VOILE : NL Class40 – Une flotte qui promet une nouvelle grande bataille
Quatre vainqueurs, un même Rhum : leurs regards sur la Class40.
Ils connaissent la Route du Rhum par cœur. Ils l’ont gagnée, chacun à leur époque, chacun avec leur bateau et leur propre histoire. Phil Sharp, premier vainqueur de la Class40 en 2006, Thomas Ruyant, vainqueur en 2010, Alex Pella, victorieux en 2014, et Yoann Richomme, double tenant du titre après ses succès en 2018 et 2022, forment un club très fermé : celui des quatre vainqueurs de la Route du Rhum en Class40.
Tous ont gardé un lien particulier avec la Classe qui les a accompagnés sur une partie de leur parcours.
À quelques jours du départ de la douzième édition, tous gardent un œil attentif sur cette flotte qu’ils connaissent si bien. Car en vingt ans, les bateaux ont profondément évolué, le niveau s’est densifié et les performances ont explosé. Mais l’essentiel, lui, semble ne pas avoir changé : une flotte internationale, des marins venus d’horizons différents et cette capacité à offrir, sur le Rhum, l’une des régates océaniques les plus disputées.
Une flotte qui promet une nouvelle grande bataille
Si les quatre hommes s’accordent sur l’évolution spectaculaire des bateaux, ils se retrouvent également sur un autre constat : le niveau du plateau 2026 promet une course particulièrement ouverte.
Yoann Richomme voit « quatre à cinq bateaux pour la victoire et une dizaine de bateaux pour le podium ». Parmi les hommes à suivre, il cite notamment Guillaume Pirouelle, Alexis Loison et Corentin Douguet.
« Guillaume Pirouelle m’a l’air d’être celui qui mène le mieux son bateau et qui l’a le mieux développé. Il est solide, hyper formé, hyper complet, il a le profil des gens capables de gagner les grands événements. […] Pour moi Guillaume, Corentin et Alexis sont les trois favoris. Après, il y en a toujours un ou deux autres qui peuvent venir perturber ce duel. Il y a souvent des surprises avec des gens qui dépassent leurs attentes ou leur niveau sur ces événements-là ».
Thomas Ruyant partage cette impression d’une flotte extrêmement compétitive :
« Les anciens figaristes, les Pirouelle, Loison, Delahaye sont forcément de gros clients sur cette course. Des mecs comme Axel Trehin peuvent aussi faire la différence car très à l’aise au large. Robin Follin a également bien performé sur la dernière Transat Café L’Or l’an passé et fait une jolie saison ».
Phil Sharp, de son côté, préfère ne pas se risquer au jeu des pronostics :
« Je n’ai pas vraiment de favori mais je sais que rien ne sera gagné avant le dernier jour ».
SOURCE : NL Class40 n°44.

















