanche, à 12h58, Maxime sera seul à bord. Quatre minutes plus tard, il s’élancera avec les 114 autres skippers. Le ciel devrait être de la partie : la flotte partira dans un vent de nord-est de 10 à 12 nœuds, sur une mer peu agitée et sous le soleil. Des conditions très favorables pour assurer le spectacle.
Au même moment, ses copains d’enfance perpétueront leur propre rituel. Depuis la plage du Verger, à Cancale, juste au niveau du passage de la ligne, ils monteront à pied sur la falaise pour le voir passer. Un fan club de la première heure. « J’ai hâte d’être en mer, un peu comme en 2014 lors de ma première Route du Rhum : traverser l’Atlantique, me retrouver en Guadeloupe, kiffer en mer et arrêter de penser à tout ce qui s’est passé pendant ces deux années ».
Un poursuivant, le couteau entre les dents
En 2022, pour sa première Route du Rhum en IMOCA, Maxime avait pris la 5e place. Pour cette édition, il revient dans le rôle du poursuivant. Ils sont 14 IMOCA à pouvoir viser le top 10. Il lui manque une paire de foils de nouvelle génération et une voile de portant spécifique. Faute de moyens, il part sans. L’énergie, elle, n’a pas changé. « Ce qui est chouette, c’est de tenter de rentrer dans ce top 10 et surtout de se battre avec ses armes, c’est-à-dire être le meilleur des autres, de ceux qui sont derrière. Je sais que je ne pars pas au niveau des favoris, en revanche, j’aurai le couteau entre les dents. Je pourrais être déçu si je n’ai pas donné le maximum. Si on rentre dans le top 10, ce sera déjà sportivement un truc fou ».
1 116 noms inscrits sur sa coque pour Vaincre la Mucoviscidose
Depuis son arrivée à Saint-Malo, les voiles du « Dragon » affichent fièrement les couleurs de Vaincre la Mucoviscidose, l’association dont il est parrain national depuis 2019. La campagne « Un nom pour Vaincre » a déjà réuni plus de 91 000 € grâce à plus de 1 300 contributeurs. Au total, 1 116 noms traverseront l’Atlantique avec lui. L’inscription, l’assurance et la préparation sont financées. Les quelque 9 000 € restants permettront d’assurer le retour du bateau et de faire vivre l’entreprise et ses salariés. « Je porte les couleurs de Vaincre la Mucoviscidose depuis ma toute première Route du Rhum, il y a douze ans ; cette fois, c’est le bateau entier qui sera à leurs couleurs. Voir tous ces noms sur le bateau, ça me touche vraiment. Je vais partir en solitaire, mais nous seront nombreux à bord : j’embarque bien 1 116 personnes dans cette aventure. Si le vent est calme, je m’amuserai à les lire, en pensant à toutes celles et ceux qui m’ont permis d’être au départ et de vivre cette Route du Rhum sous les couleurs de Vaincre la Mucoviscidose. Merci à eux ! « .
Son « Disneyland de la voile »
Le village de la Route du Rhum, l’ambiance, les spectateurs, les animations… Pour Maxime, ces 10 jours à St Malo sont précieux. À chaque édition, c’est le même rendez-vous. Enfant, son papi Maurice l’emmenait déjà sur les bassins de Saint-Malo voir les bateaux. Maxime est un enfant joyeux, débordant d’une énergie difficile à canaliser, et la course lui offre un terrain de jeu à sa mesure.
« Avec mon père, mais aussi mes grands-parents, nous vivions la course à fond. L’époque des trimarans ORMA et l’édition 2002 m’ont vraiment marqué. Je me disais : ils sont fous ces marins, tant ils ont subi des avaries. Je passais mon temps dans le village de départ. C’était un peu un parc d’attractions géant pour moi, un Disneyland ! ».
C’est en 2014 que le petit garçon devient skipper : l’ingénieur prend un congé et s’aligne pour la première fois, en Class40, « en pur amateur ». Au départ, un ami d’enfance atteint de la mucoviscidose hisse sur son bateau le drapeau de Vaincre la Mucoviscidose. Maxime n’a plus jamais pris le départ d’une grande course sans en porter les couleurs. Il terminera alors 1er des Class40 vintage. La magie de la Route du Rhum opère…
Dimanche, quelque part dans la foule, il y aura sûrement un gamin qui ne tient pas en place.
Un nom pour Vaincre
- Objectif : 100 000 €
- Déjà collectés : 91 197 € au 29 octobre, grâce à 1 221 contributeurs
- 1 116 noms inscrits sur la coque
- [leetchi.com/fr/c/un-nom-pour-vaincre-2078856]Pour participer
Maxime Sorel : Skipper – aventurier & chef d’entreprise
Titulaire d’un diplôme d’Ingénieur en génie civil, Maxime a développé sa passion pour la gestion de projet qu’il met au service de son rêve : la course au large. Après 5 années passées en Class40, Maxime se lancer en IMOCA. Il réussit l’exploit d’atteindre la 10ème place du Vendée Globe 2020 (l’Everest des mers).
Dès son retour à terre avec ses partenaires, il démarre la construction d’un nouvel IMOCA, et vise le Vendée Globe 2024. En parallèle de son projet voile, il se lance à l’assaut du toit du Monde. En mai 2023, il réussit ce second exploit et devient le premier homme à réaliser le Double Everest ! L’aventure continue et Maxime prend le départ de son deuxième tour du monde qui s’arrêtera prématurément suite à un problème physique.
Rien n’entache l’envie de défier à nouveaux les océans du monde entier et de partager de nouvelles aventures, Maxime souhaite participer à la prochaine édition du Vendée Globe en 2028 !

















