CYCLISME : Mathilde AT transforme un vélo en bois des Ateliers Gonnel en œuvre d’art
À La Rochelle, l’artiste peintre et illustratrice Mathilde AT s’empare d’un cadre des Ateliers Gonnel pour en faire une pièce unique.
Puis le vélo a repris la route, confié à la cycliste Émeline Parizel pour ses prochaines aventures en ultra-distance. Et si une œuvre d’art n’était pas faite pour être accrochée à un mur ?
C’est l’expérience imaginée par Les Ateliers Gonnel, qui ont invité l’artiste rochelaise Mathilde AT, fondatrice de l’Atelier Salé, à transformer l’un de leurs cadres en une œuvre originale. Le cadre Embrun « V2A » quitte ainsi, le temps d’une collaboration, son atelier de fabrication pour rejoindre celui de l’artiste. Mathilde AT y pose son univers, ses couleurs et son regard. Le vélo devient alors un nouveau support d’expression : une œuvre unique, pensée non pas pour être contemplée, mais pour être vécue. Et surtout, pour rouler.
Chez Gonnel, chaque cadre est le résultat d’un dialogue entre matière, savoir-faire artisanal et ingénierie. Bois, fibres techniques, assemblage, ajustement, finition : le cadre passe de main en main avant de devenir un vélo. Pour cette collaboration, son parcours ne s’arrête pourtant pas à la sortie de l’atelier.
Artiste peintre et illustratrice rochelaise, Mathilde AT développe avec Atelier Salé un univers coloré, inspiré notamment par la mer, les femmes et les rencontres. Sur le cadre Gonnel, elle transpose son langage artistique à un objet inhabituel. Elle ne peint plus une toile : elle peint un vélo. Le résultat est une pièce unique, à mi-chemin entre objet de design, œuvre d’art et objet de mobilité.
Une œuvre qui refuse de rester immobile
Une fois le cadre transformé, une question s’est posée. Que faire d’une œuvre d’art qui est aussi un vélo ? La réponse de Gonnel est simple : la faire rouler. Pour son premier voyage, l’Embrun « V2A » a pris la direction de Paris et a participé aux 24 Heures Longchamp. À son guidon, Émeline Parizel, cycliste, voyageuse à vélo et adepte de la longue distance. Pendant 24 heures, le vélo enchaîne les tours. Une première nuit, un premier lever de soleil, des centaines de kilomètres… L’œuvre de Mathilde AT quitte définitivement l’atelier pour entrer dans une nouvelle phase de son histoire. Car ce passage sur le bitume n’est que le début.
L’art comme point de départ, la route comme terrain d’expression
L’Embrun « V2A » accompagne désormais Émeline Parizel dans ses prochains défis d’ultra-distance et ses voyages à travers l’Europe. L’œuvre va donc continuer à évoluer au fil des kilomètres. Elle va être confrontée à la pluie, au soleil, aux routes, aux paysages et aux rencontres. Elle portera progressivement les traces de son utilisation et deviendra le témoin des aventures de celle qui la fait rouler. Une manière pour Gonnel de proposer une autre vision du design : un objet peut être beau sans être fragile, artistique sans être figé, unique sans être inaccessible.
Une rencontre 100 % rochelaise et 100 % féminine
Cette collaboration réunit trois univers nés à La Rochelle : celui des Ateliers Gonnel, celui de Mathilde AT et celui d’Émeline Parizel. Trois façons différentes de raconter la matière, le mouvement et la liberté. Avec Mathilde AT, Gonnel ouvre également une nouvelle voie : celle de collaborations avec des artistes invités à réinterpréter ses cadres et à leur donner une nouvelle identité. Peinture, illustration, artisanat, design… Chaque artiste peut apporter son propre langage à un objet déjà marqué par le savoir-faire des Ateliers Gonnel. Parce qu’un cadre peut être fabriqué dans un atelier, transformé dans un autre et révéler toute son histoire sur la route.

















