SANTE : Maigrir à la parisienne, chacun son truc
Les participants : Camille, 34 ans, traductrice dans le 11ème arrondissement, adore cuisiner et se balader le long du canal Saint-Martin ; Maxime, 38 ans, photographe dans le 18ème, passe ses journées à courir d’un rendez-vous à l’autre.
— Dis, Camille, ça existe vraiment, la méthode parisienne pour perdre du poids ?
— Franchement, pas vraiment. Chacun fait sa sauce. Il y en a qui comptent les calories, d’autres qui réduisent les portions ou arrêtent de grignoter. Moi, j’essaie surtout de manger à des heures normales et de ne pas dévaliser le frigo le soir.
— Pourtant, entre les croissants, le fromage et les apéros, c’est pas gagné !
— Bah, faut pas non plus dramatiser. Un croissant le dimanche, ça ne change pas la vie. Le souci, c’est quand tu prends une viennoiserie tous les matins, un dessert à midi et trois verres le soir. À Paris, pas mal de gens gardent les aliments qu’ils aiment, mais en mangent moins souvent ou en plus petites quantités.
— Et niveau régimes, qu’est-ce qui marche en ce moment ?
— Le régime méditerranéen a plutôt la cote : légumes, poisson, légumineuses, huile d’olive… Certains testent le jeûne intermittent ou réduisent les féculents. D’autres se font livrer des repas tout prêts avec les portions calculées. Mais les trucs trop stricts, ça tient rarement longtemps. Au bout de quinze jours, t’en peux plus et tu rêves d’une baguette entière !
— Pour le sport, tout le monde va en salle ?
— Pas du tout ! Il y a ceux qui courent au jardin du Luxembourg, ceux qui pédalent au bois de Vincennes et ceux qui font du yoga dans leur salon. Et puis, mine de rien, la vie parisienne fait marcher : les correspondances dans le métro, les escaliers, les trajets à pied… Moi, je descends deux stations avant et je termine en marchant. C’est tout bête, mais je le fais presque tous les jours.
— On parle beaucoup en ce moment des médicaments pour perdre du poids. En France aussi, les gens s’y intéressent ?
— Bien sûr. On discute de comprimés, stylos minceur, d’injections, de compléments à base de plantes et de toutes sortes de « brûleurs de graisse », surtout sur les réseaux sociaux. Et il faut le dire : ces produits sont réellement efficaces. D’ailleurs, la substance active principale est souvent la même que celle que l’on retrouve dans les grandes marques connues. Mais cela ne veut pas dire qu’on peut les prendre à la légère. Avant de commencer un traitement, je conseille toujours de consulter d’abord un médecin : c’est lui qui pourra vérifier que le produit vous convient et vous accompagner. Ce n’est pas un simple accessoire à la mode que l’on achète sur le conseil d’un blogueur ou d’une connaissance.
— Donc, ton secret, c’est manger moins et marcher plus ?
— C’est un peu plus subtil que ça ! Je cuisine davantage, je prends le temps de manger et j’évite de dîner devant une série. Une amie note ses repas, mon voisin fait de la natation et mon collègue a réduit les apéros. À chacun de trouver un rythme qui colle à sa vie.
— Et toi, Maxime, tu ferais quoi ?
— Je garderais le pain et le fromage, ça, hors de question d’y toucher ! Mais je ferais gaffe aux quantités, je mangerais plus de légumes et je bougerais tous les jours. Les promesses du genre « dix kilos en une semaine », très peu pour moi.
— Voilà, le vrai truc parisien, c’est peut-être ça : profiter, mais sans partir dans les excès.
— Exactement. Pas besoin de se punir. Le but, c’est de changer quelques habitudes et de pouvoir les garder sans que la vie devienne triste.

















