ATHLETISME : Une place à la table – les athlètes choisissent leurs nouveaux représentants
Plus de neuf athlètes sur dix lors des Championnats d’Europe d’athlétisme de Birmingham 2026 ont participé à l’élection du nouveau Comité des athlètes européens d’athlétisme.
Avec Pia Skrzyszowska destinée à présider le groupe, les huit représentants passeront désormais les quatre prochaines années à garantir que les athlètes aient une voix significative dans les décisions qui façonnent le sport.
Alors que les meilleurs athlètes européens concouraient pour les médailles à Birmingham, ils choisissaient aussi qui devait les représenter en dehors de la compétition.
Sur 1 548 athlètes accrédités, 1 417 ont voté validement lors de l’élection du Comité européen des athlètes d’athlétisme, soit un taux de participation de 91,54 %.
Le résultat est un nouveau comité composé de quatre femmes et quatre hommes : Federica Curiazzi d’Italie, Lovisa Lindh de Suède, Attila Molnár de Hongrie, Nethaneel Mitchell-Blake de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, Pia Skrzyszowska de Pologne, Nick Smidt des Pays-Bas, Ivana Španović de Serbie et Ján Volko de Slovaquie.
Ils serviront jusqu’en 2030, représentant les points de vue des athlètes et contribuant à renforcer le lien entre les compétiteurs et l’athlétisme européen.
Le comité a un rôle pratique au sein de l’organisation. Il aborde les questions qui touchent les athlètes sur et en dehors de la piste, de la compétition et du bien-être des athlètes à l’intégrité, la protection et le développement à long terme du sport. Son président siège également au Conseil européen d’athlétisme avec plein droit de vote, offrant aux athlètes une voie directe dans la prise de décision de l’organisation.

Un mandat fort
Skrzyszowska a obtenu le plus grand nombre de voix parmi les femmes, suivie de Španović, Lindh et Curiazzi.
Le sprinteur haieux polonais a ensuite été proposé comme président par le président de l’Athlétisme européen, Dobromir Karamarinov, conformément au règlement, la nomination ayant été approuvée par le Conseil européen d’athlétisme.
Championne d’Europe du 100 m haies et multiple médaillée en majeurs, Skrzyszowska a mis en avant le bien-être et la protection des athlètes lors de sa candidature, notamment l’importance que les athlètes se sentent écoutés, soutenus et correctement représentés.
Le reste du comité apporte un large éventail d’expériences.
Španović a passé plus de vingt ans à concourir à l’international et a remporté des titres mondiaux et européens au saut en longueur ainsi qu’une médaille de bronze olympique. Lindh, médaillé de bronze européen sur 800 m et neuf fois champion de Suède, apporte désormais aussi le point de vue d’un athlète récemment retraité exerçant comme entraîneur et mentor.
Curiazzi allie marche athlétique internationale à une carrière professionnelle d’enseignant, tandis que Smidt apporte son expérience en tant que médaillé international sur 400 m haies et relais.
Mitchell-Blake a concouru au plus haut niveau du sprint mondial, remportant l’or mondial sur 4×100 m, le bronze olympique et plusieurs médailles européennes. Le champion d’Europe en salle du 400 m Molnár a évoqué l’importance de conditions équitables et d’opportunités pour les jeunes athlètes qui passent à la compétition senior, tandis que l’ancien champion d’Europe en salle du 60 m Volko a souligné la valeur de représenter des athlètes issus de plus petits pays ainsi que des grandes fédérations du sport.
À eux deux, les huit membres représentent le sprint, les haies, la course de demi-fond, la marche athlétique et les sauts horizontaux, tout en venant également de fédérations membres aux structures et ressources très différentes.
Cette gamme devrait aider le comité à refléter le fait que les athlètes à travers l’Europe ne vivent pas tous ce sport de la même manière.

Transformer la représentation en influence
La représentation des athlètes compte le plus lorsqu’elle a un impact sur les décisions.
Karamarinov a évoqué ce sujet lors d’une visite dans la Zone des Athlètes lors des Championnats d’Europe d’athlétisme U20 à Tampere l’année dernière.
« Tout comme nous demandons aux athlètes de hausser la voix, nous devons être prêts à écouter, à apprendre et à agir », a-t-il déclaré.
La participation à Birmingham suggère que les athlètes eux-mêmes voient de la valeur dans le comité. Plus de neuf athlètes sur dix éligibles ont choisi de participer, offrant ainsi aux nouveaux représentants un mandat fort pour les quatre prochaines années.
Leur tâche est désormais de s’assurer que les opinions qu’ils avancent reflètent la communauté sportive au sens large, et non seulement leurs propres expériences.
Les préoccupations d’un médaillé mondial établi peuvent être très différentes de celles d’un athlète cherchant à percer dans la compétition internationale. Les athlètes issus de petites fédérations membres peuvent faire face à des défis différents de ceux de systèmes plus grands et mieux dotés de ressources, tandis que beaucoup continuent à concilier entraînement et compétition avec emploi ou éducation.
Le comité a donc un rôle important d’écoute ainsi qu’un rôle représentatif. Il devra identifier les préoccupations communes à travers ces différentes expériences et les intégrer dans les discussions au sein de l’athlétisme européen.
La position de Skrzyszowska en tant que présidente sera particulièrement importante dans ce processus, établissant un lien formel entre le comité et le Conseil européen de l’athlétisme.

Première rencontre à Lausanne
Le nouveau comité se réunira pour la première fois à Lausanne pendant la période de la Convention européenne d’athlétisme en octobre.
En plus de commencer son travail en groupe, la réunion offrira aux membres l’occasion d’en apprendre davantage sur les activités de l’athlétisme européen, de rencontrer des représentants de toute l’organisation et de ses fédérations membres, et de comprendre où le comité peut contribuer le plus efficacement.
Cette compréhension plus large sera importante si le groupe veut jouer un rôle significatif au cours de son mandat de quatre ans.
Pour un comité élu par 1 417 autres athlètes, le point de départ est clair : il existe un intérêt considérable parmi les compétiteurs à avoir leur mot à dire sur le développement de l’athlétisme européen.
L’étape suivante consiste à s’assurer que cette voix soit entendue de manière cohérente et traduite en contributions utiles à travers l’organisation.
SOURCE : European Athletics.

















