CYCLISME : L’Eroica 2026 – Chapitre VII – L’une des 9 000 belles histoires de L’Eroica
Le premier week-end d’octobre approche à grands pas.
Les samedi 3 et dimanche 4 octobre, Gaiole in Chianti accueillera à nouveau L’Eroica : les longs parcours seront à l’honneur le samedi, tandis que les tracés plus courts seront parcourus le dimanche. C’est une semaine sacrée, attendue toute l’année par des milliers de passionnés qui, une fois de plus, convergeront vers le Chianti depuis tous les coins d’Italie et du monde. Environ 9 000 participants se sont inscrits pour cette 29e édition et, derrière chacun d’eux, se cache une histoire. Oliviero Gobbo, originaire de la Vénétie, vit en Irlande depuis 25 ans et est professeur associé en sciences pharmaceutiques au Trinity College de Dublin. Son parcours mêle différents lieux, passions et motivations pour entreprendre ce voyage. Il y a d’abord le vélo, vécu comme un moyen de découvrir des endroits et de rencontrer des gens.
Viennent ensuite les « routes blanches » (*strade bianche*), qui rappellent à Gobbo des souvenirs de son enfance en Vénétie. Il y a aussi sa vie professionnelle consacrée à la recherche scientifique. Enfin, c’est sa première participation à L’Eroica, un événement qu’il a associé à une initiative de collecte de fonds pour soutenir les patients atteints d’un cancer du cerveau et contribuer à la recherche contre le cancer. C’est l’une des nombreuses belles histoires qui animeront ces journées à Gaiole. Celle d’Oliviero ne diffère guère de tant d’autres, car c’est précisément la diversité des motivations, des parcours et des profils qui rend L’Eroica si unique. En effet, la route vers Gaiole commence bien avant le départ.

L’histoire d’Oliviero
« J’ai décidé de participer à L’Eroica parce que j’aime le vélo, non seulement comme sport, mais aussi comme moyen de voyager, de découvrir des lieux et des personnes, et de vivre une expérience qui sort du quotidien. Ce qui me fascine le plus dans L’Eroica, c’est son esprit : les vélos d’époque, l’effort physique et, surtout, les routes blanches (*strade bianche*). Elles me rappellent mon enfance en Vénétie, une époque où ces routes faisaient partie intégrante du paysage et de la vie de tous les jours. Ainsi, pour moi, participer à L’Eroica signifie aussi renouer avec mon enfance et retrouver, ne serait-ce que le temps de quelques kilomètres, ces sensations d’autrefois. Ce sera ma première participation à L’Eroica, et elle revêtira une signification encore plus particulière car je roulerai également dans le but de lever des fonds pour soutenir les patients atteints d’un cancer du cerveau et contribuer à la recherche contre le cancer.
Dans ma vie professionnelle, je suis professeur et chercheur au Trinity College de Dublin, en Irlande ; la recherche scientifique et la possibilité d’agir concrètement pour aider les autres sont des engagements qui me tiennent profondément à cœur. Associer cette cause à ma passion pour le cyclisme et à mes souvenirs d’enfance rend cette aventure encore plus importante à mes yeux. J’ai hâte de découvrir l’ambiance de L’Eroica et de parcourir ces routes blanches aux côtés d’amis, non seulement pour relever un défi personnel, mais surtout pour soutenir une cause qui m’est particulièrement chère ».
Oliviero arrivera donc d’Irlande, mais son histoire trouve ses racines en Vénétie et se poursuit à travers une carrière consacrée à la recherche scientifique. À Gaiole, il apportera son vélo, ses souvenirs d’enfance et une motivation supplémentaire pour pédaler. C’est aussi cela, l’esprit de L’Eroica : chaque année, l’événement réunit des personnes venues d’horizons très divers qui, le temps de quelques jours, se retrouvent à rouler ensemble sur ces mêmes routes blanches.
Un tour d’Italie jusqu’à Gaiole
Si l’on considère les régions d’origine des participants italiens, L’Eroica offre une sorte de tour d’Italie, mais sans classement ni compétition. La Lombardie est la région la plus représentée, avec 28,18 % des cyclistes, suivie de la Toscane (22,12 %). Viennent ensuite l’Émilie-Romagne et la Vénétie, toutes deux proches de 9 %, suivies du Piémont, du Latium et du Trentin-Haut-Adige. Toutefois, la participation couvre la quasi-totalité du pays, des régions du nord jusqu’à la Sicile, la Sardaigne et la Calabre.
La situation évolue lorsque l’on examine les données à l’échelle locale. Milan est la province la plus représentée (9,20 %), devant Rome, Florence et Sienne. Suivent Turin, Arezzo, Varèse, Bergame, Brescia et Monza-Brianza. Des lieux variés, grandes villes comme territoires plus modestes, mais tous avec une même destination : Gaiole in Chianti. Ces chiffres révèlent une réalité importante : L’Eroica n’est pas qu’un simple événement ancré dans un territoire donné. C’est une destination vers laquelle les gens convergent.
Le monde se retrouve sur les routes blanches
La portée géographique dépasse les frontières de l’Italie. Les participants arrivent de dizaines de pays, et la dimension internationale est désormais une composante établie de L’Eroica. Après l’Italie, les contingents les plus importants proviennent d’Allemagne, de Suisse, du Royaume-Uni, des États-Unis, d’Autriche, de France et des Pays-Bas. On compte également des participants venus de Pologne, de Belgique, d’Espagne, du Canada, de République tchèque, d’Irlande et d’Australie, ainsi que de nombreux autres pays. Et il ne s’agit pas seulement de nationalité. Des personnes d’âges, de professions, d’expériences et de motivations variés…
Arrivée à Gaiole. Il y a ceux qui reviennent chaque année, ceux qui viennent pour la première fois, ceux qui arrivent entre amis, ceux qui viennent en famille, ceux qui ont une expérience sportive et ceux qui cherchent simplement une autre façon de vivre le cyclisme.
Les visages derrière les chiffres
Les chiffres racontent aussi l’histoire d’un événement qui est bien plus qu’un simple défi cycliste. Les femmes représentent 12 % des participants, les hommes 88 %. Ces pourcentages dépeignent une communauté particulière, mais ils ne peuvent à eux seuls en refléter toute la diversité. Car derrière chaque pourcentage se trouve une personne. Il y a ceux qui ont choisi L’Eroica pour redécouvrir un vélo d’une autre époque. Ceux qui reviennent sur des routes connues durant leur enfance. Ceux qui viennent partager une journée entre amis. Ceux qui veulent se mesurer à la fatigue. Et ceux qui souhaitent simplement vivre une atmosphère difficile à trouver ailleurs. C’est là ce que les chiffres ne peuvent raconter.
Une route qui devient une expérience
C’est sur les routes blanches que se croisent nombre de ces histoires. La poussière, les montées, les revêtements changeants, la fatigue qui s’accroît à chaque kilomètre : autant d’éléments qui font partie de l’expérience physique de L’Eroica, mais qui, au bout du compte, revêtent une signification différente pour chacun. C’est aussi pourquoi, à Gaiole, le vélo devient bien plus qu’un simple moyen de se déplacer d’un point à un autre. Il devient une façon de traverser le paysage en douceur, de le contempler, de l’écouter et de se sentir en faire partie.
La route vers Gaiole
Il y a ceux qui recherchent la fatigue, ceux qui recherchent la lenteur, l’amitié, le paysage ou les souvenirs. Il y a ceux qui reviennent pour redécouvrir quelque chose et ceux qui arrivent pour faire une découverte inédite. Il y aura ensuite les vélos, les amis, la fatigue et ces routes qui, une fois de plus, serviront de fil conducteur. Car la route vers Gaiole n’est pas une route unique. Elle est faite de tous les chemins que chacun emprunte pour arriver jusqu’ici.

















