Le saut d’obstacles sur une piste indoor, lorsqu’elle offre des dimensions idéales comme celle d’El Jadida (70 x 45 m), donne un spectacle sportif agréable à suivre ; surtout sur les parcours de Louis Konickx, qui sait parfaitement harmoniser fluidité et difficultés techniques et maîtriser cet espace.
Un show qui a captivé un public jeune, sage et enthousiaste dès le début de la matinée, depuis les épreuves du CSI-1* jusqu’à la principale compétition de la journée : le Prix OCP, remporté par Abdullah Alsharbatly et Alamo.
Le Morocco Royal Tour réussit décidément très bien aux cavaliers saoudiens. Après leur double succès Grand Prix / Coupe des Nations à Rabat la semaine dernière – et ce pour la deuxième année consécutive – Abdullah Alsharbatly a ajouté une victoire de plus au compteur des vestes vertes. Ce succès est doublé par la deuxième place de Ramzy Al Duhami, qui était en selle sur H-Secret By Boris. C’est une évidence : les Saoudiens se sentent bien au Maroc. « Je voudrais d’abord remercier tout le monde ici, en particulier Sa Majesté le Roi du Maroc, la Fédération marocaine, les organisateurs et les sponsors qui rendent cet événement possible », déclarait Abdullah Alsharbatly, tenant à manifester sa gratitude envers ses hôtes. « Pour nous, le Maroc est vraiment comme une deuxième maison. Les gens sont chaleureux, accueillants, très amicaux. Le concours est d’un niveau incroyable : l’organisation, les officiels, la communication : tout est parfait. Je suis très fier de voir un tel événement dans un pays arabe. C’est un honneur pour nous, et je dédie cette victoire à notre Roi Salman ben Abdelaziz, à notre Prince héritier Mohammed ben Salman, au Prince Abdullah ben Fahd, président de notre Fédération, ainsi qu’au Prince Abdulaziz ben Turki Faisal, notre ministre des Sports. »
Ensuite, c’est surtout à son cheval que le vainqueur a tenu à rendre hommage : « Honnêtement, je suis plus heureux pour Alamo que pour moi. C’est mon bébé. Il a 17 ans, bientôt 18, mais il se comporte comme s’il en avait cinq !Je l’ai acheté il y a quatre ans à mon ami Sergio Moya, et depuis c’est une véritable star. Vous pouvez le voir : il est en pleine forme et bouge incroyablement bien.Que Dieu le bénisse, j’espère qu’il continuera à être en pleine forme encore longtemps. Et le jour où il prendra sa retraite, il vivra chez moi en Arabie saoudite. »
Mais demain, c’est son autre cheval que le Saoudien montera dans le Grand Prix de Sa Majesté le Roi Mohammed VI : « Au départ, je devais monter Alamo, mais après mes parcours d’hier j’ai changé de plan. Finalement, je monterai Lord Peazy Jr. dans le Grand Prix et Alamo courra l’épreuve à 1,50 m. J’espère avoir fait le bon choix. » Réponse demain à partir de 13 h 30.
Avant cela, en remportant avec la manière le Prix CDG, le Marocain Abdelkebir Ouaddar et Festival d’Argouges ont rempli de bonheur le hall bleu d’El Jadida en battant sur le fil (62 centièmes) le Français Cyril Bouvard, pourtant déjà très rapide avec Gangster d’Eifel.
« Kebir » a rendu une copie parfaite : un parcours fluide, sans faute et surtout très rapide. Ce qui a valu une reprise en chœur et avec ferveur de l’Hymne Chérifien par un public aux anges. Une victoire d’Abdelkebir Ouaddar, héros national, reste toujours un moment très spécial sur le MRT.
Les cavaliers « une étoile » réellement challengés
La journée avait déjà commencé par un triomphe total pour les cavaliers marocains, qui se sont emparés des six premières places devant le Néerlandais Mans Thijssen. Avec Alouette du Breuil, Saad Jabri a mis tous ses compatriotes d’accord, avec 1’’66 d’avance sur son suivant immédiat, Nal Zeroual.
Saad Jabri est un habitué des plus hautes marches des podiums : l’an dernier, lors du Longines Global Champions Tour, de Rabat il avait déjà remporté une épreuve du même type, mais dans le cadre d’un CSI2*, avec Elegant Gypsy de Lure.
Les Français semblent eux aussi prendre beaucoup de plaisir sur cette édition du Morocco Royal Tour 2025, où, sur onze des douze journées de compétition, presque aucune ne s’est terminée sans au moins une Marseillaise.
Ce samedi, l’hymne français, on le doit à Florent Jeannin et Ella du Lys, sur un parcours qui paraissait déjà exigeant lors de la reconnaissance, ce que les résultats ont confirmé : seulement cinq sans-faute sur les vingt-deux concurrents au départ.