FOOTBALL : Trophées décalés – Le sport face à ses « infidélités », les nominés qui font grincer des dents
Gleeden dévoile les nominés pour son prix de l’infidélité sportive, épinglant Gianni Infantino, le Real Madrid et la désastreuse finale de la CAN.
Le terrain de sport, ce sanctuaire de la loyauté, de l’effort pur et de la gloire méritée. Mais parfois, la fidélité aux valeurs fondamentales du jeu vacille. Parfois, elle s’effondre dans un fracas retentissant. C’est pour épingler ces dérapages, ces trahisons à l’esprit sportif, que les Gleeden Awards 2026, palmarès humoristique et corrosif, ont dévoilé leur sélection pour le « Prix de l’infidélité sportive ». Loin d’être une simple farce, cette catégorie met une lumière crue sur les fiascos qui ont secoué la planète sport cette année. Trois nominés, trois controverses qui ont laissé un goût amer aux passionnés.
Infantino, un prix pour la controverse
Le premier nominé fustige le sommet du football mondial. Gianni Infantino, président de la FIFA, se retrouve sur le banc des accusés pour son « infidélité à la décence ». En cause ? L’invention surréaliste d’un « prix de la paix » décerné à Donald Trump, une manœuvre perçue comme une flatterie politique grotesque, sans le moindre jury ni le plus petit rapport avec le ballon rond. Une décision qui a déclenché la stupeur et la colère, accusée de dévoyer l’institution et de trahir la neutralité que l’on attend de l’instance dirigeante du sport le plus populaire au monde. Pour beaucoup, c’est l’ultime tacle à l’éthique sportive.
Real Madrid : l’erreur médicale qui frôle le burlesque
Le deuxième cas plonge dans l’incroyable, l’impensable. L’équipe médicale du Real Madrid est nominée pour son « infidélité à l’anatomie ». Le motif ? Avoir réalisé une IRM sur le genou droit de sa superstar, Kylian Mbappé, alors que la blessure se situait… au genou gauche. Une bourde monumentale qui dépasse l’entendement pour un club de cette envergure. Cette erreur, digne d’une comédie, a soulevé de profondes questions sur le sérieux et la compétence du staff médical en charge de l’un des athlètes les plus précieux de la planète. L’image du club, symbole d’excellence, en sort écornée, et la confiance entre le joueur et son encadrement, sérieusement ébranlée.
CAN 2026 : la finale du chaos
Enfin, le dernier nominé consacre une faillite collective, un naufrage qui a sali l’un des plus beaux trophées du continent africain. La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2026 est clouée au pilori pour son « infidélité à à peu près tout ». Le résumé est un cauchemar : un arbitrage totalement dépassé et contesté, des joueurs exaspérés quittant la pelouse en pleine rencontre, et un dénouement ahurissant avec un résultat final annulé puis inversé près de deux mois après le coup de sifflet final. Ce spectacle navrant a offert une image désastreuse du football africain, bafouant les règles, le fair-play et le respect dû aux millions de supporters. Une véritable trahison de la passion et de la fête que cet événement aurait dû incarner.
Le verdict de ce tribunal populaire et décalé sera rendu par les membres de la plateforme Gleeden, qui voteront jusqu’au 20 avril. Les grands « gagnants » de cette cérémonie peu enviable seront annoncés le 24 avril, à l’occasion de la Journée de l’Infidélité. Un rappel cinglant que dans le sport comme ailleurs, les écarts de conduite laissent des traces indélébiles.
















