INSTITUTIONNEL : Jeux Olympiques 2030 – Les Niçois ont gagné 150 millions d’€ pour leur avenir
À l’occasion de sa conférence de presse de ce matin, Renaud Muselier a longuement tenté de justifier l’échec du projet olympique qu’il portait depuis plusieurs années et d’en faire porter la responsabilité à la Ville de Nice.
La réalité est beaucoup plus simple.
Pendant la campagne municipale, Éric Ciotti avait pris devant les Niçois un engagement clair : ne pas accepter les Jeux Olympiques à n’importe quel prix. Cet engagement a été respecté scrupuleusement.
Au fil des négociations, une vérité s’est imposée : contrairement à ce qui avait été annoncé de manière mensongère aux Niçois pendant des années, l’utilisation de l’Allianz Riviera n’aurait pas immobilisé le stade quelques semaines, mais au moins neuf mois, soit une saison entière de l’OGC Nice. Ce projet reposait sur une aberration économique, sportive et environnementale : transformer temporairement un stade de 35 000 places en patinoire olympique pour quelques semaines de compétition. Dans le même temps, les dépenses publiques à la charge des collectivités atteignaient des montants considérables, supérieurs à 150 millions d’euros.
Face à cette réalité, Éric Ciotti a fait un choix clair : défendre les intérêts des Niçois.
Oui, le projet olympique tel qu’il avait été imaginé pour Nice ne verra pas le jour. Mais Nice continuera d’accueillir des millions de visiteurs chaque année, de grands événements sportifs internationaux et de rayonner bien au-delà de nos frontières. Surtout, Nice a évité un projet dont le coût, les contraintes et les risques avaient été largement sous-estimés.
Les Niçois n’ont pas perdu les jeux, ils ont gagné 150 millions d’euros.
Ces moyens financiers pourront désormais être consacrés à ce qui compte vraiment : la rénovation et la modernisation des équipements sportifs du quotidien. Dans les prochaines semaines, la Ville présentera un ambitieux programme d’investissements destiné à améliorer durablement les infrastructures sportives de notre territoire. De nouveaux équipements verront le jour. D’autres seront modernisés ou agrandis. Les premiers bénéficiaires en seront les clubs amateurs, les associations, les jeunes licenciés, les familles et l’ensemble des sportifs niçois.
Renaud Muselier restera libre de commenter cette décision autant qu’il le souhaite.
L’Histoire retiendra que Renaud Muselier aura échoué sur le seul grand dossier qu’il a porté personnellement durant ses dix années de mandat, avant de quitter la présidence de la Région pour se réfugier au Sénat afin d’éviter une nouvelle défaite, électorale celle-ci.
Les Niçois, eux, se souviendront pendant plusieurs générations des piscines, des terrains de sport, des équipements de proximité et des infrastructures que cette décision aura permis de financer. Là où certains laisseront derrière eux des conférences de presse et des polémiques, cette décision laissera des équipements utiles à des générations de Niçois.


















