RUNNING : Run in Lyon by Harmonie Mutuelle – Quand toute une ville court à l’unisson
Le premier départ a été donné à 8h15 ce matin devant l’ancien palais de justice sur les quais de Saône.
Dès les premières foulées, la ville s’est éveillée au rythme des baskets et des encouragements du public, venu en masse soutenir les coureurs.
Des vainqueurs… et des milliers d’histoires
Si des champions se sont illustrés ce matin, la palme côté marathon revient à l’athlète rouennais Mustapha Salmi,vainqueur en 2:23’24 — 32 ans après le triomphe de son père sur cette même épreuve. Chez les femmes, la locale Jeanne Garreau a brillé en s’imposant avec autorité, abaissant le record de l’épreuve de 6 minutes pour le porter à 2:43’34.
Sur le semi-marathon, le coureur de Haute-Loire Julien Rabaca a confirmé sa domination en remportant la course pour la deuxième année consécutive avec un chrono de 1:04’34. Du côté féminin, Héloïse Laigle s’est imposée avec une performance solide en 1:12’24, améliorant le record de l’épreuve de près de 3 minutes.
Sur le 10 km, c’est Matis Boucard qui remporte la course avec un chrono de 30’38 chez les hommes et Manon Gerard en 35’57 chez les femmes.
L’histoire de Run In Lyon by Harmonie Mutuelle ce sont aussi des milliers de coureurs. Des jeunes venus relever le défi en groupe, des néophytes franchissant leur première ligne d’arrivée, des femmes de plus en plus nombreuses (44 % du peloton cette année) et des participants venus de l’étranger : chaque pas raconte une histoire unique. Plus qu’une course, l’événement s’affirme comme un festival de course à pied, où chaque foulée compte – qu’il s’agisse de battre un record, de se dépasser ou simplement de partager une émotion collective au cœur de la ville.
« C’était mon premier marathon et je n’étais pas sûre de pouvoir aller au bout, je n’avais jamais couru plus de 30 km ! Mais l’ambiance et les encouragements m’ont vraiment portée sur la fin : franchir la ligne d’arrivée restera un souvenir incroyable, tellement heureuse de m’être dépassée », confie Anouk, jeune coureuse lyonnaise.
« Nous avons pris le départ à cinq, toutes collègues dans la même entreprise. Certaines d’entre nous n’avaient jamais couru plus de 5 km. On s’est entraînées ensemble le midi ou le soir et franchir la ligne du 10 km, c’est une vraie fierté collective », explique Élodie, 32 ans.
« Courir à Lyon en France était un rêve, et le terminer entourée de ma femme et de nos enfants était encore plus spécial. L’énergie du public m’a porté et je n’oublierai jamais ce moment. » témoigne Raoul, venu du Brésil pour allier sport et vacances en famille.
Quand courir devient un acte solidaire
Cette année, la solidarité a pris une dimension inédite à Run In Lyon by Harmonie Mutuelle. Chaque dossard, chaque pas, chaque sourire a porté plus loin qu’une simple performance sportive. Les dossards associatifs, lancés pour la première fois, ont permis aux coureurs de s’inscrire en s’engageant à collecter un minimum de 200 € pour une association partenaire. Résultat : 80 000 € réunis au profit de 12 associations.
« Avec mon père, nous avons couru 10 km pour l’Association des Maladies Rares. Mon père vit avec une maladie pulmonaire rare et chaque pas est un défi. Ensemble, nous avons collecté plus de 1 000 € pour soutenir la recherche et remercier l’équipe médicale qui l’accompagne. » raconte Pauline avec émotion.
Le run solidaire, organisé sur une boucle de 5 km au cœur de Lyon, sans chrono ni classement, a offert à de nombreux participants une porte d’entrée conviviale dans la course à pied. Chaque inscription a contribué à la collecte globale, complétée par le challenge entreprises et les dons libres, pour un total de 24 000 € reversés à l’association ANTS, qui agit pour l’inclusion des personnes en situation de handicap moteur grâce au sport adapté et aux nouvelles technologies.
Lyon, décor vivant
Des quais du Rhône et de la Saône baignés de lumière aux ruelles vibrantes de la Presqu’île, en passant par Fourvière qui surveillait les coureurs de son regard bienveillant, la ville tout entière a été théâtre et spectatrice. Du passage devant la place des Terreaux au majestueux Grand Hôtel-Dieu, du Conservatoire de musique au vert éclatant du Parc de la Tête d’Or, jusqu’au spectaculaire Musée des Confluences et à l’arrivée place Bellecour, chaque lieu ou monument a donné une dimension unique à l’expérience. Les applaudissements sur le parcours, les encouragements des bénévoles, les fanfares et animations ont transformé chaque kilomètre en fête populaire.

















