VTT : Émilie WEIGHT : « Donner plutôt que détruire, c’est du bon sens et un engagement fort »
Feu Vert et la startup Done offrent des vélos électriques à une association pyrénéenne pour aider les plus fragiles à retrouver leur mobilité.
Dans de nombreuses zones rurales, l’absence de transports en commun et les longues distances transforment le moindre déplacement en défi, accentuant l’isolement des personnes en situation de précarité. Pour répondre à cet enjeu, l’enseigne Feu Vert, en partenariat avec la startup Done, a fait don de vélos à assistance électrique issus de ses surstocks à l’association Les Étoiles des Pyrénées. Cette initiative solidaire transforme des invendus en solutions concrètes d’autonomie, alliant impact social et démarche écologique.
Un levier concret contre l’isolement
Au cœur des Pyrénées, la mobilité est une condition essentielle pour accéder à l’emploi, aux soins ou simplement maintenir un lien social. Pour les 1 000 bénéficiaires accompagnés par l’association Les Étoiles des Pyrénées, dont beaucoup ne possèdent pas de véhicule personnel, le quotidien est une lutte contre l’isolement géographique. L’arrivée de ces vélos électriques représente une véritable bouffée d’oxygène, offrant une alternative économique, durable et adaptée aux réalités du territoire.
« Sur notre territoire, beaucoup de personnes que nous accompagnons n’ont pas de moyen de transport. Ici, sans voiture, tout devient compliqué : aller travailler, faire ses courses, accéder aux soins. Ces vélos électriques vont vraiment changer le quotidien de certaines familles. C’est un levier concret pour retrouver de l’autonomie », témoigne Yoan Coronado, co-fondateur de l’association Les Étoiles des Pyrénées.
Transformer le gaspillage en solidarité
Cette opération s’inscrit dans la stratégie RSE de Feu Vert, qui vise à rendre la mobilité plus durable et accessible. L’entreprise, qui a structuré sa démarche depuis 2016, cherche à prolonger la durée de vie des équipements et à encourager des usages plus responsables, comme le souligne son rapport RSE 2025. Le don de surstocks s’est imposé comme une solution vertueuse pour éviter la destruction de produits neufs tout en servant une cause sociale.
« Nous avions à cœur de trouver une solution utile pour nos surstocks. Donner plutôt que détruire, c’est à la fois du bon sens et un engagement fort. Ces vélos vont permettre à des personnes de se déplacer plus facilement, tout en s’inscrivant dans une logique de mobilité douce que nous défendons », explique Émilie Weight, Responsable RSE chez Feu Vert.
La loi AGEC, un cadre incitatif
L’initiative est également encouragée par le cadre réglementaire. Depuis le 1er janvier 2024, la loi Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire (AGEC) interdit la destruction des invendus non alimentaires, positionnant le don comme la première alternative à privilégier. Ce nouveau contexte légal pousse les entreprises à repenser la gestion de leurs stocks et favorise l’émergence d’acteurs spécialisés. C’est ici qu’interviennent les intermédiaires comme la startup Done, dont le rôle est de simplifier et sécuriser le processus pour les entreprises donatrices.
« Dans des territoires où la mobilité est un enjeu clé, chaque produit donné peut avoir un impact très concret. Notre rôle est de rendre le don simple pour les entreprises, afin que des équipements inutilisés, comme ces vélos électriques, deviennent de véritables solutions pour les associations et les personnes qu’elles accompagnent. C’est une dynamique gagnante pour tous, à la fois sociale et environnementale », souligne Thibaut Brecville, CEO de Done.
Done, un intermédiaire au service du don
Créée en 2020, la startup Done est née du constat que des millions de produits neufs sommeillent dans les entrepôts alors que les associations manquent cruellement de moyens matériels. En 2025, la plateforme a confirmé son rôle de facilitateur en sauvant 10 millions de produits, représentant une valeur de 26,2 millions d’euros redistribuée à 300 associations via 3 566 opérations de dons. L’entreprise propose une solution complète aux PME comme aux grands groupes, prenant en charge l’identification des stocks, la logistique et la traçabilité administrative et fiscale, transformant ainsi un problème de gaspillage en une opportunité de solidarité.


















