VOILE : Route du Rhum – Destination Guadeloupe – Marco GUERRA : « De l’audace, des rêves et un océan à traverser »
À deux jours du grand départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, l’impatience grandit sur les pontons de Saint-Malo !
Dimanche 1er novembre, Marco Guerra s’élancera pour sa toute première participation à cette mythique transatlantique en solitaire. À 53 ans, le skipper italien s’apprête à réaliser un rêve qui l’anime depuis de nombreuses années : traverser l’Atlantique en course, à bord d’un bateau qu’il a lui-même imaginé, dessiné et construit. À la barre de son Class40 n°207 IMAGIN’ACT–SOCOMEC, le marin originaire des Pouilles mettra le cap sur Pointe-à-Pitre, animé avant tout par le plaisir de naviguer, la soif de découverte et l’envie de vivre pleinement une aventure humaine et sportive hors du commun.
J-2 : l’impatience grandit à Saint-Malo
L’effervescence des pontons, les derniers préparatifs, les échanges entre skippers, les encouragements des proches et du public… À Saint-Malo, le compte à rebours est lancé ! Dans deux jours, Marco Guerra larguera les amarres pour s’élancer à l’assaut de l’Atlantique.
Après trois années consacrées au développement de son projet, des milliers d’heures de réflexion, de travail et de préparation, le voilà à quelques encablures du départ de la course dont il rêve depuis si longtemps. Et à l’approche de ce grand rendez-vous, c’est avant tout l’enthousiasme qui domine.
« À trois jours du départ, le moral est au beau fixe ! L’ambiance ici, à Saint-Malo, est absolument incroyable. Nous rencontrons énormément de monde, nous passons nos journées à échanger avec le public, à signer des autographes et à profiter de cette formidable effervescence. On en prend plein les yeux ! De mon côté, je suis plutôt serein. Nous avons énormément travaillé sur le bateau pour être prêts à relever ce défi. Même si nous n’avons pas eu autant de temps que nous l’aurions souhaité pour nous entraîner, je sais que je pourrai m’appuyer sur toute l’expérience acquise au fil des années. Aujourd’hui, l’envie de partir est immense ! », confie Marco Guerra.
Une première traversée en solitaire, entre excitation et découverte
Pour Marco Guerra, cette Route du Rhum représente bien plus qu’une simple course. C’est l’aboutissement d’un projet et d’un rêve de marin. Habitué des régates et fort d’une solide expérience de la compétition, l’Italien s’apprête pourtant à plonger dans l’inconnu.
« C’est ma première traversée de l’Atlantique en solitaire et, même s’il y a forcément une petite part d’appréhension, c’est surtout l’envie de partir qui domine ! J’ai hâte de prendre le large et de vivre pleinement cette aventure. Les conditions météo autour des Açores pourraient être assez musclées, avec une importante dépression en formation. C’est un point que je surveille avec attention, mais mon bateau a été conçu pour affronter la mer et ce type de conditions. J’ai hâte d’y aller, de découvrir ce qui nous attend et de profiter de chaque instant de cette première Route du Rhum ! ».
Une météo qui pourrait réserver quelques surprises
À quelques heures du départ, les fichiers météo sont scrutés avec attention. Et cette édition pourrait bien réserver quelques surprises aux concurrents dès les premiers jours de course. L’anticyclone des Açores, habituellement positionné au cœur de l’Atlantique Nord, se trouve actuellement beaucoup plus au nord, vers le nord-ouest de l’Angleterre. Une configuration inhabituelle qui pourrait contraindre Marco Guerra à faire un détour par le nord, au large du Fastnet, avant de pouvoir mettre le cap au sud.
« La situation météo est encore en pleine évolution. Les routages nous orientent pour le moment vers le Fastnet, au large de l’Irlande. Nous devrions donc faire un petit détour par le nord avant de pouvoir redescendre et contourner une importante dépression en formation, qui pourrait atteindre les Açores autour du 5 novembre. Il est encore un peu tôt pour avoir des certitudes, mais nous devrions bénéficier de conditions plutôt confortables pour sortir de la Manche, avec un vent d’est à nord-est de 15 à 17 nœuds en début de journée », explique Marco Guerra.
Dernière ligne droite avant le grand départ
À deux jours du départ, les derniers préparatifs touchent à leur fin. Bientôt, l’agitation des pontons de Saint-Malo laissera place au silence du large et au rythme des vagues. Devant l’étrave du Class40 n°207 IMAGIN’ACT–SOCOMEC, 3 542 milles nautiques à parcourir jusqu’à Pointe-à-Pitre, avec leur lot de découvertes, de surprises et d’émotions. Pour Marco Guerra, le plus beau reste à venir. Après avoir imaginé, dessiné et construit son propre Class40, il s’apprête enfin à prendre la mer pour vivre l’aventure dont il rêve depuis tant d’années.
Dimanche 1er novembre, il sera temps de larguer les amarres, de laisser Saint-Malo dans son sillage et de mettre le cap sur la Guadeloupe. Une nouvelle page s’ouvre pour Marco Guerra et son du Class40 n°207 IMAGIN’ACT–SOCOMEC.

















