VOLLEY BALL : Beach pro tour elite 16 – Et Roland-Garros prit feu !
Avec des spectateurs en folie et des athlètes transcendés, le spectacle fut intense sur le sable mais aussi dans les tribunes à l’occasion des quarts et demi-finales de la 1re édition du Paris Beach Pro Tour.
Les finales, ce dimanche sur le court central Philippe-Chatrier du stade Roland-Garros s’annoncent explosives.
L’atmosphère des grands rendez-vous de sport a quelque de chose de particulier, d’unique. Ce petit frisson qui saisit le spectateur une fois la grille d’entrée franchie. Samedi, à l’occasion de la troisième journée du Paris Beach Pro Tour sur le Central Philippe-Chatrier, jour des quarts et des demi-finales, les 7500 passionnés de beach volley présents l’ont forcément ressenti. Se balader dans les allées de Roland-Garros avait même un petit air de moi de mai, quand les fans de tennis de tennis se pressent autour de la Place des Mousquetaires pour admirer les exploits de Nadal. La comparaison s’arrête aux allées. Une fois dans les tribunes, place à la folie. Ici, le bruit est de rigueur, orgie de décibels, de jingles à chaque smash ou à chaque ace et des tribunes survoltées, avec même un clapping pour faire monter encore un peu plus l’ambiance. Rester assis sur son siège devient vite une pure fiction. Alors, on danse… et on chante !
Les Norvégiens veulent venger Casper Ruud battu en finale par Nadal
Drapeaux norvégiens autour du cou, casque de viking sur la tête, les supporters norvégiens étaient là, en nombre, à hurler leurs encouragements pour leurs favoris, Anders Mol et Christian Sørum, champions olympiques, champions du monde et actuellement n°4 mondiaux. Les Vikings reviendront ce dimanche pour la finale. Face aux quarts de finalistes des Jeux de Tokyo et n°9 mondiaux, les Chiliens Marco et Esteban Grimalt, récents vainqueurs de l’étape Beach Pro Tour de Gstaad (Suisse), les Norvégiens ont fait parler la hiérarchie et l’expérience (2-0). « Il a fallu récupérer après notre quart de l’après-midi qui a été très intense (victoire 2-0 face à la paire polonaise n°2 mondiale, Bryl/Losiak), confie Anders Mol. C’est vraiment spécial de jouer ici. On se sent comme des superstars quand on joue dans un endroit comme celui-ci. C’est assez fou. C’est la première fois et on sait que la volonté de l’organisation est de revenir pendant plusieurs années. On espère qu’il y aura de plus en plus de monde car c’est vraiment un grand spectacle avec le sport mais aussi l’ambiance. A la fin de notre match, il y avait vraiment beaucoup de bruit. Les meilleures équipes du monde sont là et tu dois jouer à ton meilleur niveau à chaque match si tu veux gagner. Notre compatriote norvégien Casper Ruud a joué la finale ici en tennis il y a quelques mois (défaite 3-0 face à Rafael Nadal). Nous y sommes aussi. On espère maintenant faire mieux ! »
Pour cela, ils devront dominer les Néerlandais Brouwer/Meeuwsen (n°3 mondiaux), qualifiés aux forceps face aux Italiens Nicolai/Cottafava (n°7) (27-25, 23-25, 15-9). Pas forcément une bonne nouvelle pour les Norvégiens. « Si on pouvait éviter les Néerlandais… », avaient-ils en effet déclaré après leur victoire. Ils devront faire avec.
Une finale Lettonie-Pays-Bas chez les filles
Dans le tableau féminin, les Néerlandaises Katja Stam et Raïsa Schoon, numéro 2 mondiales, s’offriront une finale après leur succès en demi-finale face aux Américaines Flint/Cheng, pourtant tombeuses en quart de finale des n°1 mondiales brésiliennes Carol/Barbara. « On aurait signé pour une finale mais maintenant qu’on y est on en veut plus, on veut l’or, rigolent les deux équipières, médaillées de bronze aux championnats d’Europe de Munich mais qui ne s’étaient plus qualifiées dans le dernier carré d’un tournoi du Beach Pro Elite 16 depuis mars. Nous avons montré un beau niveau de jeu alors c’est possible. Ce serait génial de gagner ici. Dans le couloir qui mène au central, on peut lire tous les noms des champions du tennis qui ont gagné un jour ici. C’est incroyable de se dire que nous sommes là. Dans le vestiaire, on a même la sensation d’être un peu dans un endroit sacré. »
Le duo néerlandais retrouvera les épatantes Lettonnes Samoilova/Graudina (n°7 mondiales), victorieuses des championnes du monde Duda/Ana Patricia (n°4) au terme d’un match complètement fou où elles ont dû sauver trois balles de match (17-15 au tie-break). « C’est dingue, commentent-elles, encore abasourdies par leur performance. Nous ne les avions jamais battues en six matchs. Et puis, ce public, c’était fou ! Je crois qu’on leur a offert un très beau spectacle. » Impossible d’en douter.
Bouquet final ce dimanche avec les finales et des tribunes en feu
Ce dimanche, l’ambiance promet de grimper encore de plusieurs niveaux avec des tribunes qui seront bondées. Après les rencontres pour la troisième place à partir de 12h30, les finales femmes (14h45) puis hommes (16 heures), désigneront celles et ceux qui écriront la première ligne sur le palmarès d’un rendez-vous appelé à devenir un temps fort du calendrier.
















