VOLLEY BALL : Dans le Var, une saison hors-norme pour le VCHPL
Entre défis logistiques, montée en puissance sportive et ancrage territorial, le Volley Club Hyères–Pierrefeu–La Londe (VCHPL) est devenu, en quelques saisons, un acteur économique et social du territoire.
Sa qualification pour un deuxième Final Four consécutif, disputé le 13 avril dernier (le club a terminé 3ème en Coupe de France), a illustré la solidité d’un modèle fondé sur l’organisation, la structuration interne, la mobilisation des bénévoles, la montée en puissance du comité directeur et l’implication croissante des partenaires économiques.
Au-delà des performances sportives, c’est une aventure humaine, collective, où chaque déplacement, chaque match, chaque action sociale raconte la même chose :
Un club qui crée de la valeur, du lien et de l’émotion.

Rencontre avec Steve Peironet, directeur sportif, au cœur de cette dynamique.
Steve, revenir au Final Four deux années de suite, que révèle cette nouvelle qualification sur la solidité du projet que vous portez ?
S.P. Cette qualification montre que le club a franchi un cap important. L’an dernier, atteindre la finale était déjà un moment historique. Revenir au Final Four cette saison, en Élite, a confirmé que notre modèle tient la route. Il repose sur un collectif très large : les joueurs, bien sûr, mais également les dirigeants, le comité directeur, les salariés et les bénévoles. Chacun s’investit, chacun apporte sa pierre. C’est cette cohésion, cette capacité à travailler ensemble avec rigueur et passion, qui nous permet d’avancer et de continuer à grandir malgré des moyens limités.
Sur le plan sportif, vous avez abordé ce rendez-vous avec une dynamique très positive.
S.P. Oui, le quart de finale contre Saint-Brieuc, remporté 3–0 devant plus de 1 000 personnes, a été un moment très fort. Ensuite, il y a eu la victoire 3–2 à Bellaing, malgré deux absents majeurs. C’était la revanche de la finale du championnat de l’an dernier. Gagner là-bas, dans ces conditions, c’est une vraie performance. Trois victoires consécutives avant le Final Four, c’est exactement ce qu’il fallait pour aborder ce rendez-vous dans les meilleures dispositions.
La saison a aussi été marquée par une logistique très lourde. Comment l’avez-vous gérée ?
S.P. Avec beaucoup de rigueur et d’anticipation. Nous avons effectué onze déplacements dans le Nord, ce qui représente un coût financier et humain énorme. Certains trajets se faisaient le jour même, avec plusieurs correspondances. Ce ne sont pas des conditions idéales pour performer, mais nous devons composer avec nos moyens. Avec les dirigeants et le comité directeur, nous avons travaillé pour optimiser chaque déplacement, limiter les dépenses et préserver les joueurs. C’est un travail de fond, invisible pour le public, mais qui s’avère essentiel pour garantir la performance.
Le Final Four représentait un défi supplémentaire ?
S.P. Oui, car il faut jouer deux matchs en un week-end, dont une demi-finale contre le leader Harnes, chez lui. Le dimanche, selon le résultat, une finale ou une place 3–4, qui peut compter pour accéder à la Coupe de France professionnelle. C’est un format très exigeant physiquement et mentalement. Il faut gérer la fatigue, la récupération, la concentration… et tout cela dans un contexte de déplacement long. C’est un vrai défi organisationnel.
Le club s’est imposé comme un acteur du territoire. Comment expliquez-vous cette évolution ?
S.P. Le VCHPL représente Hyères, Pierrefeu et La Londe-les-Maures. Les fusions successives ont créé une identité forte. Les soirées de match offrent un véritable événement avec des associations locales, des danseuses, des gymnastes, des Djs. Nous souhaitons proposer une expérience complète, accessible à tous. Et, nous menons aussi des actions sociales avec des interventions en EHPAD, des activités avec des polyhandicapés et des projets intergénérationnels. Le club n’est pas seulement sportif car il crée du lien, de la valeur, du sens. C’est ce qui nous distingue.
Le rôle des bénévoles semble déterminant ?
S.P. Sans eux, rien n’existe. Ils montent la salle, gèrent la buvette, l’accueil, la logistique. Lors du quart de finale, l’ambiance était incroyable. En 17 ans de carrière, j’ai rarement vécu cela. Leur engagement est un pilier du club. Ils donnent du temps, de l’énergie, de la passion. Ils sont l’âme du VCHPL.
Les partenaires économiques sont également de plus en plus nombreux. Comment l’expliquez-vous ?
S.P. Nous partions de zéro. Aujourd’hui, nous avons un business club structuré. Une heure avant chaque match, les partenaires se rencontrent, échangent, créent du réseau. Ils trouvent du sens à leur engagement : visibilité, relations économiques, ancrage territorial. Le Final Four a renforcé notre attractivité. Le club devient un lieu où l’on fait du sport mais aussi du business. Et cela profite à tout le territoire.
Un dernier mot pour ceux qui accompagnent le club ?
S.P. Je remercie les bénévoles, les partenaires, les collectivités, les dirigeants et le comité directeur. Leur engagement est essentiel. Avec peu de moyens, nous créons quelque chose de très fort. Et j’invite les acteurs économiques du territoire à venir découvrir un match : ils comprendront immédiatement pourquoi ce club grandit, et pourquoi il fait grandir tout ce qui l’entoure.
Propos recueillis par Pierre BEGLIOMINI.


















