FOOTBALL : Football de légende – Les maillots de Maradona, Schumacher et Cruyff aux enchères
La maison MILLON met en vente des maillots iconiques des légendes Maradona, Schumacher et Cruyff, trésors des collections Bossis et Pfaff.
Le football n’est pas qu’un sport, c’est une épopée. Une fresque de moments suspendus, de triomphes éclatants et de drames inoubliables qui se sont inscrits à jamais dans la mémoire collective. Le 23 mai prochain, à Paris, la maison de ventes aux enchères MILLON s’apprête à faire vibrer les passionnés en ressuscitant un demi-siècle de cette histoire incandescente. Sous le marteau de l’expert Jean-Marc Leynet, des reliques sacrées du ballon rond, issues notamment des collections de deux géants, le Français Maxime Bossis et le Belge Jean-Marie Pfaff, chercheront de nouveaux gardiens. Une vente qui promet de déchaîner les passions, un pèlerinage pour tous ceux qui ont vibré au rythme des Coupes du monde 1978, 1982, 1986 et 1998.
Maradona, le Dieu du stade Azteca au bout du marteau
C’est la pièce maîtresse, le Graal absolu pour tout collectionneur. Le maillot n°10 de l’Argentine, porté par le divin Diego Maradona lors de la seconde mi-temps de la demi-finale de la Coupe du Monde 1986. Ce jour-là, au Stade Azteca, face à la Belgique, « El Pibe de Oro » marche sur l’eau. Il inscrit un doublé d’anthologie, deux coups de génie qui foudroient les Diables Rouges et propulsent l’Albiceleste vers le sacre mondial. À la fin du match, dans un geste de respect mutuel, il offre cette tunique mythique au gardien belge, Jean-Marie Pfaff. Dédicacé par la légende elle-même, ce maillot est bien plus qu’un simple vêtement : c’est un fragment de l’histoire, le témoin tangible d’un talent hors norme. Son estimation, entre 350 000 et 400 000 euros, donne le vertige, à la hauteur du mythe qu’il incarne.
Le drame de Séville, un souvenir gravé dans le tissu
Parmi les lots, un autre maillot fait remonter des émotions plus sombres, mais tout aussi puissantes. Celui du gardien allemand Harald Schumacher, porté lors de l’infernale demi-finale France-RFA de la Coupe du Monde 1982. La « Nuit de Séville ». Un match qui a tout connu : des buts, un suspense insoutenable, la toute première séance de tirs au but de l’histoire du Mondial, et surtout, un choc. La sortie brutale de Schumacher sur Patrick Battiston, une image qui hante encore le football français. Ce maillot vert, échangé avec le gardien des Bleus Jean-Luc Ettori, concentre toute la tension dramatique de cette soirée devenue une cicatrice nationale. Proposé avec une estimation de 12 000 à 15 000 euros, il représente la relique d’un des plus grands traumatismes du sport français, un souvenir aussi douloureux que mémorable.
Maxime Bossis et Jean-Marie Pfaff, les gardiens du temple
Cette vente exceptionnelle puise sa force dans les collections personnelles de deux immenses joueurs. D’un côté, Maxime Bossis, le « grand Max », défenseur élégant et pilier de l’équipe de France de 1976 à 1986. Sa collection retrace l’ascension des Bleus, de la Coupe du Monde argentine en 1978 au sacre européen de 1984, en passant par les épopées de 1982 et 1986. Ses maillots, portés ou échangés, racontent une époque où le respect de l’adversaire se scellait par ce geste symbolique. De l’autre côté, Jean-Marie Pfaff, le gardien belge au tempérament de feu, héros du SK Beveren et du Bayern Munich. Sa collection est un voyage au cœur du football européen et mondial, à l’image de ce maillot n°9 des Pays-Bas, porté et dédicacé par le légendaire Johan Cruyff en 1976, estimé entre 30 000 et 40 000 euros.
La vente se tiendra le samedi 23 mai au 3 rue Rossini (Paris 9e) et sera accessible en direct sur les plateformes drouot.com et interencheres.com. Une exposition publique permettra d’admirer ces pièces d’histoire le vendredi 22 mai, de 11h à 18h. Une occasion unique de toucher du doigt les légendes qui ont fait du football le plus grand des spectacles.


















