VOLLEY BALL : France – Brésil et soir de fête à Paris !
L’adidas arena de Paris a vécu vendredi une folle soirée, entre victoire de l’équipe de France masculine face au Brésil pour son dernier match de préparation avant l’EuroVolley 2026 (3-0), et un vibrant hommage à l’ancien capitaine des Bleus, Benjamin Toniutti.
Une adidas arena à guichets fermés depuis plusieurs semaines, une ambiance qui est montée crescendo, la célébration d’un des plus grands joueurs de l’histoire de l’équipe de France, Benjamin Tonutti, et pour finir une victoire des Bleus face au Brésil. Le public parisien aura vécu vendredi soir une soirée mémorable qui rappellera quelques souvenirs à ceux qui étaient porte de Versailles il y a deux ans pour le deuxième titre olympique tricolore.
En plus de leurs retrouvailles avec leurs supporters, les Bleus voulaient sur ce dernier match de préparation poursuivre leur montée en puissance sur le chemin de l’EuroVolley qui, pour eux, débutera le 10 septembre à Cluj-Napoca (Roumanie) face à la Suisse. Car si la rencontre n’a pas toujours atteint les sommets, les joueurs d’Andrea Giani ont fait étalage de belles facultés d’adaptation pour contrer un jeu brésilien tout en puissance.
En face, l’équipe de France avait à opposer une qualité de réception qui ne se dément pas, un service bien réglé, mais également de solides arguments offensifs, avec en fers de lance un Mathis Henno dans tous les bons coups (meilleur marqueur du match avec 16 points, à 62 % de réussite offensive), un Trévor Clevenot d’une remarquable constance (8 points), un Stephen Boyer en rouleau compresseur au troisième set (5 points), sans oublier le jeune central Daniel Iyegbekedo, qui a aspiré nombre de ballons en deuxième manche (7 points, 5/8 en attaque, 2 blocs). Il a fallu quatre balles de set aux Tricolores pour empocher la première manche, la deuxième a encore basculé dans le money-time dans le camp français, grâce aux bonnes entrées des jeunes Noa Duflos Rossi et Simon Magnin. La longue pause qui s’en est suivie pour célébrer Benjamin Toniutti n’a pas coupé les jambes françaises.
C’est sur une faute de Pinta que s’est finalement achevée la rencontre (25-16). La France conclut sa préparation de l’EuroVolley sur un très bon bilan de quatre victoires (Belgique, Etats-Unis, Slovénie et donc Brésil) pour une défaite (Pologne). De quoi arriver avec le plein de confiance en Roumanie pour son rendez-vous le plus important de la saison.
Les réactions : Antoine Brizard, capitaine de l’équipe de France :
« C’était un bon match ce soir, on a bien joué, je pense qu’on est prêts. Ça fait un moment qu’on monte en puissance. Il y avait tout à construire cet été, on avait déjà mieux fini la Volleyball Nations League qu’on ne l’avait commencée, là, on voit que tout le monde joue bien, y compris ceux qui rentrent. Maintenant, c’est le piège, parce que jouer le Brésil ici avec la fête pour « Totti », tout est facile, alors que le premier match de l’Euro dans une salle vide face à la Suisse, ça n’a rien à voir, ça sera un autre monde. L’hommage à « Totti » ? C’était émouvant. Heureusement que ça n’a pas duré plus longtemps, car je n’aurais pas pu jouer après ! C’est compliqué de faire un hommage à la hauteur de ce qu’il a apporté au volley français, j’espère surtout que ça lui a fait plaisir, ainsi qu’à sa famille. Je ne sais pas si tout le monde se rend compte de tout ce qu’il a apporté au volley français et à quel point il a été spécial, même dans l’histoire du volley mondial, je ne sais pas s’il y a un palmarès plus beau que le sien. Et il est encore en activité. C’est difficile de trouver les mots, vous n’imaginez pas à quel point il a compté pour moi ». Andrea Giani, entraîneur de l’équipe de France :
« C’était la première fois que nous rejouions à Paris depuis la finale des JO, quand nous sommes arrivés, on a senti la même atmosphère dans la salle, c’était incroyable ! Il y avait de la pression pour les joueurs, le premier set était serré, pareil sur le deuxième, le troisième a été plus facile. Je suis content de la façon dont les joueurs ont réagi dans les moments de difficulté, avec une bonne lucidité, tous ont pris leur place. Peut-être qu’on aurait pu mieux gérer certaines situations au bloc, mais en attaque et au service, on a fait du bon travail. « Totti » ? Il a fait l’histoire de cette équipe de France, c’est difficile de trouver un joueur aussi fort techniquement en en même temps une aussi bonne personne, aujourd’hui, l’émotion était forte pour tous ».

















