VOILE : La Route du Rhum, le prochain défi de Maxime SOREL
Avant d’être skipper professionnel, ingénieur et chef d’entreprise, Maxime Sorel était un enfant de Cancale.
Né dans la cité corsaire, il a grandi avec la Route du Rhum. Enfant, il observe les bateaux avec son père dans les écluses et les bassins malouins. Très tôt, cette course mythique devient bien plus qu’un rendez-vous sportif : elle nourrit un imaginaire et une envie qui ne le quitteront plus. « Pour moi, la Route du Rhum, c’est le Disneyland de la course au large. C’est magique, elle fait rêver les familles et attire un monde incroyable. Cette course, je la connais par cœur, c’est LA course qui a fait que j’en suis arrivé là. Quand j’étais tout petit j’allais voir les bateaux avec mon père, et j’ai ce souvenir précis de voir un concurrent revenir après le départ, passer les écluses, réparer son bateau et repartir tout seul. Je n’en ai pas manqué une miette… Ça me semblait complètement fou ! ».
Des années plus tard, c’est lui qui vivra ce « truc de fou ». Pour sa première participation en 2014, Maxime Sorel remporte la Route du Rhum en Class40, dans la catégorie Vintage. « L’arrivée en Guadeloupe, les odeurs des Antilles, le goût de la victoire, je m’en souviens dans les moindres détails. C’est probablement l’un de mes meilleurs souvenirs de skipper. »
Quatre ans plus tard, il revient sur la course mais doit abandonner suite au démâtage de son Class40. Puis en 2022, il découvre la Route du Rhum avec son IMOCA flambant neuf, s’accroche au Top 10 et franchit la ligne d’arrivée 5e sur les 37 skippers de sa catégorie.
Le 1er novembre 2026, il prendra donc le départ de sa 4e Route du Rhum, avec une sensation particulière : celle de retrouver la course qui, bien avant de devenir un objectif sportif, a contribué à faire naître sa vocation. « Forcément, quand je reviens ici pour prendre le départ, il y a quelque chose de particulier. Je retrouve mes racines, mais surtout cette course qui a marqué toute ma vie ».
Pour sa 13e édition, la Route du Rhum réunira l’une des flottes IMOCA les plus relevées de son histoire. 22 skippers sont inscrits à ce jour, et sept à huit bateaux sont aujourd’hui considérés comme capables de jouer la victoire. Au cœur du bassin Duguay-Trouin de St Malo, Maxime Sorel sera évidemment fier d’aligner son fameux « Dragon des Océans », un IMOCA construit en 2022. Il aborde cette nouvelle édition avec beaucoup d’envie. Car Maxime le sait, la Route du Rhum impose un rythme très exigent avec ses 3 542 milles en solitaire à parcourir en une dizaine de jours. Cette transatlantique est un véritable sprint où chaque décision compte et les dépressions qui balaient l’Atlantique en fin d’automne peuvent rapidement rebattre les cartes. L’enjeu sera donc de faire corps avec son bateau, de prendre les bonnes décisions stratégiques, et d’aller chercher tout ce que son « dragon » est capable de donner.
LE SPORT AU SERVICE DE LA SANTE
Si la course au large constitue le fil conducteur de sa carrière, Maxime Sorel n’a jamais limité son terrain de jeu à l’océan. Ingénieur de formation, entrepreneur et skipper professionnel, il est aussi devenu au fil des années un sportif de haut niveau capable de passer d’un univers à l’autre. En 2023, il devient ainsi le premier homme à réaliser le « double Everest », en gravissant l’Everest après avoir bouclé le Vendée Globe, l’« Everest des mers ». En 2025, il boucle l’UTMB (Trail), puis enchaine cette année la Pierra Menta (Ski alpinisme), le Marathon du Mont-Blanc (Running) et l’Étape du Tour (Cyclisme).
Des disciplines que Maxime considère comme complémentaires. La montagne, le trail, le vélo ou le ski ne sont pas des parenthèses dans sa carrière maritime : ils participent à la vie du marin. « C’est le goût du défi qui m’anime ! Cumuler des expériences, découvrir de nouveaux univers, rencontrer de nouvelles personnes, apprendre de ces nouveaux sports. Et puis chaque défi permet de découvrir de nouvelles sensations, de voir ce que mon corps est capable de faire. Chaque sport est complémentaire. Tous me permettent de continuer à m’entraîner. Et puis il y a tout ce que ces expériences m’apportent humainement. C’est vraiment ma manière de vivre ».
Membre du centre d’expertise humaine « 321 Perform » basé en Haute Savoie, Maxime Sorel y explore autant les capacités du corps et du mental que les questions liées à la nutrition. Au fil de ses expériences, il collecte de nombreuses données qu’il met au service de la science et de la santé, pour mieux comprendre mieux comprendre son corps et optimiser ses performances.
3 542 MILLES POUR UN NOUVEAU CHAPITRE
Le 1er novembre 2026, Maxime Sorel retrouvera son terrain de prédilection pour une traversée de 3 542 milles en solitaire avec un seul objectif en tête : écrire l’avenir.
« On ne sait jamais jusqu’où l’on peut aller tant qu’on n’a pas osé »
Cette recherche de limites dépasse toutefois largement le cadre de la performance sportive.
Des engagements qui font écho à une conviction personnelle :
« Croire que rien n’est impossible, ce n’est pas juste le défi sportif, c’est le défi de la vie au quotidien. On a tous des obstacles à surmonter. L’idée, c’est de se donner les moyens de ses ambitions. C’est valable dans le sport, mais aussi dans la vie. On ne sait jamais jusqu’où l’on peut aller tant qu’on n’a pas osé » rappelle le parrain national de Vaincre la Mucoviscidose.
La Route du Rhum 2026 s’inscrit ainsi dans un projet plus large :
Préparer la prochaine étape de sa carrière avec le Vendée Globe 2028 en ligne de mire. Cette course va permettre à Maxime Sorel de faire grandir un projet qui associe performance, aventure, dépassement de soi et transmission.
Pour accompagner cette ambition dans la durée, Maxime Sorel et son équipe recherchent toujours un partenaire principal souhaitant s’associer à ce projet et aux valeurs qu’il porte sur le chemin qui le conduira jusqu’au Vendée Globe 2028.
Maxime Sorel : Skipper – aventurier & chef d’entreprise
Titulaire d’un diplôme d’Ingénieur en génie civil, Maxime a développé sa passion pour la gestion de projet qu’il met au service de son rêve : la course au large. Après 5 années passées en Class40, Maxime se lancer en IMOCA. Il réussit l’exploit d’atteindre la 10ème place du Vendée Globe 2020 (l’Everest des mers).
Dès son retour à terre avec ses partenaires, il démarre la construction d’un nouvel IMOCA, et vise le Vendée Globe 2024. En parallèle de son projet voile, il se lance à l’assaut du toit du Monde. En mai 2023, il réussit ce second exploit et devient le premier homme à réaliser le Double Everest ! L’aventure continue et Maxime prend le départ de son deuxième tour du monde qui s’arrêtera prématurément suite à un problème physique.
Rien n’entache l’envie de défier à nouveaux les océans du monde entier et de partager de nouvelles aventures, Maxime souhaite participer à la prochaine édition du Vendée Globe en 2028 !

















