HANDBALL : Coupe de France – L’USAM Nîmes Gard remporte le trophée face au SHBC La Motte-Servolex (34-28)
C’est dans une ambiance frémissante que l’Accor Arena a accueilli ce dimanche l’avant-dernière finale de la journée : la fédérale féminine.
Intégrée l’an dernier à la compétition, la finale fédérale féminine réservait de nombreuses surprises. A l’issue de cette finale, ce sont les joueuses de l’USAM Nîmes Gard qui ont remporté le trophée face au SHBC la Motte-Servolex (34-28).
Moins d’une minute après le début de la rencontre donné par le duo Obrad Ivezic et Baptiste Joblon, l’USAM Nîmes marque le premier but. Les Savoyardes réagissent immédiatement et marquent à leur tour leur premier but. Les défenses des deux équipes sont en place. Côté offensive, les Nîmoises déclenchent de belles combinaisons mais se heurtent à la gardienne du SHBC la Motte-Servolex, efficace dans son but. Après six minutes de jeu, les Savoyardes mènent de trois buts mais les joueuses de l’USAM Nîmes provoquent et inscrivent plusieurs pénaltys. Les Nîmoises trouvent les intervalles dans la défense Savoyarde et après une première transversale trouve finalement le but. Mais de l’autre côté la défense devient plus agressive et Nîmes perd des ballons. Les joueuses d’Antoine Soulier reviennent finalement au score et à leur tour prennent un avantage de quatre buts. Cependant, les Savoyardes n’ont pas dit leur dernier mot et grâce à leur défense, interceptent les ballons et jouent les relances, ne laissant q’un petit but de différence. Les deux adversaires se démènent et sont au coude à coude. Sur un pénalty, Nimes reprend l’avantage d’un petit but, mais rien n’est joué. Les gardiennes des deux équipes performent et livrent de belles performances. A la mi-temps le score affiche 14-12, en faveur des Nîmoises.
Au retour des vestiaires, les joueuses savoyardes inscrivent le premier point de la reprise. Tandis que les Nîmoises continuent de chercher les fautes, les joueuses de La Motte-Servolex continuent de travailler avec le jeu autour du pivot. Les soeurs Bianchini sont efficaces et rapides, les rapports de force sont égaux et les deux équipes tentent de mettre le plus d’intensité possible. De légères erreurs de la part des Nîmoises et les joueuses de Florian Botti reviennent au score. Malgré leurs efforts, les joueuses de l’USAM Nîmes gardent l’avantage et prennent le temps de poser le jeu. Les Savoyardes continuent de jouer avec rapidité et Cléo Lissat perfore la défense adversaire. Le ton monte dans le dernier quart d’heure de la rencontre et une faute provoquée offensivement et défensivement exclut deux joueuses des deux côtés. Mais les joueuses de l’USAM Nîmes ne plient pas, trouvent leur pivot et continuent de mener la rencontre. Clarisse Wild inscrit une magnifique lucarne qui permet à son équipe de n’avoir que trois buts de différence, mais les Nîmoises lance une Leslie Renault en pleine vitesse à neuf mètres et trouve le chemin des filets. Mouna Chebbah est également en réussite du côté de l’USAM Nîmes qui trouve les espaces. Les gardiennes nîmoises font leur preuve et ferment les portes. Au terme de la rencontre, l’USAM Nîmes remporte la finale fédérale féminine 34-28 face aux SHBC La Motte-Servolex.
Mouna Chebbah (joueuse USAM Nîmes) : « Il y a vingt ans, je jouais à Bercy avec Angoulême. Il y a dix ans, j’avais fait la finale de la coupe de France avec Nîmes à Coubertin et on avait perdu, alors pour le symbole, c’est sympa d’avoir gagné ici ce soir. Quand j’ai vu la coupe devant moi, je me suis dit que je ne pouvais pas juste la toucher des yeux, mais que je voulais la prendre en main. C’est la meilleure fin de saison pour nous, on valide la montée en D2, on gagne la coupe de France. C’est un vrai honneur pour moi, j’ai joué la Ligue des Champions, plein de matchs sympas mais ce soir, c’était vraiment spécial. Je suis peut-être plus vieille que les autres, mais cette finale, elle me tenait encore plus à coeur. Je suis hyper fière de tout le monde qu’on ait gagné ».
Clarisse Wild (joueuse SHBC La Motte-Servolex) : « Malgré la défaite, il y a beaucoup de fierté d’être arrivé en finale. Plein de joueuses de D1 n’ont jamais l’honneur de jouer à Bercy, et nous on a joué une finale. On n’aura peut-être jamais l’occasion de revenir donc on a essayé d’en profiter. On est bien pendant une mi-temps, dans notre projet de jeu, mais Nîmes c’est un peu un rouleau compresseur, quand elles sont devant, ça devient compliqué de tenir. On a joué à fond, on a joué notre jeu et on peut être fières. On a joué contre plus fort que nous, elles montent en D2 invaincues, il faut réaliser la valeur de notre adversaire. Mais vraiment, je veux qu’on soit fières ».

















