BEACH VOLLEY : Coups de show au stade Roland-Garros !
Sur le central Philippe-Chatrier de Roland-Garros, éclairé d’un soleil d’une autre saison, les Tchèques Perusic/Schweiner et les Brésiliennes Ana Patricia/Duda, championnes du monde et n°1 mondiales, ont remporté la deuxième édition du Paris Beach Pro Tour. Une deuxième édition qui a de nouveau séduit tous les acteurs et spectateurs.
À retenir :
Les Tchèques Ondrej Perusic et David Schweiner s’offrent le titre masculin Victoire dans le tableau féminin des Brésiliennes Ana Patricia et Duda, numéro 1 mondiales et championnes du monde 20 000 spectateurs et un tournoi qui s’installe comme un « must » du le calendrier international
Rendez-vous en 2024 !
Deux finales de très haut niveau, deux matches conclus au tie-break, juste histoire de prolonger le plaisir de cette deuxième édition du Paris Beach Pro Tour. Plaisir pour les joueurs toujours aussi impressionnés, et même fiers d’évoluer sur le central de Roland-Garros. Plaisir pour les organisateurs de voir le tournoi prendre cette ampleur. Plaisir enfin pour les 20 000 spectateurs présents tout au long de l’épreuve.
Sur le sable installé sur le court Philippe-Chatrier, Ondrej Perusic et David Schweiner ont remporté un des plus beaux succès de leur carrière face à la paire allemande Ehlers/Wickler, leur deuxième Élite 16 de la saison, le plus haut niveau de compétition, après le tournoi de Uberlandia (Brésil), en avril. Après un premier set perdu, les n°27 mondiaux ont su réagir et trouver la solution face à la montagne Ehlers, impressionnant du haut de ses 2,10 m. Quand Ivan Lendl, dernier joueur tchèque (tchécoslovaque à l’époque) masculin à s’être imposé sur la terre battue de la porte d’Auteuil, en 1987 (victoire de Barbora Krejcikova, en 2021), Perusic (28 ans) et Schweiner (29 ans) n’étaient pas nés. Mais ils sont bien conscients de la dimension très particulière d’une victoire à Roland-Garros. « On ne va pas se comparer à Ivan Lendl qui est une légende et un des plus grands athlètes tchèques, sourit Perusic. Mais c’est vrai que c’est incroyable de gagner à Paris. » « On ne joue pas souvent dans un endroit aussi chargé d’histoire, confirme Schweiner. Quand j’étais enfant, je jouais beaucoup au tennis et je regardais les matches ici. On est très privilégié de jouer ici. Gagner sur le même court que des légendes c’est spécial. »
Les Tchèques succèdent aux champions olympiques et numéros 1 mondiaux norvégiens Anders Mol et Christian Sørum. « Très sincèrement, après le premier set, je pensais que ce serait impossible de gagner, confie Schweiner. Les Allemands jouaient vraiment très bien et nous commettions trop de fautes directes. Et puis dans le deuxième set, nous avons réussi à remporter quelques points qui ont inversé la tendance. On a essayé de changer quelques trucs et on s’est accrochés. On aurait pu laisser tomber car il y a beaucoup de fatigue mais on a su être présents et notre fighting spirit nous a permis de l’emporter. Ça rend la victoire encore plus belle. »
Le podium est complété par des Néerlandais Brouwer/Meeuwsen, finalistes l’an dernier et vainqueurs des Autrichiens Horl/Hörst (2-1). « L’argent l’an dernier, le bronze cette année, on reviendra pour l’or l’an prochain, confie Meeuwsen. On aime vraiment jouer ici en France avec une ambiance unique. On ressent tellement toute la dimension historique de cet endroit. Bien sûr le stade n’est pas encore rempli comme pour le tennis, mais ça va venir et ce sera dingue. Les supporters sont ‘’incroyables’’ (en français). Un match pour la médaille de bronze se joue souvent sur le mental car il faut se remettre de la défaite en demi-finale. Nous sommes très heureux d’avoir réussi à basculer dans le bon esprit. »
Sur un air de samba
Dans le tableau féminin, championnes du monde en titre et n°1 mondiales, les Brésiliennes Ana Patricia et Duda ont fait respecter la hiérarchie face aux Américaines Kristen Nuss et Taryn Kloth. Après un premier set expéditif, le jeu s’est rééquilibré avec une deuxième manche remportée par les Américaines puis un tie-break indécis jusqu’à 10-10. Mais au retour d’un temps mort, les Brésiliennes se détachaient (14-10) pour aller finalement l’emporter malgré trois balles de match sauvées par Nuss/Kloth. « Nous sommes très heureuses de cette victoire, lâche Duda. Surtout dans un endroit aussi spécial que Roland-Garros. L’atmosphère est vraiment incroyable. » « Les matches sont toujours très serrés face aux Américaines, analyse Ana Patricia. Elles sont fortes en défense, très rapides. » Dominatrices depuis plusieurs mois, les Brésiliennes remportent leur quatrième Élite 16 de la saison et surtout, marquent les esprits une semaine avant les Championnats du monde. « Sincèrement, on ne compte pas, poursuit Ana Patricia. On cherche juste à jouer le mieux possible à chaque tournoi. Gagner est bien pour la confiance bien sûr mais il faudra nous remettre dans le prochain tournoi car nous avons très envie de conserver notre titre. »
Dans la « petite finale », les Néerlandaises Katja Stam et Raïsa Schoon, victorieuses l’an dernier ont arraché la médaille de bronze face aux Italiennes Gottardi/Menegatti (2-0). « Paris est un très bel endroit pour nous, sourit Raïsa Schoon. Deux participations et deux médailles, c’est parfait. On espère que ça nous portera autant chance l’été prochain pour les Jeux olympiques. C’est aussi une bonne préparation pour les Championnats du monde la semaine prochaine. » « Nous étions quatrièmes à Montréal en juillet et je déteste cette place, poursuit Katja Stam. Nous n’avons pas bien joué samedi en demi-finale et nous avions à cœur de nous reprendre dans cette petite finale. »
20 000 spectateurs présents à Roland-Garros
Succès sportif avec les meilleures paires du monde mais aussi succès pour l’organisation. Tout au long de l’épreuve, l’ambiance dans les tribunes de Roland-Garros mais aussi dans les allées a toujours été à la hauteur d’un tournoi de ce niveau. « Nous sommes très satisfaits de cette deuxième édition, commente David Donnelly, organisateur de l’événement avec sa société RnK, en collaboration avec la Fédération Française de Volley. Nous sommes passés de 15 000 spectateurs l’an dernier à 20 000. Les retours sont très bons, que ce soit ceux des spectateurs, de la Fédération internationale et bien évidemment des joueurs, tous très heureux de pouvoir évoluer dans un tel cadre. Nous avions quelques axes d’amélioration l’an dernier et nous avons bien travaillé dessus. Les qualifications ont par exemple eu lieu à Roland-Garros et non plus sur un site extérieur. Les conditions météorologiques ont également été très favorables et nous ont permis de laisser le toit du central ouvert toute la compétition. Nous étions vraiment dans l’esprit beach. L’ambiance a été très belle. Imaginez avec une paire française qui serait allée un peu plus loin dans le tableau. Nous allons continuer à travailler pour faire du Paris Beach Pro Tour le tournoi de référence de l’année. » Rendez-vous est donc pris pour 2024.
RÉSULTATS
HOMMES
Finale : Perusic/Schweiner (RTC, n°27) – Ehlers/Wickler (ALL, n°9), 2-1 (16-21; 21-19; 15-11) Match pour la 3e place : Brouwer/Meeuwsen (HOL, n°8) – Hörl/Horst (AUT, n°19), 2-1 (18-21 ; 21-18 ; 15-13)
FEMMES
Finale : Ana Patricia/Duda (BRE, n°1) – Nuss/Kloth (USA, n°3), 2-1 (21-10 ; 18-21 ; 15-13) Match pour la 3e place : Stam/Schoon (HOL, n°5) – Gottardi/Menegatti (ITA, n°13), 2-0 (21-17 ; 22-20)









