VOILE : Une première réussie pour le duo Nicolas LUNVEN et Tom GORON
Nicolas Lunven et Tom Goron signent une très belle performance pour leur première course en double de la saison en prenant la 2e place du Trophée Laura Vergne, derrière Jérémie Beyou et Paul Morvan (Beyou Racing).
Un résultat qui confirme immédiatement le potentiel de ce duo mêlant expérience et jeunesse et qui permet au skipper de PRB d’engranger de la confiance pour la suite de la saison.
Nicolas Lunven et Tom Goron signent une très belle performance pour leur première course en double de la saison en prenant la 2e place du Trophée Laura Vergne. Un résultat qui confirme immédiatement le potentiel de ce duo mêlant expérience et jeunesse et qui permet au skipper de PRB d’engranger de la confiance pour la suite de la saison.
L’épreuve avait parfaitement débuté avec une copie parfaite rendue par les deux marins lors de la première journée de course dimanche dernier : vainqueurs du parcours construit puis 2e du parcours côtier, confirmant leur régularité et leur vitesse dans des conditions variées.
La grande course de 48h, dont le départ a été donné lundi matin à 11h00 en baie de Quiberon, est venue compléter ce programme dense. Dans des conditions engagées, le duo est resté au contact des leaders tout au long du parcours. À l’arrivée ce mardi matin, Nicolas Lunven et Tom Goron coupent la ligne en 5e position mais une procédure devant le jury, menée après l’arrivée, pénalise plusieurs bateaux ayant traversé une zone interdite à la navigation. Le duo Lunven / Goron est donc finalement classé 2e.
Cette réussite repose aussi sur la complémentarité du duo. À seulement 20 ans, Tom Goron apporte sa fraîcheur et sa connaissance fine du Figaro 3, tandis que Nicolas Lunven s’appuie sur son expérience et sa vision stratégique.
Au-delà du résultat, cette course marque une étape importante pour Nicolas Lunven, qui découvrait encore récemment le Figaro Bénéteau 3. Quelques mois seulement après ses premières navigations sur le monotype, le skipper de PRB démontre déjà sa capacité à performer aux avant-postes : « Je suis très content de la course. On s’est bien battus. Malgré un mauvais départ, on est vite revenus dans le match et on a réussi à jouer aux avant-postes tout au long du parcours. C’était une course très intéressante. J’ai encore pris mes marques sur le bateau, et la navigation avec Tom est un vrai plaisir. La bonne ambiance à bord est souvent une des clés de la réussite », analyse Nicolas Lunven.
De son côté, Tom Goron retient également la richesse de cette première confrontation en double et s’inspire de l’expérience de Nicolas: « c’était une super belle course. Notre premier vrai offshore de la saison, avec beaucoup de rythme et des conditions variées. On a réussi à être dans le coup jusqu’au bout, même si on a eu un petit moment de déception sur une option qui ne nous a pas été favorable. Naviguer avec Nico est très formateur. Il a énormément d’expérience et m’apporte beaucoup, notamment dans la préparation de la navigation et la vision stratégique. »
Une alchimie prometteuse, déjà validée sur l’eau, et qui lance parfaitement la suite de la saison. Prochaine étape dès vendredi avec le Spi Ouest-France, où Nicolas Lunven et Tom Goron seront engagés en équipage, aux côtés de deux autres marins dont les noms seront dévoilés très prochainement.
DÉCLARATIONS
Tom Goron, co-skipper : « Super belle course. C’était notre premier 48 heures de la saison, et c’était bien fatigant. La deuxième nuit a été très froide. Il s’est passé beaucoup de choses sur la course : du vent fort, du vent plus léger, et un beau bord de spi. On a réussi à jouer et à être dans le coup jusqu’au bout. Nico n’est pas du tout perdu sur le Figaro Beneteau 3. Moi, je connais le bateau mais je suis encore un peu bizuth sur certaines choses, notamment sur la préparation de la navigation, et grâce à lui, je rentre dans la vision de quelqu’un qui a beaucoup d’expérience ».
Nicolas Lunven, skipper : « Je suis très content de la course. On s’est bien battus. On a pris un mauvais départ à cause d’une erreur dans les chronos. Ensuite, on a rapidement retrouvé le paquet de tête, et puis on a bataillé dur. Le long de la côte de Belle-Île, le vent est monté et c’était une vraie bataille de virements de bord. Après avoir quitté Belle-Île, il y a eu un petit flottement pour certains bateaux qui sont entrés dans une zone interdite. On a fait un joli coup au portant en allant vers le plateau de Rochebonne. On était sous spi et on a réussi dès le début à créer un petit décalage par rapport aux autres bateaux, ce qui nous a permis d’avoir une meilleure position pour la suite.
Forcément, j’ai encore davantage pris mes marques sur le bateau. On était vraiment en situation de figariste, même si on était deux à bord. Tu te retrouves parfois seul quand l’autre dort, et tu redéveloppes des automatismes pour régler le bateau et avoir les bons réflexes dès que le vent change. C’est souvent sur de longues périodes que tu arrives à développer ces automatismes (réglage des voiles, des foils, matossage…). C’était intéressant parce qu’on était dans des conditions clémentes, avec des bateaux autour : tu vois tout de suite si tu gagnes ou si tu perds. Naviguer avec Tom est un vrai plaisir, et j’espère que c’est réciproque. La bonne ambiance à bord est souvent une des clés de la réussite. J’apprends beaucoup à ses côtés. Il a une grande expérience du bateau, donc je m’appuie sur lui pour mettre en place certains automatismes ».

















