TRAIL : Mile & Stone – Comment le bassin Grenoblois veut se faire une place dans le trail
Encerclée par la Chartreuse, le Vercors, Belledonne et le Taillefer, Grenoble-Alpes Métropole veut faire du trail running un levier stratégique pour réussir sa transition touristique vers un modèle 4 saisons.
La discipline est même devenue « une priorité budgétaire », selon les propres mots d’Audrey Guyomard, vice-présidente chargée de l’attractivité, interrogée par Mile & Stone.
Pour affirmer cette ambition, la collectivité soutient en particulier l’UT4M, dont la 14ème édition, qui a eu lieu du 16 au 19 juillet, a réuni 4 500 inscrits. Elle y investit 47 500 € par édition, soit 8% du budget total d’une épreuve. Selon une étude menée en 2025, elle génère 2 millions d’€ de retombées économiques directes et 21 400 nuitées, pour un panier moyen de 352 € par participant. Le budget consacré par la collectivité concerne l’ensemble des épreuves et pas seulement ce trail.
Pour Audrey Guyomard, « cet effort est payant pour le futur car 87 % des 900 coureurs qui, sur l’édition 2025, avaient répondu à notre questionnaire, ont fait part de leur intention de revenir consommer dans nos montagnes ». En parallèle, pour encourager la pratique au quotidien, l’agglomération entretient 865 km de sentiers (pour un montant total de 340 K€ en 2026) intégrant 15 parcours de trail balisés. Dans le même temps, la Métropole, membre d’Outdoor Sports Valley et du Cluster Montagne, se montre attentive à entretenir un écosystème tourné vers l’outdoor – l’Isère est le deuxième département de la région AURA en nombre d’entreprises évoluant dans cet univers – avec comme têtes de pont dans le trail des acteurs comme Rossignol ou Raidlight.
Même si la place commence à manquer : « Le foncier économique est contraint par les massifs, explique Chris Dupoux, référent écosystème outdoor à Grenoble-Alpes Métropole. Nous ne sommes plus sur de grandes stratégies de mètres carrés comme par le passé, mais plus sur un accompagnement qui vise à ajuster le besoin d’une entreprise à une temporalité de projet« .
SOURCE : Mile & Stone – N°79.
















