VOILE : Défi Azimut – Nico d’ESTAIS et Café Joyeux au bout des 48 heures
Nico d’Estais a franchi ce dimanche matin la ligne d’arrivée des 48 heures du Défi Azimut à la 9e place.
La veille, alors qu’une dorsale anticyclonique ralentissait la flotte et que plusieurs concurrents choisissaient de regagner Lorient, le skipper de Café Joyeux avait décidé d’aller au bout des 556 milles du parcours. Ses dernières heures en mer se sont transformées en un contre-la-montre pour finir dans les temps, mais aussi en un entraînement précieux avant la Route du Rhum.
« On savait dès le départ que ce serait compliqué de finir dans les temps. Les bateaux contre lesquels on se battait ont décidé de rentrer, mais il restait une chance d’y arriver. Je ne voulais rien lâcher. On est passé d’une course contre les autres à un contre-la-montre. C’est un super entraînement pour le Rhum », confiait-il alors qu’il poursuivait sa route.
Les derniers routages annonçaient pourtant une arrivée hors délai : le vent devait tomber à l’approche de la pointe Bretagne. Sur l’eau, il a tenu. « Tous les fichiers météo disaient que ce ne serait pas possible. Mais le vent ne s’essoufflait pas et je continuais à avancer. Quand j’ai vu qu’il restait une dizaine de milles pour environ quatre heures avant la limite, je me suis dit que ça pouvait passer », raconte Nico d’Estais. Il a finalement franchi la ligne avant 10 heures, à la 9e place. [Heure exacte de franchissement : 7h 44min 17 sec.]
Francis Le Goff, directeur de course du Défi Azimut et de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, a suivi cette fin de parcours avec attention :
« Depuis le début, on sentait que Nico voulait faire la totalité du parcours et donner la priorité au sportif. Quand on est directeur de course, c’est un engagement que l’on apprécie. Il envoie un beau message à tous ceux qui font de la voile : quand on ne lâche rien, cela peut payer. J’ai trouvé son attitude vraiment bien ».
À six semaines du départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, fixé au 1er novembre à Saint-Malo, Nico d’Estais repart du Défi Azimut avec de nouveaux repères à bord de Café Joyeux.
« Dans une confrontation aussi serrée, les petits écarts de réglage deviennent visibles. J’ai encore plein de choses à apprendre, et tant mieux : il reste deux ans avant le Vendée Globe ».















