VOLLEY BALL : Les Bleus débutent leur campagne au Canada
Les champions olympiques reprennent la compétition !
Après une préparation du côté de Poitiers, l’équipe de France attaque sa première semaine de Volleyball Nations League, avec un programme chargé à Ottawa : quatre matchs en cinq jours contre l’Italie, la Serbie, le Canada et la Pologne. L’occasion d’échanger avec Antoine Brizard, capitaine des Bleus en l’absence de Benjamin Toniutti.
Vous attaquez cette semaine la VNL. Quel est l’objectif dans cette compétition ?
L’objectif principal, c’est de bien fixer les idées d’Andrea Giani, qu’on finisse de bien se connaître, qu’on soit sûrs que tout fonctionne bien ensemble. Ensuite, en termes de résultats, on veut gagner tous les matchs, ce n’est pas nouveau. On veut toujours performer dans toutes les compétitions, c’est assez bateau de dire cela, mais c’est le cas.
Vous avez l’habitude de prendre cette VNL au sérieux. Même si ce n’est jamais l’objectif principal de l’été, comme c’est le cas cette année avec le Mondial fin août, en quoi cette compétition est utile pour la suite ?
C’est une préparation grandeur nature. On voit que beaucoup d’équipes ont « boycotté » la VNL l’année dernière, en travaillant beaucoup. C’est ce qu’on a fait aussi, sauf qu’on a toujours joué pour gagner. Ce qui change aussi par rapport aux autres nations, et aux autres années en France, c’est que la profondeur de l’effectif est beaucoup plus importante, ce qui nous permet de travailler beaucoup, de donner du temps de repos à certains comme cette semaine (Toniutti, Clevenot, Le Goff et Grebennikov, ndlr), tout en gardant un niveau de jeu élevé. C’est qui a fait la différence à Rimini l’année dernière (troisième place finale), c’est comme ça qu’on a gagné beaucoup de matchs. C’est important de jouer des matchs de haut niveau, il n’y a rien de mieux pour se préparer.
Le programme de cette semaine est copieux, avec quatre matchs en cinq jours, et de belles équipes à affronter… Ça va être dur ! Le programme est chargé, avec surtout trois matchs en trois jours, ce qui fait un peu peur. Et en plus, on affronte des équipes qui jouent très bien au volley. On a joué le Canada en match amical. Ils ont un jeu extrêmement agressif, ils ont un peu changé leur manière de jouer avec le nouveau coach, ils jouent très vite partout. Si on est dans un mauvais jour au service par exemple, ça peut vite devenir très compliqué. Ensuite, les Italiens, on les connaît très bien. Ils sont champions d’Europe en titre. Il leur manque des cadres, mais ce sont de très bons joueurs de volley, avec des jeunes. La Serbie, je n’ai même pas besoin d’en parler, ils sont toujours là. Et pareil pour la Pologne. Ils ont un gros renouvellement d’effectif, certains cadres ont arrêté, mais ils ont un vivier infini, ils ont tellement de joueurs que le public français ne connaît pas mais qui sont de très bons joueurs, très bien coachés. Donc c’est effectivement une semaine très difficile.
















