VOILE : Trimaran SVR LAZARTIGUE – Cap sur la Martinique !
Le Trimaran SVR-Lazartigue, mené par François Gabart et Tom Laperche, sera au départ, ce dimanche, au Havre, de la 16e édition de la Transat Jacques Vabre, entre la Normandie et la Martinique.
Deuxièmes de la dernière édition, les deux marins affichent de légitimes ambitions malgré une concurrence de très haut niveau dans la classe Ultim, celle des géants des mers.
Amarré sur le quai de Marseille dans le bassin de l’Eure du port du Havre, le Trimaran SVR-Lazartigue attire les regards, suscite l’admiration et propose aux spectateurs du village de la Transat Jacques Vabre la perspective d’un joli voyage à travers l’Atlantique. Dimanche, à 13h05, François Gabart et Tom Laperche seront à ses commandes pour le départ de la 16e édition de la Transat Jacques Vabre, un des rendez-vous de prestige dans l’univers de la course au large. À leur programme, 7500 milles théoriques (environ 13 900 km) à parcourir vers la ligne d’arrivée, à Fort-de-France, en Martinique.
« Je suis très excité, confie François. Ça va être une belle bataille. Il y a deux ans, les derniers jours de la course avaient été incroyables dans l’alyzé avec des sensations géniales sur ce bateau qui vole. Il ne faut jamais oublier le privilège qu’on a de naviguer sur ces bateaux. C’est aussi une grande chance de le faire face à d’autres bateaux aussi performants. Ces dernières semaines, nous avons eu quelques entraînements avec d’autres Ultim et on s’est bien éclatés. C’était vraiment top. On a vu que le Trimaran SVR-Lazartigue a un super potentiel et que l’on peut jouer la gagne. Mais en même temps, nous ne sommes pas les seuls. C’est hyper serré. Je suis très optimiste car tous les ingrédients sont réunis pour que l’on s’éclate et que la course soit belle. Après il y a plein de paramètres qu’on ne maitrise pas toujours complètement. Il faut que les étoiles s’alignent. »
Mêmes ambitions et même constat pour Tom Laperche. « Il y a deux ans, notre objectif était d’abord de découvrir le bateau et de traverser l’Atlantique, explique Tom. Nous n’avions que deux mois d’entraînement. Personnellement, c’était un rêve d’enfant. Depuis, le bateau a bien évolué. Même si on peut toujours progresser, les objectifs sont forcément différents au niveau du résultat. Nous sommes dans la continuité mais les interrogations sont différentes. La concurrence a également beaucoup travaillé. Le plateau de la classe Ultim est très relevé. Les entraînements et les courses de ces derniers mois ont montré que le niveau était très homogène. ». L’ arrivée des premiers Ultim est prévue autour du 12 novembre.
L’équipe du Trimaran SVR-Lazartigue apporte tout son soutien à Charlie Dalin et au team MACIF Santé Prévoyance qui ont annoncé ce jour que pour des raisons médicales le duo ne pourra traverser l’Altantique.
Dés 2018, Charlie Dalin avait fait le choix de s’engager avec MerConcept en tant que partenaire technique sur la maîtrise d’ouvrage de son bateau et la gestion de son projet. Aujourd’hui plus que jamais la famille reste unie.
Dernière étape avant l’Arkéa Ultim Challenge
La Transat Jacques Vabre sera la dernière course avant l’Arkea Ultim Challenge Brest, première course autour du monde en solitaire et sans escale destinée aux géants des mers de la catégorie Ultim (départ le 7 janvier, de Brest). Pour cette grande aventure, François Gabart et le groupe KRESK ont décidé de confier la barre du Trimaran SVR-Lazartigue à Tom Laperche, coéquipier de François lors de des dernières grandes courses et pleinement investi dans le projet depuis pratiquement son lancement. « Passer deux semaines sur le bateau est une préparation idéale, estime Tom avant le départ de la Transat Jacques Vabre. Je vais aussi profiter une dernière fois dans des conditions de course de tout ce que peut m’apporter François. » « Pour bien préparer ce tour du monde, le mieux est de se mettre vraiment en mode compétition sur la Transat Jacques Vabre, confirme François. C’est le meilleur exercice pour Tom. On sait que le planning est très serré derrière et qu’il ne faut pas avoir de problème sur cette course mais les deux ne sont pas incompatibles. Et puis, la meilleure façon de ne pas prendre de retard sur la préparation de l’Arkea, c’est d’arriver vite en Martinique ! »

















