AVIRON : Le sprint de plage, future discipline olympique, fait son championnat de France à La Seyne-sur-Mer
Le compte à rebours olympique est lancé.
Du 4 au 6 septembre, la plage des Sablettes à la Seyne-sur-Mer va se transformer en terrain de jeu pour les meilleurs spécialistes français du sprint de plage. Organisés par le COMATPM (Comité d’Organisation de Manifestations d’Aviron sur le territoire de Toulon Provence Méditerranée) et la Fédération Française d’Aviron, les championnats de France s’annoncent particulièrement disputés, à deux ans de l’entrée de cette nouvelle discipline au programme des Jeux olympiques de Los Angeles.
En 2028, le sprint de plage fera son entrée aux Jeux de Los Angeles et, à La Seyne-sur-Mer, nombreux seront les rameurs et rameuses à avoir déjà les yeux tournés vers la Californie. Membres de l’équipe de France ou prétendants à une place dans l’avion qui s’envolera pour les États-Unis dans deux ans, les meilleurs spécialistes tricolores seront réunis dans le Var pour tenter de décrocher le titre national.
Chez les femmes comme chez les hommes, les champions de France en titre seront au rendez-vous. Hélène Lefebvre (Société Nautique de l’Encouragement) remettra son titre en jeu après avoir décroché l’an dernier, à Aix-les-Bains, son vingtième titre de championne de France, toutes disciplines confondues. Elle retrouvera notamment Audrey Feutrie (Armentières) et Marine Delanoe (Barneville-Carteret), respectivement médaillées d’argent et de bronze en 2025. Déjà titrée par le passé, Elodie Ravera (Encouragement) sera également à suivre, tout comme Chloé Briard (Lyon Caluire), médaillée de bronze en deux de couple mixte lors des derniers championnats du monde.
Chez les hommes, Mathis Nottelet (Aviron Marne et Joinville) tentera lui aussi de conserver sa couronne. Depuis son titre national décroché l’an dernier en Savoie, le Joinvillais a continué de s’illustrer sur la scène internationale, avec notamment des podiums aux championnats d’Europe et aux championnats du monde de sprint de plage. Face à lui, la concurrence s’annonce relevée, avec notamment Antoine Lefebvre (Meulan-les-Mureaux), médaillé aux derniers championnats du monde avec Chloé Briard, mais aussi Vincent Noirot et Yann Dupuis (Lyon Caluire).
La relève sera elle aussi au rendez-vous sur le sable varois. Chez les hommes U19, le local Raphaël De Boussac aura à cœur de briller à domicile. Médaillé en deux de couple mixte lors des derniers championnats du monde, il avait terminé au pied du podium l’an dernier. Il retrouvera notamment le rameur de Saint-Jean-de-Luz Pierre Ibarburu ou encore le Joinvillais Maël Khaloua, qui participait il y a quelques semaines aux championnats du monde U19 en rivière.
Chez les femmes, Elisa Guilloton (Beaucaire), partenaire de Raphaël De Boussac lors des derniers Mondiaux de sprint de plage, fera partie des favorites. Lina Hofland (Mantes-la-Jolie) et Lilya Bouchikhi (Ris-Orangis), membres du quatre sans barreur féminin lors des derniers championnats du monde en rivière, seront également de la partie.
Dans des formats critériums, on retrouvera aussi au programme des deux de couple et quatre de couple barrés mixtes, des catégories U17 aux plus de quarante ans.
Si le spectacle promet d’être au rendez-vous sur l’eau et sur le sable, ces championnats de France seront aussi l’occasion de mettre en lumière le travail réalisé depuis plusieurs mois par le comité d’organisation. Composé des cinq clubs de la métropole toulonnaise (Aviron Club de Six-Fours-Les-Plages, Aviron Seynois, Aviron Toulonnais, Club Nautique des Salettes de Carqueiranne, ASPTT Hyères Aviron), il prépare activement l’accueil des rameuses et rameurs et a notamment placé la santé et le développement durable au cœur de son organisation.
Cet engagement a été récompensé par l’obtention du label « Développement durable, le sport s’engage® », niveau bronze. Une belle reconnaissance pour les clubs et leurs bénévoles, qui œuvrent pour faire de ce rendez-vous national une manifestation aussi sportive qu’éco-responsable.
À La Seyne-sur-Mer, le sprint de plage s’apprête donc à vivre une nouvelle étape de son développement. À deux ans de ses débuts olympiques, les championnats de France permettront de mesurer les ambitions de celles et ceux qui rêvent déjà de Los Angeles. Et sur le sable varois, entre courses en duel, sprints, bouées et arrivées au buzzer, le spectacle devrait une nouvelle fois être au rendez-vous.

















