VOILE : Transat Jacques Vabre – Louis BURTON et Davy BEAUDART : « On ne lâche rien ! »
Partis le 7 novembre du Havre après 9 jours d’attente et de concentration, le duo sur Bureau Vallée, Louis Burton et Davy Beaudart, tient bon la cadence sur la Route du Café au moment d’attraper les Alizés.
Bien leur a pris d’effectuer les 5 heures de pénalités suite au départ, pendant le front en sortie de Manche. « C’était la bonne occasion de faire cela pendant le gros coup de vent ce qui nous a éviter de la casse. Nous sommes repartis après tout le monde mais avec un bateau en super état. » raconte Louis. Place désormais à la régate tactique pour rejoindre Fort-de France en Martinique. 2 400 milles de pur placement pour le plus grand bonheur des deux skippers du monocoque jaune et noir !
Ils ont pris la bonne décision les deux amis de longue date. Réparer la pénalité de 5 heures devant les côtes de la Bretagne Nord pendant un sacré coup de chien. Les voilà repartis dans le tempo, fiers que leur incroyable destrier tienne la cadence face une flotte un peu décimée. A l’attaque ! Dosant le bateau, les efforts, la pression des mécanismes sollicités, les voilà dans le deuxième groupe après la tête de flotte. « Il y a un groupe devant qu’on aimerait recoller. Nous ne nous laisserons pas faire, nous sommes des régatiers, on va faire le maximum. Les concurrents sont de haut vol, on ne lâche rien ! » exprime Louis Burton, du haut de son cockpit protégé au large des Canaries. Les deux hommes sont à l’affût des concurrents, travaillent d’arrache-pied pour doser le curseur entre l’envie de croquer la concurrence et préserver le bateau. Un pari réussi alors que la grande ligne droite dans la chaleur des alizés jusqu’en Martinique va demander une concentration de tous les instants.
Ils ont dit :
Louis Burton, skipper de Bureau Vallée
« Nous n’avons pas vu grand-chose des Canaries, mais ce fut un point de passage important. Depuis Le Havre, nous avons eu beaucoup de choses importantes à gérer au niveau de la stratégie météo et la conservation du bateau. La première nuit après le départ a vu une dépression assez forte à la sortie de la Manche. Nous nous sommes dit que c’était le moment de faire la pénalité de 5h. C’était la bonne occasion de faire cela pendant le gros coup de vent ce qui nous a évité de la casse. Nous sommes repartis après tout le monde mais avec un bateau en super état. Il y a eu une descente rapide dans le Golfe de Gascogne et le long des côtes portugaises puis une dorsale dans laquelle nous avons plutôt bien gérer le manque de vent, mais nous avons perdu par rapport au groupe de devant. Il reste 2 400 milles jusqu’à l’arrivée, c’est encore long, il reste beaucoup de stratégie à mettre en place, de choix de route…»
Davy Beaudart, co-skipper de Bureau Vallée
« Nous faisons attention au bateau, il ne faut pas oublier la qualification au Vendée Globe. Nous réfléchissons beaucoup, nous ne voulons pas prendre trop de risques. Ceci dit nous essayons de faire avancer le bateau au plus vite. Cette transat est un bon test sur beaucoup de questions que nous nous posions. Nous découvrons encore des choses, et préparons déjà des évolutions sur l’avenir pour aller encore plus vite. Nous sommes très heureux de naviguer à bord de ce magnifique Bureau Vallée, un bateau fantastique. Nous essayons de faire au mieux tout en étant conservateurs. »

















