VOILE : ARKEA ULTIM CHALLENGE – Brest – Avaries de safrans, le Maxi Banque Populaire XI se dirige vers Rio de Janeiro
Après 37 jours de course intenses sur l’ARKEA ULTIM CHALLENGE – Brest et tout juste sortis de l’Océan Pacifique en deuxième position pour remonter vers le nord et réaliser le dernier segment de ce tour du monde en solitaire, Armel Le Cléac’h et le Maxi Banque Populaire XI ont subi en 48 heures deux avaries majeures de safrans qui bouleversent la suite de l’épreuve en imposant une nouvelle escale technique.
Mardi 13 février, alors que le Maxi Banque Populaire XI remontait l’Océan Atlantique à grande vitesse au large de l’Argentine, Armel Le Cléac’h a contacté sa cellule technique pour l’informer d’une avarie majeure sur le safran de flotteur bâbord, à la suite d’une collision survenue aux alentours de 12h TU (13h heure française). Le Maxi Banque Populaire XI naviguait à plus de 30 nœuds en tribord amure lorsque le safran bâbord a percuté une bille de bois, entraînant la perte complète de l’appendice.
« Le choc a été très violent »
Alors qu’il restait près de 6 000 milles à parcourir pour rejoindre Brest, soit l’équivalent de deux transatlantiques, Armel Le Cléac’h a navigué quelques heures en tribord sur le safran central et confirmé son souhait de continuer la course sans faire escale, malgré l’absence du safran bâbord qui aurait été majoritairement utilisé sur la route vers la Bretagne. Sans cet appendice, la sécurité à bord n’était pas remise en cause et le bateau était sain, bien que cela engendre un ralentissement des vitesses.
Armel raconte : « je naviguais le long de l’Argentine, au portant, dans des conditions toujours rapides. Je venais de sortir de 24 heures très engagées avec une dépression qui s’était creusée avec du vent très instable et des rafales qui atteignaient jusqu’à 50 nœuds. Alors que je commençais à m’en sortir, j’ai entendu un choc violent sur le safran bâbord. J’ai aperçu furtivement la bille de bois. Le choc a été très violent, le safran a été en grande partie arraché. C’était un vrai coup sur la tête. Mais même si le moment était dur à vivre, on savait qu’il était possible de continuer à naviguer sans un safran. La météo n’aurait pas été si pénalisante et on pouvait encore aller jusqu’à Brest ».
Une seconde avarie et une escale nécessaire
Hélas, jeudi 15 février aux alentours de 8h30 TU (9h30 heure française), Armel Le Cléac’h a constaté la casse soudaine du safran central du Maxi Banque Populaire XI au large des côtes brésiliennes, sans qu’un choc ait été ressenti à bord. « J’ai entendu un grand « crac », le safran venait de céder mécaniquement », explique-t-il. Rapidement, il a fallu s’adapter car « à bord, tout devenait plus compliqué ».
Cette double avarie importante impose au skipper de la Banque de la Voile de se dérouter pour une escale technique afin de diagnostiquer précisément la situation et d’envisager la suite qui sera donnée à ce tour du monde. « Le bateau est difficilement contrôlable, un seul safran permet de le piloter actuellement : nous n’avons pas d’autres options que de mettre la course entre parenthèses et de nous arrêter », assure le marin.
Le Maxi Banque Populaire XI est en route vers Rio de Janeiro qui se trouve à une trentaine de milles de son étrave et qu’il rejoindra dans quelques heures. Une partie de l’équipe technique est arrivée au Brésil et s’est rapprochée des autorités locales. Une place dans une marina a été trouvée et l’arrivée de l’Ultim s’organise. Le skipper détaille la marche à suivre : « ensemble, nous allons nous activer pour constater les dégâts et étudier toutes les options qui s’offrent à nous ».
A propos d’OC Sport Pen Duick :
OC Sport Pen Duick est la filiale française du groupe OC Sport en charge des événements de course au large. Créé pour gérer les campagnes sportives d’Eric Tabarly, d’une part, et Dame Ellen MacArthur de l’autre, figures emblématiques du sport international, le groupe perpétue fidèlement l’esprit et les valeurs qui animaient ces pionniers fondateurs : vivre et partager des expériences uniques avec le public, les sportifs et les partenaires. Historiquement engagé dans la course au large, le groupe a développé une expertise unique dans la voile professionnelle en s’appuyant sur un double savoir-faire dans la gestion d’équipes et l’organisation des courses les plus prestigieuses (La Route du Rhum – Destination Guadeloupe, ARKEA ULTIM CHALLENGE – Brest, The Transat CIC, La Solitaire du Figaro Paprec, la Transat Paprec, Le Tour de Belle-île,…). OC Sport Pen Duick est une société du Groupe Télégramme.
A propos du Groupe Télégramme :
Le Groupe Télégramme est un groupe de média et de services engagé sur 3 métiers : – Délivrer au quotidien une information de qualité, assurée par des professionnels de terrain, proche des préoccupations des citoyens – Accompagner les actifs dans leur vie professionnelle (nouvel emploi, projet de formation ou de mobilité) et les recruteurs, employeurs, formateurs sur leurs enjeux RH, de recrutement et de formation. – Imaginer et développer des expériences sportives et culturelles uniques, tout en conduisant le changement vers un avenir plus propre. Au travers de ces 3 branches d’activités, le Groupe Télégramme informe 1 Million de lecteurs par jour, effectue plus de 40 millions de mises en relation candidats-recruteurs par an et organise plus de 30 événements par an. Engagés chaque jour, les 1200 collaborateurs du Groupe Télégramme sont tournés vers l’avenir et mettent en œuvre la mission du groupe, « Innover pour faire grandir le lien social » dans des moments clés de la vie.
A propos de l’ARKEA ULTIM CHALLENGE – Brest :
L’ARKEA ULTIM CHALLENGE – Brest est le défi océanique le plus extrême jamais réalisé en course : un tour du monde, en solitaire, en Ultim 32/23. Ils étaient six marins à bord de leur « Géant des mers » à s’élancer de Brest le 7 janvier dernier pour un tour du monde d’Ouest en Est, par les 3 caps (Bonne-Espérance, Leeuwin et Horn). Un défi humain et technologique hors-normes, 40 à 50 jours durant lesquels les skippers sont soumis à des variations extrêmes de conditions météorologiques et doivent composer avec le vent, les vagues, la houle et les glaces. Cette course est organisée par OC Sport Pen Duick, aux côtés de partenaires engagés : ARKEA, la Ville de Brest, Brest Métropole, la Région Bretagne et le Département du Finistère.

















