RUGBY : L’Edito : « Le monde dans leurs crampons »…
Presque une surprise, nous pensions plutôt aux anglais pour cette consécration mais les sudistes les ont promenés dans tous les compartiments du jeu, devant, derrière et même sur les ailes, chapeau et bravo pour ce titre plus que mérité.
Ce qui est remarquable, c’est la manière acharnée, quasi brutale qui a été la dominante de ce match sans merci, les Boks ont fait aux Rosbeefs ce que ceux-ci avaient infligé aux Blacks.
Ah cette envie, cette rage, cette folie, cette façon de dynamiter un match, bien des équipes devraient s’en inspirer et cela dans toute la grande famille d’Ovalie où l’on oublie parfois que le rugby est un sport noble et fier mais aussi un héroïque combat. Et puis dans ce stade grandiose, deux joueurs chers à notre souvenir et à notre avenir, un 8, un 4, deux monstres de ce ballon qui fait aujourd’hui le tour de la planète, supporter toulonnais tu ne l’avais sûrement pas oublié le capitaine courageux de biens belles saisons, oui, peut-être un peu de nostalgie devant tant de classe, et que lui souhaiter maintenant ? Il a tout. Et le géant ?
Je te vois déjà en train de hurler son nom si mariole à prononcer, Mayol n’attend plus, ça y est, il l’a déjà agantée cette touche et le maul avance comme une bête sauvage.
Bon, tu me connais, je vais encore dérailler, alors je ne te parlerai pas du retour imminent et éminent de nos minots, des petits nouveaux partis en goguette sur des drailles lointaines et asiatiques, tant ils sont déjà là, notre rêve commence et celui-là a les pieds enquillés dans le gazon, je sais que ça te secoue la fibre rouge et noire, celle qui attache le fanion sur ton balcon, celle qui t’apporte des grosses joies et qui fait la bugade de tes petits soucis.
Vé, on n’en peut plus, Mayol c’est quand ? Dans une semaine, dans deux jours, demain … boudiou que c’est long.

















