TRAIL : UTMJ 2026 – Plus de 8 700 participants, six records et une grande fête à Métabref
Six records, des premières victoires et un public nombreux à Métabief : la 7e édition de l’Ultra Trail des Montagnes du Jura s’est achevée ce dimanche 4 octobre après quatre jours de sport et de fête.
Au total, 7 976 coureurs ont pris le départ des épreuves de 10 à 175 km, en solo ou en relais, auxquels se sont ajoutés plus de 750 enfants sur l’UTMJ Kids. Sous un soleil généreux, les Montagnes du Jura ont accueilli les coureurs, leurs proches et les spectateurs autour d’un rendez-vous désormais bien installé dans le calendrier du trail.
Ce dimanche, les dernières épreuves ont couronné Antoine Derlot et Céline Carrez sur la CMM (40 km), ainsi que Titouan Haan et Elisa Tripotin sur la Lynx (20 km). Issu de la course d’orientation, Antoine Derlot s’est imposé en 3h04’42’’, tandis que la Jurassienne Céline Carrez a conservé son titre en 3h43’21’’. Sur la Lynx, Titouan Haan, installé à Neuchâtel, a remporté une bataille serrée avec Simon Fischer en 1h18’46’’. Récemment installée dans le Doubs, Elisa Tripotin s’est offert la victoire en 1h34’44’’, malgré une semaine de maladie avant le départ.
La veille, les Doubistes Loïs Ardiet et Manon Charpy avaient remporté l’UTMJ 175 km dès leur première expérience sur cette distance, respectivement en 21h02’00’’ et 28h31’40’’. Le samedi a également vu tomber six records : celui de l’UTMJ Relais avec No Pain 6 Gain (15h41’35’’), les deux records de la Franco-Suisse avec Inti Coenegracht (9h48’38’’) et Charlotte Allain (11h53’31’’), celui de la Renarde hommes avec Dimitri Morel-Jean (5h54’46’’), ainsi que les deux records du Chamois avec Eliot Monnier Benoit (39’20’’) et Amélie Gonnod (47’38’’). Sur la Renarde femmes, Inès Desseaux a signé sa première victoire sur un long format en 8h10’51’’.
Au-delà des résultats, Métabief a vibré au rythme des arrivées, des courses des enfants, des animations et des concerts. L’organisation estime la fréquentation à plus de 30 000 personnes sur les quatre jours, participants compris. Portée par près de 1 000 bénévoles et une cinquantaine de clubs et d’associations du massif, cette édition confirme la dimension sportive, populaire et territoriale de l’UTMJ, avec une ambition réaffirmée : privilégier la qualité de l’accueil et de l’organisation, tout en maîtrisant l’impact de l’événement sur les Montagnes du Jura.
BILAN ERIC PICOT, coordonnateur de l’UTMJ et directeur de l’Espace O :
« Le bilan de cette 7e édition est positif. Tous les voyants sont au vert. Le beau temps nous a bien aidés cette année et les coureurs sont contents. C’est notre première finalité : que tout se passe bien pour eux et qu’ils repartent avec du plaisir. Un coureur satisfait, c’est un coureur qui revient et c’est aussi notre meilleur ambassadeur. Ils sont encore venus de toute la France. Nous attendons maintenant le bilan détaillé pour préciser le nombre de participants et les nationalités représentées.
Les parcours des Montagnes du Jura ont une vraie singularité : ils sont roulants, mais très exigeants. Cela surprend beaucoup de coureurs et nourrit les échanges entre eux. Il faut courir tout le temps ! Ce terrain de moyenne montagne fait pleinement partie de l’identité de l’UTMJ.
Quand nous avons lancé l’événement, nous avions deux objectifs. Le premier était de démontrer qu’un tel rendez-vous pouvait exister sur notre territoire. Peu de personnes y croyaient au départ, mais nous avons réussi à le construire et à l’installer. Le deuxième était de montrer aux élus et aux institutions qu’il pouvait être une vitrine pour les Montagnes du Jura. Aujourd’hui, cette contribution est reconnue, à travers les retombées économiques, mais aussi la visibilité apportée par les médias et les réseaux sociaux.
Métabief a accueilli beaucoup de monde tout au long du week-end, tout comme les différents sites de départ. Nous estimons la fréquentation à plus de 30 000 personnes sur les quatre jours, en incluant les quelques 10 000 participants. Avec les arrivées, l’UTMJ Kids, les animations, les concerts et les acteurs du territoire présents au village, nous avons voulu faire de l’UTMJ une fête ouverte aux coureurs, aux familles, aux accompagnants et au grand public.
Avoir amené l’événement à ce niveau est une réelle satisfaction pour notre équipe et pour les partenaires qui nous accompagnent. C’est aussi une fierté partagée avec près de 1 000 bénévoles et une cinquantaine de clubs et d’associations du massif. Sans eux, rien de tout cela ne serait possible. Réussir à fédérer autant de monde autour d’un projet commun est une grande réussite.
Au-delà des quatre jours de course, nous voulons donner envie de découvrir les Montagnes du Jura et d’y revenir. L’UTMJ participe à leur attractivité et à la diversification de l’offre touristique, avec une destination qui se vit aussi à travers le trail, la randonnée, le vélo et les activités de pleine nature, tout au long de l’année.
Nous ne souhaitons pas dépasser une jauge de 10 000 inscrits. Notre objectif est désormais de faire mieux : améliorer encore l’accueil, la sécurité, les ravitaillements, les transports et l’expérience des participants. Le projet de 300 km reste dans les tuyaux et nous y croyons pour l’année prochaine, tout en conservant cette volonté de maîtriser la dimension de l’événement.
Cela passe aussi par le dialogue avec les communes, les propriétaires, les exploitants et les acteurs des espaces naturels. Nous devons limiter notre impact sur l’environnement et respecter les usages du territoire. L’UTMJ doit continuer à être un événement construit avec les Montagnes du Jura et partagé par ceux qui y vivent ».
DECLARATIONS VAINQUEURS COURSES SAMEDI
Lois ARDIET, vainqueur de l’UTMJ (Le Crouzet, Doubs) :
« C’est un truc de dingue, je ne réalise toujours pas ! Je ne pensais pas gagner. Déjà, finir était énorme et je m’étais fixé comme objectif de terminer en moins de 24 heures. C’était mon premier 175 km, donc une vraie découverte. J’ai commencé par le 75 km puis j’ai déjà fait deux 100 km et participé deux fois à des courses de l’UTMJ. Mes copains m’ont un peu challengé en me disant : “Allez, maintenant tu fais le 175 km !” À la base, c’était une blague. Je m’étais dit qu’il fallait partir tranquillement, rester un peu derrière. Mon pacer m’avait même dit : “Je serai là à 8h30 aux Rousses.” Finalement, le plan n’a pas vraiment été respecté ! Je ne pensais pas prendre la tête dès Lajoux et encore moins la garder jusqu’à l’arrivée. Je n’ai jamais lâché et j’ai continué d’appuyer jusqu’à la fin. Même moi, je ne sais pas comment c’est possible ! Je n’aurais pas pu rêver mieux comme résultat, avec mes parents et mes copains présents pour m’encourager, et surtout ici, dans le Jura, chez moi. J’ai toujours aimé l’endurance et passer de longues heures en montagne, mais là, c’est un rêve. Je le referais cent fois s’il fallait revivre ça ! Je vais déjà digérer tout cela, parce que j’ai quand même pas mal de douleurs… et on verra l’année prochaine ».
Manon CHARPY, vainqueure de l’UTMJ 175 km (Verrières de Joux, Doubs) :
« Cela a été compliqué dès les premiers kilomètres car j’ai eu des maux de ventre dès le départ et j’ai même envisagé l’abandon. J’ai attendu pour voir si cela passait et, finalement, cela a été un peu mieux. Je pense que ma nutrition n’était pas optimale non plus. J’ai beaucoup bu car je ne pouvais pas beaucoup m’alimenter. Cela a bien fonctionné mais j’aurais pu être mieux. Et à la fin, je n’ai plus de pieds non plus ! C’est grâce à mes amis que j’ai pu tenir et finir. Sans eux, cela n’aurait pas été possible. J’avais le devoir de leur rendre la pareille en faisant mon “job de coureuse” et en les rendant fiers. Je suis hyper heureuse d’avoir partagé cela avec mes proches. C’est vraiment le plus important dans ces moments-là. Je savoure parce qu’ils sont là avec moi. Sans cela, la victoire n’aurait pas la même saveur. Le 175 km, c’était un peu l’inconnu pour moi car je n’avais jamais fait cette distance. Je voulais donc surtout terminer et cette victoire, c’est le bonus qui fait plaisir ».
Jérémy ARBORE, 2e de l’UTMJ (Les Contamines-Montjoie, Haute Savoie) :
« Le parcours était vraiment très chouette et je remercie l’organisation et les bénévoles. La fin est très cassante et cela n’a rien à voir avec le parcours de la Renarde, que j’avais remportée l’année dernière. Mes quadriceps vont s’en rappeler ! J’ai fait une erreur de parcours de 3 kilomètres en manquant la base de vie des Rousses, ce qui m’a fait perdre au moins 20 minutes. Je me suis un peu énervé, mais j’avais ma compagne au téléphone, qui a su me remobiliser et me rassurer. J’ai donc forcé pour revenir et essayer de ne pas perdre trop de temps. Forcément, j’y ai laissé pas mal d’énergie et la suite a été un peu compliquée. Mon pacer m’a rejoint à partir des Rousses et cela a été un vrai plus pour m’aider à me dépasser. Je suis très content et très heureux d’avoir partagé cela avec mes amis et ma compagne. J’ai découvert mon premier 100 miles et cela m’a donné envie d’en refaire un par la suite. Le but était de prendre de l’expérience ici et cela a vraiment été un plaisir. Et le Jura ? J’aime bien ! C’est plus vallonné que chez moi et j’ai été agréablement surpris par le début du parcours, avec notamment une très belle montée avec une vue superbe. La fin est vraiment très technique. Et en plus, je reste une semaine dans le Jura en vacances, donc oui, j’aime bien ! ».
Benoit ROBELIN, 3e de l’UTMJ (Besançon, Doubs) :
« Cinquième participation pour moi. Chaque année, j’ai hâte d’en finir et, cette année, ce sera la dernière fois ! Même si je le dis à chaque fois… mais là, c’est sûr. Je passe à côté de ma fille, même si elle, elle adore me voir courir. C’était un peu un bis repetita de l’année dernière, où j’avais abandonné. Si ma fille n’avait pas fait la « gueule », j’aurais encore abandonné à Jougne cette année ! Passés les 110 km, à chaque fois, cela bloque et on se rend compte qu’on en a déjà assez dans les pattes. Je ne sais pas à quoi cela sert d’aller aussi loin ! Je suis allé au bout en me disant : au moins, si c’est le dernier, il faut que j’aille au bout. Le temps est vraiment anecdotique ici. J’ai eu de super sensations dès qu’il faisait jour. En revanche, la nuit, je rentre dans un trip bizarre dans ma tête et j’attends vraiment les premières lueurs du jour avec impatience. C’est stressant d’être sous pression du début jusqu’à la fin. Il faut que j’arrête ! (rires) Même si je suis content de ce résultat ».
Inti COENEGRACHT, vainqueur de la Franco-Suisse 105 km (Piegros-la-Clastre, Drome) :
« C’était mon premier 100 kilomètres. Je suis donc très fier de moi et ému. Je voulais passer sous les 10 heures et être sur le podium et j’ai réussi. C’était aussi une étape importante pour moi de passer cette distance car j’aimerais encore monter par la suite. La course était super belle. Je ne suis pas du coin, donc j’ai découvert. C’est roulant, c’est technique, c’est super beau, c’est génial. Et puis, je ne pensais jamais passer devant Dylan Ribeiro, que je respecte beaucoup et dont je suis fan. C’est un grand athlète reconnu que je suis depuis longtemps, car il a débuté jeune, même si nous avons le même âge. Je sais qu’il a eu des crampes et qu’il n’a pas fait la course qu’il voulait, c’était un jour sans pour lui. Donc je ne m’attendais vraiment pas à être devant lui. Il y avait aussi un très beau top 10. Je sais que mon niveau est encore très loin du sien, même si aujourd’hui je termine premier, et je suis content de venir jouer dans la cour des grands. Je suis fier de moi. Je fais mes études à Montbéliard, c’est aussi pour cela que j’ai voulu venir tenter cette course pas très loin ».
Charlotte ALLAIN, vainqueure de la Franco-Suisse 105 km (Besançon, Doubs) :
« Être sous les 12 heures était un objectif, donc je suis contente. Mais je ne voulais pas me cramer et j’ai demandé à mon corps d’être sympa aujourd’hui ! (rires) Le 105 km est une distance que j’aime beaucoup. Je suis vraiment contente car cela faisait longtemps que je voulais faire cette course. C’est une course roulante et très cassante, et j’aime beaucoup ça. Je ne pensais pas pouvoir réussir comme cela. J’ai eu de super sensations, j’ai pu profiter. Il faisait frais et c’était super agréable de voir cette ligne d’arrivée de loin et de bien profiter de ce moment. Je suis bien contente de finir ma saison comme cela, avec cette victoire. Cette course m’a fait du bien et je vais pouvoir désormais me reposer ».
Dimitri MOREL-JEAN, vainqueur de la Renarde 75 km (Champagnole, Jura) :
« Cette victoire fait plaisir, je l’avais cochée. J’ai un objectif un peu caché : gagner toutes les courses de l’UTMJ et être le premier à réussir à le faire ! Et en tant que Jurassien, cela a forcément une valeur particulière. Cela a beaucoup de sens pour moi, d’autant plus que l’UTMJ est une organisation bienveillante et que, tous les ans, je suis content de revenir ici. Au-delà de la victoire, je suis très fier de la manière dont j’ai couru aujourd’hui. Je suis arrivé avec beaucoup de confiance et je repars avec encore plus de confiance, et c’est aussi ce que je venais chercher. Je voulais réaliser une course référence sur 70 km. Je suis parti sans me poser de questions, je n’ai pas vraiment regardé derrière moi et, tant que ça allait, j’ai continué. J’avais confiance en mes capacités. Les jambes commencent forcément à être un peu dures, mais je suis très fier et très satisfait de ce que j’ai fait ».
Inès DESSEAUX, vainqueure de la Renarde 75 km (Paris, originaire de Lille) :
« C’est une première victoire pour moi sur un long format. Je n’ai pas l’habitude de cette distance et cela pouvait être impressionnant. Je voulais avant tout prendre du plaisir et voir, ravitaillement après ravitaillement, comment cela se passait. Tout est incroyable ici : l’organisation, les bénévoles, le parcours, les ravitaillements. Je le sens dans les jambes par contre ! Mais tout est positif. Je voulais me faire plaisir avant tout sur cette distance que je ne connaissais pas et cela donne envie pour la suite. J’ai reçu des ovations tout au long de la course, avec des gens qui nous poussaient et nous encourageaient. Je suis forcément fière de moi et cela a été du plaisir du début jusqu’à la fin, avec aussi l’envie de voir ce que j’étais capable de faire. Tant que la ligne d’arrivée n’était pas franchie, je ne voulais pas y croire car tout peut se passer. Au début, j’étais deuxième, puis j’ai doublé la première entre le 20e et le 30e kilomètre. Je me suis dit que je pouvais avancer. À la fin, j’ai commencé à y croire et, avec l’adrénaline et l’excitation, on court encore plus vite ! ».
Eliot MONNIER BENOIT, vainqueur de la Chamois 10km (Besançon, Doubs) :
« Je suis assez content de ma performance. J’ai pris le départ avec un peu de pression par rapport à mon résultat de l’année dernière, où j’avais remporté la Chamois. J’ai pris les rênes de la course tout de suite et, dès le début, j’ai commencé à creuser l’écart sur les autres concurrents. J’ai continué à augmenter mon avance jusqu’au bout. Au-dessus du Mont d’Or, j’ai bien appuyé. Dans la descente, j’ai essayé de donner le maximum car je sais que, parfois, je peux être un peu en retenue. Là, j’ai vraiment essayé de lâcher les freins pour faire le meilleur chrono possible. J’améliore mon temps par rapport à l’année dernière et je passe sous les 40 minutes, donc je suis vraiment content ».
Amélie GONNOD, vainqueure de la Chamois 10 km (Montpellier, Herault) :
« Je suis trop contente, je n’ai pas vu le parcours passer ! J’étais déjà très contente l’année dernière mais, cette fois, je monte d’une place et j’améliore aussi mon temps. Je suis originaire du Jura mais je fais actuellement mes études à Montpellier. J’ai découvert cette course grâce à mon papa, qui a déjà participé au 40 km et au 75 km. L’année dernière, j’avais déjà adoré ma première participation. Le parcours, les bénévoles… c’est trop bien. C’est ma course préférée ! Le tracé est le plus beau que je connaisse, avec des paysages incroyables ».
DECLARATIONS VAINQUEURS COURSES DIMANCHE
Antoine DERLOT, vainqueur de la CMM 40 km (Villeurbanne, Rhône, originaire de Fontainebleau – club OPA Montigny) :
« Je suis vraiment hyper content de ma course. Je viens de la course d’orientation et, ces derniers jours, j’étais un peu dans le doute. Je sentais que j’étais en forme, mais j’avais les jambes qui tiraient un peu et je n’étais pas certain de mes sensations. Je suis donc vraiment content d’avoir tenu jusqu’à la fin. C’est la conclusion de dix bonnes semaines de préparation après une année difficile en orientation. C’est une belle revanche, avec beaucoup d’émotion. J’ai toujours été un peu attiré par le trail et j’en ai notamment fait en Île-de-France. Je n’avais encore jamais couru de trail en montagne il y a trois mois. Depuis, j’en ai enchaîné trois et obtenu un classement ITRA. Je voulais partir tranquillement, à mon rythme, et voir quelles étaient mes sensations. Je suis finalement parti un peu fort : c’est mon côté orienteur ! J’avais envie de jouer pour voir ce que je pouvais valoir. Alexandre Bourgeois m’a mis un bon coup de pression derrière. Cela donne envie de continuer dans le trail et, pourquoi pas, de mener un double projet en orientation et en trail ».
Céline CARREZ, vainqueure de la CMM 40 km (Foncine le Haut, Jura) :
« Quand on a gagné l’année précédente, on se dit forcément qu’on doit gagner à nouveau. On a l’impression que, si on ne gagne pas, on est nul. Donc oui, cela mettait un peu de pression. Un jour, je ne serai plus première, mais ce n’était pas encore pour aujourd’hui ! Je suis contente et… parce que je vieillis. Je suis partie assez vite, car je ne suis pas à l’aise en montée. Je ne me suis pas fait mal et j’ai fait une belle course, donc je suis contente ».
Titouan HAAN, vainqueur de la Lynx 20 km (Neuchatel, Suisse) :
« Simon Fischer m’a mis la pression : cela a été une grosse bagarre tout au long de la course. Je ne le connaissais pas, mais je savais que c’était un très bon coureur. Nous nous sommes assez rapidement détachés à deux, puis nous avons un peu fait l’élastique : parfois, je prenais de l’avance, puis il revenait. Nous avons donc fait un bon bout de chemin ensemble jusqu’au Mont d’Or. En haut, je me suis dit qu’il fallait appuyer pour voir s’il suivait encore. J’ai réussi à creuser un petit écart, puis à conserver mon avance. Il ne fallait pas relâcher ! C’était ma première participation à l’UTMJ et j’ai retrouvé un terrain de jeu assez similaire à celui de Neuchâtel, où j’habite. C’était super sympa et j’aimerais bien revenir sur une distance plus longue ».
Elisa TRIPOTIN, vainqueur de la Lynx 20 km (originaire de Leimbach, Haut Rhin – club de Grenoble, habite dans le Doubs) :
« La course s’est bien passée. Je suis partie assez prudemment, car je savais qu’il y avait un bon niveau et, surtout, j’avais passé la semaine clouée au lit parce que j’étais malade. Prendre le départ aujourd’hui était donc déjà un défi. Je suis contente d’avoir fait le choix de partir doucement. J’ai retrouvé Florence, qui a terminé troisième. C’est drôle, parce que nous prenons les mêmes départs depuis l’âge de 11 ans. Je terminais toujours deuxième derrière elle, alors, quand je l’ai vue sur la ligne de départ, je me suis dit : “Ce n’est pas vrai !” (rires) Cela m’a fait très plaisir de la retrouver. Je viens de déménager dans le Doubs, ici, dans les Montagnes du Jura. J’adore ces paysages que je commence à connaître. Alors gagner ici, à la maison finalement, c’est chouette ! ».
PODIUMS ET STATISTIQUES
PODIUM UTMJ (175 km)
309 partants dont 285 hommes et 24 femmes
197 finishers et 112 abandons – course terminée
Hommes
1. Loïs ARDIET – 21:02:00 – Le Crouzet (Doubs),
2. Jérémy ARBORE – 21:37:15– Les Contamines-Montjoie (Haute Savoie)
3. Benoit ROBELIN – 23:14:12 –Besançon (Doubs)
Femmes
1. Manon CHARPY – 28:31:40 – Verrières de Joux (Doubs)
2. Ingrid BOUVERET – 30:14:41 – Mouthe (Doubs)
3. Carol-Anne BEZIN – 31:40:15 – Cuisy-en-Almont (Aisne)
PODIUM UTMJ en relais (175 km)
121 équipes (650 participants dont 461 hommes et 189 femmes)
650 finishers (121 équipes) – course terminée
1. No Pain 6 Gain (Pays de Gex): Zyade CHOUIEKH / Nils PONTAROLLO / Florian CARON / Hugo LONNE / Yohan CAGNIEAUX / Damien CLEMENT en 15:41:35
2. Velcap Team (Doubs) : Hugo GACHOD / Guillaume HENRIET / Paul LEFAUR / Nicolas FAIVRE / Enzo VASALLUCCI / Nathan QUETIN en 16:00:21
3. Team Decathlon Besançon (Doubs) : Louis VIVOT / Simon COLAS / Lucas JULIEN / Florian CLEMENT / Lucas VANDERNOOT / Thibault OTHON en 17:10:54
PODIUM Franco-Suisse (105 km)
1002 partants dont 876 hommes et 126 femmes
833 finishers et 169 abandons – course terminée
Hommes
1. Inti COENEGRACHT – 09:48:38 – Piegros-la-Clastre (Drome)
2. David BRULPORT – 10:19:04 – Mouthe (Doubs)
3. Dylan RIBEIRO – 10:28:58 – Besançon (Doubs)
Femmes
1. Charlotte ALLAIN – 11:53:31 – Besançon (Doubs)
2. Mathilde JEUNET – 12:37:37 – Morez (Jura)
3. Marion ROUANNE – 12:51:08 – Domène (Isère)
PODIUM Renarde (75 km)
1262 partants dont 1066 hommes et 196 femmes
1122 finishers et 140 abandons – course terminée
Hommes
1. Dimitri MOREL-JEAN – 05:54:46 – Champagnole (Jura)
2. Ugo LALLEMAND – 06:57:00- Besançon (Doubs)
3. Gurvan FAVE– 07:05:33 – Salon de Provence (Bouches du Rhône)
Femmes
1. Inès DESSEAUX – 08:10:51 – Paris (Ile de France), originaire de Lille
2. Charlène FAVREAU – 08:22:54– Treize-Septiers (Vendée)
3. Marina BOTLAND – 08:30:32 – Malguenac (Morbihan)
PODIUM CMM (40 km)
1899 partants dont 1405 hommes et 494 femmes
1811 finishers et 81 abandons – course en cours
Hommes
1. Antoine DERLOT – 03:04:42 – Villeurbanne (Rhône)
2. Alexandre BOURGEOIS – 03:07:19 – Beaune (Côte d’Or)
3. Aleix TODA MAS– 03:08:43 – Habite Couvet (Suisse) / Espagnol
Femmes
1. Céline CARREZ – 03:43:21 – Foncine le Haut (Jura)
2. Laure DESMURS – 03:46:14 – Eybens (Isère)
3. Léa BARDEY – 03:58:45 – Saint Point (Doubs)
PODIUM La Lynx (20 km)
1906 partants dont 840 hommes et 1065 femmes
1899 finishers et 7 abandons – course terminée
Hommes
1. Titouan HAAN – 01:18:46 – Neuchatel (Suisse) / vient de
2. Simon FISCHER – 01:19:21 – Val d’Usiers (Doubs)
3. Doryan BOILLON – 01:21:23 – La Cluse-et-Mijoux (Doubs)
Femmes
1. Elisa TRIPOTIN – 01:34:44 – Originaire de Leimbach (Haut Rhin) licenciée à Grenoble
2. Mélanie RATEL – 01:36:27 – Les Rousses (Jura)
3. Florence HANAUER – 01:38:31 – Lyon (Rhône)
PODIUM Chamois (10 km)
948 partants dont 524 femmes et 424 hommes
945 finishers – 3 abandons – course terminée
Hommes
1. Eliot MONNIER BENOIT 00:39:20 – Besançon (Doubs)
2. Jules LORILLARD 00:40:39 – Champagnole (Jura) / Annecy athlétisme
3. Timeo BULLE 00:40:43– Nods (Doubs)
Femmes
1. Amélie GONNOD – 00:47:38 – Montpellier (Herault)
2. Emilie DUVAL – 00:49:46 – Mièges (Jura) / Ski club Nozeroy
3. Mathilde HUOT – 00:51:53 – Gonsans (Doubs)
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